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Chonchon : « On sait d’où l'on vient, on est invincibles ! »

Enfin de retour dans l’élite. Si la montée de Strasbourg ravi la France du foot, c’est surtout la ferveur autour du club qui est encensée dans la presse. Avec 15 000 abonnés, un stade mythique et un kop imposant, le promu dispose de sérieux atouts dans ce domaine. Capo historique des Ultras Boys 90, Sébastien, dit Chonchon, raconte la renaissance de la Meinau. Entretien au mégaphone.

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D'abord, il vient d’où ce « Chonchon » ?
De mes premières années avec les UB90. À l’époque, je ne faisais que râler tout le temps dans le groupe, donc on me disait d’arrêter de faire mon chonchon et c’est resté.

Quand as-tu commencé à fréquenter les UB90 ?
En 1996. En fait, je venais au stade depuis un an, et je « m’ennuyais » très vite en regardant les matchs. J’ai tout de suite voulu avoir ce côté actif pour peser sur le match donc j’ai vite rejoint les ultras. Ce qui m'a plu, c'est d'être vraiment acteur de la rencontre et d’avoir un poids sur le match pour l’influer. Ensuite, il y a eu tout le côté visuel : les tifos, les drapeaux... Après, j’ai découvert la vie de groupe derrière tout ça.

« Une fois en assemblée générale, je me suis plaint qu’on ne chantait pas assez. On m’a répondu que c’était facile pour moi parce que je ne voyais pas les matchs. »

À tel point que tu es devenu capo du groupe ?
Je suis devenu capo à 20 ans en 2000, tout simplement parce qu’il y avait une place à prendre. On fonctionne à deux à Strasbourg, en se relayant. Là, il y avait une opportunité à saisir parce qu’un des deux arrêtait. Malgré l’appréhension, je me suis dit « Pourquoi pas ? » . Comme j’aimais bien chanter, et aussi parce que je faisais déjà parti du bureau du groupe, j’ai postulé. Au début, ce n'est pas évident de passer le match dos au terrain, parce que l’essence même du stade c’est ça : voir le match. Mais je me suis pris au jeu, et la tribune était réceptive.

Justement, ça fait quoi de passer un match dos au but ?
Je le vis assez bien dans le sens où on voit le match à travers les yeux des gens. On est des privilégiés en fait, même si on ne voit pas le match. Parce que ce que je vois, personne d’autre ne le voit. Je regarde en replay dès que je peux, mais voir la foule face à soi, vibrer, ça illustre tout ce qui se passe sur le terrain. Même si j’avoue qu’on se retourne de temps en temps, pour adapter nos chants à ce qu’il se passe sur le terrain.


Honnêtement, quand on évolue en CFA 2 ou en National, c’était presque un avantage de ne pas voir le terrain, non ?
C’est vrai que souvent, ce n'était pas terrible sur le terrain. Une fois, en assemblée générale, je me suis plaint qu’on ne chantait pas assez. On m’a répondu que c’était facile pour moi parce que je ne voyais pas les matchs. Certains matchs de CFA 2/CFA étaient des purges.

Le groupe a 27 ans, ce qui le classe parmi les plus vieux du pays. Comment se porte-t-il ?
Plutôt bien, on est clairement dans une dynamique d’euphorie inédite. On est en pleine forme, dans une pente ascendante loin d'être terminée. On est 540 membres pour l’instant, c’est déjà un record, et la saison n’a même pas commencé. Mais je pense qu’on peut viser les 700. En plus, la plupart du noyau n’est pas encore carté.

« Quand on a déposé le bilan, beaucoup de gens se sont dit qu’on avait failli perdre le club, et qu’on ne devait pas laisser faire ça. Il y a eu un électrochoc. »

Quelle est l’identité du groupe, son modèle ?
On s’inspire forcément beaucoup du mouvement italien, mais ici il y a un gros côté déconne. On est toujours au quatorzième degré, au moins. En revanche, le groupe est totalement apolitique. Les mecs qui veulent faire de la politique, ils ont toute la semaine pour cela. Le virage est là juste pour le Racing, rien d’autre. Après, dans la continuité du caractère apolitique, on ne fait aucune collecte ou autre, sinon on pourrait nous dire « Pourquoi telle asso et pas une autre ? » . Notre boulot c’est supporter le Racing.

Jusqu'à l’année dernière, vous étiez le seul kop français avec Lens et Valenciennes à ne pas être en virage. Mais vous avez quitté ce quart de virage pour la tribune ouest haute. Pourquoi ?
C’était une décision compliquée, et pas unanime. On était attaché au virage et là, on sautait dans l’inconnu. Mais on devait le quitter tout simplement parce qu'on a remarqué en fin de saison de National que le virage était plein très vite avant le match. Autrement dit, on n’avait plus aucune marge de progression. Officiellement, le quart de virage faisait 1 008 places, mais on était plus proche des 2 000 à chaque match. Ça devenait irrespirable et limite dangereux en terme de sécurité. On a commencé à déborder sur les autres tribunes : même constat. On a donc décidé qu’en Ligue 2, on devrait déménager. Du coup, on a choisi la tribune ouest parce que ça a toujours été la plus réceptive, une des moins chères, et on est bien derrière le but.


Est-ce que c’est ce déménagement qui a fait renaître la ferveur de la Meinau ?
Honnêtement, on a une ambiance exceptionnelle seulement depuis le dépôt de bilan. Avant, il n'y a que le virage qui chantait. Les Alsaciens aiment le foot mais le public alsacien est aussi très sévère : si ça leur plaît, ça roule, ils reprennent facilement nos chants, sinon… En ce moment, tout le monde reprend, on est encore sur un petit nuage. Quand on a déposé le bilan, on est reparti en CFA 2, beaucoup de gens se sont dit qu’on avait failli perdre le club, et qu’on ne devait pas laisser faire. À ce moment là, il y a eu un électrochoc : « Il faut retourner au stade ! » . C’est le Racing, il ne peut pas mourir. La preuve, on a fait des guichets fermés en 3e division et même en CFA.

C’est donc dans cette traversée du désert que l’ambiance de la Meinau trouve sa force ?
C’est très simple : on a vécu l’enfer, on est tombé bas, trop bas. Aucun club français n’a connu ça. Enfin, certains sont descendus plus bas, mais on a eu la chance de revenir très vite finalement, comparé à Reims par exemple. Quand t’as connu la CFA 2, tu es moins difficile, tu relativises plus facilement. Je me souviens qu'à une époque, on finit treizième de L1, on gueule. Aujourd’hui, je prends sans hésiter ! Cette saison par exemple, on risque de prendre des taules contre Monaco et Paris, mais c’est pas grave. On a connu pire. On sait d’où l'on vient donc on est invincibles, rien ne peut nous arriver et ça se traduit dans l’ambiance. Les Strasbourgeois n’ont pas oublié d’où l'on revient, et n’oublieront pas.

« Si on n’avait pas eu ce dépôt de bilan, je ne sais pas si ça serait comme ça aujourd’hui. Le club aurait vivoté en Ligue 2 et l’ambiance serait restée molle. »

D’ailleurs, tout le monde parle du Forbach-Strasbourg (0-4) du 27 août 2011 en CFA 2 comme du point de départ de cette renaissance.
C’est vrai que c’est un peu l’acte fondateur, mais plus pour les joueurs. On a débarqué à 300 là haut, dans leur petite tribune. Nous, on a juste fait notre boulot, on a montré qu’on ne lâchait pas l’affaire malgré le dépôt de bilan et le flou autour du club à ce moment là. Pour nous, ça ne change rien : peu importe le stade, la division, on soutient les mecs en bleu et blanc.

On lit partout que Strasbourg est une ville de foot. Ce ne serait pas si vrai que ça à t’écouter ?
Exactement. À la fin des années 1990, on joue les Glasgow Rangers en coupe d’Europe, on était 12 000 dans le stade. Ensuite, on reçoit Liverpool, 15 000. Sur 27 500 places, c’est rien du tout, alors qu’on affrontait des cadors européens. Tout ça pour dire que l’engouement est récent. Le public strasbourgeois est certes passionné, mais aussi très exigeant. Si on n’avait pas eu ce dépôt de bilan, je ne sais pas si ça serait comme ça aujourd’hui. Le club aurait vivoté en Ligue 2 et l’ambiance serait restée molle.


Est-ce que la mentalité alsacienne se retrouve dans le Racing et explique cette engouement autour du club ?
Bien sûr ! L’identité alsacienne est forte, comme en Bretagne ou en Corse. Au delà des clichés, c’est vrai : l’Alsacien est fier. Or, le Racing représente l’Alsace par prolongement, et assure le rayonnement de la région.

La renaissance de la ferveur est comparable à l’histoire de la Brigade Loire à Nantes. C’est encourageant pour un mouvement ultra en déclin, non ?
C’est dans le même état d’esprit oui, mais nous encore plus puisqu'on est descendu très, très bas. En terme de fréquentation, de tribunes, on peut comparer. Mais à Strasbourg, il y a encore une grosse marge de progression. En revanche, si le mouvement ultra est en déclin, c’est seulement à cause de la répression. Les gens sont toujours autant amoureux de leurs clubs.

« Schiltigheim en CFA2 c’était sympa, parce que c’est un derby dans la banlieue de Strasbourg. On y est allé en tramway, c’était n’importe quoi ! »

Ta tribune, tu la définis comment ?
Il y a de tout autour d’un gros noyau dur. Avant, le côté quart virage serré repoussait un peu les familles. Maintenant, tu peux venir avec ton gamin sur le côté de la tribune, et chanter. Il y a de la place pour ce genre de personnes qui pourront s’investir dans le futur. Notre tribune est déjà pleine d’abonnés pour la saison à venir, le club a vendu toutes les places, ce qui va nous permettre de continuer à éduquer la tribune. Il faut créer des automatismes pour transformer petit à petit la tribune ouest en mur bleu et blanc. Le potentiel est là, avec les 3 500, 4 000 places. Au début, on ne savait pas si ça allait marcher, on y est allé avec le frein à main. Dès le premier match, c’était fou.


L’an passé, vous étiez plus de 1600 un lundi soir à Lens et vous avez mis le feu. C’est comme ça à chaque déplacement ?
Ce dép' reste spécial. Parce que d’abord, c’est Lens, on s’entend bien avec eux et c’est un stade sympa. Et puis, on jouait la montée. Plus généralement, c’est vrai qu’on voit de plus en plus d’indépendants nous suivre en dép' ou venir d’autres villes. En plus, nos parcages sont vraiment unis, tout le monde bouge. La saison dernière, on a cartonné à Reims, Lens et Sochaux, mais ce sera encore plus cette saison parce qu’on ne jouera plus le vendredi ou le lundi soir. Pour la reprise à Lyon, je pense qu’on sera pas loin des 2 000 personnes.

L’OL organise d'ailleurs un tournoi de beer pong en ouverture, ça vous chauffe ?
Ah ? On n’a pas été invité. Mais on aurait gagné facilement, on a des spécialistes chez nous.


C’est quoi ton plus beau déplacement pendant la traversée du désert ?
C’est une colle, putain ! (Il hésite) Schiltigheim, c’était sympa, parce que c’est un derby contre une ville d’à côté, dans la banlieue de Strasbourg. On y est allé en tramway, c’était n’importe quoi ! Sinon, le match à Grenoble en CFA était fou. On avait enfin un groupe ultra en face pour se mesurer vocalement, et on jouait la montée. C’était un match couperet : on mène rapidement 1-0, après on a serré les fesses pendant tout le match. On devait bien être 500, c’était vraiment fou.

Est-ce que s’il y avait de la vraie bière dans les stades, l’ambiance se réchaufferait ?
On n’en a pas à la Meinau, même en CFA 2… Mais je pense que oui en vrai, ça apporterait de la folie à certains types, sans avoir non plus des épaves dans les tribunes. Ça ne ferait pas de mal.

« Peut-être que la Ligue 1 va un peu compliquer les choses de ce point de vue là, la preuve on a déjà 45 000 euros d’amende et une fermeture de tribunes avec sursis. »

Quel est le match le plus attendu cette saison ?
Ah forcément, tu regardes ceux contre Metz sur le calendrier, ça fait tellement longtemps. Mais c’est un mercredi putain ! Encore faut-il avoir le droit d’y aller...

Le club vous met énormément en avant dans son slogan, mais est-ce qu’il est vraiment proche de vous ?
On a d’excellentes relations avec les dirigeants. Marc Keller est un natif de la région, on le connaît bien. Quand il est revenu en CFA, on a eu de très bonnes relations tout de suite, on échange toujours droit dans les yeux. Au moindre problème, le club organise rapidement des réunions et nous donne vraiment la parole. Peut-être que la Ligue 1 va un peu compliquer les choses de ce point de vue là. On a déjà 45 000 euros d’amende et une fermeture de tribunes avec sursis pour nos fumigènes du match du titre.

Comment tu expliques que, contrairement au Racing, le SIG (Basket) n’attire pas les foules, alors qu’il cartonne en France et en Europe ?
C’est vrai que c’est fou, mais ça reste du basket (Rires). Perso, je ne suis pas basket, j’y suis allé une fois ou deux, mais le public de la SIG est spectateur, pas supporter. Après, ils ont un petit kop de dix mecs de cinquante balais qui font ce qu’ils peuvent mais la salle ne les suit pas.

Pour finir, tu préfères te maintenir et perdre les deux matchs face à Metz, ou l’inverse ?
Avec tout ce qu’on a vécu, je préfère largement me maintenir. Après, si on peut faire les deux c’est parfait. Mais sans vouloir être pessimiste, on a gagné une seule fois à Metz en 25 ans.

Propos recueillis par Adrien Hémard
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