Angleterre - Chelsea
Chelsea se paye une Villas
33 ans. L'âge du Christ paraît-il. C'est aussi l'âge d'André Villas-Boas, virtuose du banc de touche, qui s'est engagé aujourd'hui avec Chelsea, pour y suivre les pas de son mentor José Mourinho. Entraîneur à la mode, début d'un règne sans partage sur l'Europe du football, les spéculations vont bon train mais la réalité sera celle du terrain. Après celle du chéquier.
Chelsea se paye une Villas
C'est devenu une habitude. Ce que Roman Abramovitch veut, Roman Abramovitch l'a. En quête perpétuelle de la gloire passée, le milliardaire russe, qui se cherchait un virtuose du banc de touche, a fait d'André Villas-Boas sa priorité, son élu. Entre la pilule bleue et la pilule rouge, le “Special Two” a vite fait son choix. Néo a appris ce qu'était la matrice, le “Special Two” va découvrir le métier d'entraîneur à très, très haut niveau.
André 2000, dans l'ombre du Mou
Comme toute histoire d'amour qui se respecte, celle qui lie aujourd'hui l'ancien coach de Porto et le Chelsea FC a un passé. Pas le genre de passif sur lequel on veut tirer un trait, comme pour oublier le souvenir douloureux d'une ex-conquête, mais plutôt le genre d'aventure étrange sur le mode du donnant-donnant, où le jeune Villas-Boas, alors âgé de 27 ans, a appris consciencieusement le métier de manager sous la tutelle de José Mourinho. La comparaison entre les deux entraîneurs portugais est aussi facile qu'inévitable. Le sobriquet de “Special Two” n'est pas le seul cadeau auquel l'héritier de l'actuel entraîneur du Real Madrid a eu droit. Charisme, bonne gueule, relation fusionnelle avec les joueurs et culture de la gagne, autant de caractéristiques estampillés « Mou », que Villas-Boas assume sans jamais les revendiquer. Comme tout disciple, s'il ne renie jamais l'influence qu'à eu Mourinho dans son apprentissage précoce du métier, il souligne toujours avec humilité et confiance qu'il souhaitait sortir des sentiers battus et de l'ombre du boss. Pourtant, mardi dernier en rendant sa démission au président du FC Porto avec pour idée derrière la tête de s'engager avec les Blues, l'élève a épousé la trajectoire du maître.
Des Îles Vierges à Chelsea
Roman Abramovitch ne fait que rarement dans l'original. Quand il fait des pieds et des mains pour accueillir un joueur ou un entraîneur, c'est que celui-ci, peu importe sa valeur, est bankable. Si la stratégie du Russe est devenue discutable et discutée après le flop Fernando Torres, gageons qu'aucun supporter des Blues ne bronchera après l'arrivée de celui qui a fait du FC Porto une équipe invincible cette année. Un triplé Coupe du Portugal, Europa League, championnat, un bilan de 49 victoires en 58 matches et surtout une culture de la gagne. Une seule saison sur le banc de Porto a suffi à faire de Villas-Boas l'entraîneur le plus cher de l'histoire. Sa clause libératoire avoisine les 15 millions d'euros, soit sept de plus que José Mourinho. Une somme astronomique pour un entraîneur de 33 ans qui ne vole de ses propres ailes que depuis la saison 2009 (malgré une courte expérience à la tête des Îles Vierges britanniques en 2000-2001). L'ascension est fulgurante et les sceptiques aussi nombreux que les interrogations.
Falcao et Hulk dans la valise ?
Au vu du calvaire qu'a été le début de saison d'un entraîneur expérimenté comme Carlo Ancelotti, l'ultime palier de l'apprentissage d'André Villas-Boas s'annonce comme le plus difficile. Bon communiquant et familier de la culture footballistico-médiatique anglaise, le technicien se sait attendu. Il sait également que chez les Blues plus qu'ailleurs, les ego sont nombreux. S'il n'est pas encore fixé sur l'avenir de certains joueurs (Drogba, Essien...) il sait que ses capacités de gestion de groupe seront mises à rude épreuve. André a toutefois plus d'un tour dans son sac. Bien décidé à poursuivre sa spirale de victoires et à justifier la confiance que Roman Abramovitch a placée en lui, le plus jeune entraîneur vainqueur d'une Coupe d'Europe pourrait débarquer avec quelques surprises. Falcao et Hulk, pour ne citer qu'eux, étant déjà annoncés à Stamford Bridge. Le Real Madrid de maître Mourinho n'a qu'à bien se tenir.
Swann Borsellino
André 2000, dans l'ombre du Mou
Comme toute histoire d'amour qui se respecte, celle qui lie aujourd'hui l'ancien coach de Porto et le Chelsea FC a un passé. Pas le genre de passif sur lequel on veut tirer un trait, comme pour oublier le souvenir douloureux d'une ex-conquête, mais plutôt le genre d'aventure étrange sur le mode du donnant-donnant, où le jeune Villas-Boas, alors âgé de 27 ans, a appris consciencieusement le métier de manager sous la tutelle de José Mourinho. La comparaison entre les deux entraîneurs portugais est aussi facile qu'inévitable. Le sobriquet de “Special Two” n'est pas le seul cadeau auquel l'héritier de l'actuel entraîneur du Real Madrid a eu droit. Charisme, bonne gueule, relation fusionnelle avec les joueurs et culture de la gagne, autant de caractéristiques estampillés « Mou », que Villas-Boas assume sans jamais les revendiquer. Comme tout disciple, s'il ne renie jamais l'influence qu'à eu Mourinho dans son apprentissage précoce du métier, il souligne toujours avec humilité et confiance qu'il souhaitait sortir des sentiers battus et de l'ombre du boss. Pourtant, mardi dernier en rendant sa démission au président du FC Porto avec pour idée derrière la tête de s'engager avec les Blues, l'élève a épousé la trajectoire du maître.
Roman Abramovitch ne fait que rarement dans l'original. Quand il fait des pieds et des mains pour accueillir un joueur ou un entraîneur, c'est que celui-ci, peu importe sa valeur, est bankable. Si la stratégie du Russe est devenue discutable et discutée après le flop Fernando Torres, gageons qu'aucun supporter des Blues ne bronchera après l'arrivée de celui qui a fait du FC Porto une équipe invincible cette année. Un triplé Coupe du Portugal, Europa League, championnat, un bilan de 49 victoires en 58 matches et surtout une culture de la gagne. Une seule saison sur le banc de Porto a suffi à faire de Villas-Boas l'entraîneur le plus cher de l'histoire. Sa clause libératoire avoisine les 15 millions d'euros, soit sept de plus que José Mourinho. Une somme astronomique pour un entraîneur de 33 ans qui ne vole de ses propres ailes que depuis la saison 2009 (malgré une courte expérience à la tête des Îles Vierges britanniques en 2000-2001). L'ascension est fulgurante et les sceptiques aussi nombreux que les interrogations.
Falcao et Hulk dans la valise ?
Au vu du calvaire qu'a été le début de saison d'un entraîneur expérimenté comme Carlo Ancelotti, l'ultime palier de l'apprentissage d'André Villas-Boas s'annonce comme le plus difficile. Bon communiquant et familier de la culture footballistico-médiatique anglaise, le technicien se sait attendu. Il sait également que chez les Blues plus qu'ailleurs, les ego sont nombreux. S'il n'est pas encore fixé sur l'avenir de certains joueurs (Drogba, Essien...) il sait que ses capacités de gestion de groupe seront mises à rude épreuve. André a toutefois plus d'un tour dans son sac. Bien décidé à poursuivre sa spirale de victoires et à justifier la confiance que Roman Abramovitch a placée en lui, le plus jeune entraîneur vainqueur d'une Coupe d'Europe pourrait débarquer avec quelques surprises. Falcao et Hulk, pour ne citer qu'eux, étant déjà annoncés à Stamford Bridge. Le Real Madrid de maître Mourinho n'a qu'à bien se tenir.
Swann Borsellino
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Rien d'autre à dire, lamps a totalement raison. Supporter le club de sa ville de naissance et traiter les autres de footix, c'est quand même la poutre et la paille hein.
C'est plus difficile de supporter un club que tu as choisis et qui perd qu'un club qui perd. C'est pas parce que je suis né à paris que je vais aimer la ligue 1 et le PSG...
je me sens juste plus proche d'un supporter d'hull city qui va au stade tout les weeks voir son équipe se prendre une branlé qu'un mec de tokyo qui se commande son maillots MU, même si il est sincère.
no mais mec ta raison c vrai que si tu viens d'un coin ou ta que des equipes de cfa ou de dh tu va pas non plus etre maso c juste que le coté "jsupporte barca-lyon et aussi milan" ca a tendance à m'exasperé.
mais si tu supporte chelsea et que ta pas de club pres de chez toi" j'ai rien dit"
Le foot ça dépasse toute notion géographique, sociale et autre.
Historiquement on supportait l'équipe de son patelin. Aujourd'hui on supporte un club de manière televisuelle, choisi un peu au hasard même si l'on trouve toujours des raisons légitimes. Ca reste un peu foireux selon moi, les mecs fans à la fois du Barça/Liverpool/Dortmund et Inter sont un tantinet ridicules s'ils se prennent au serieux même si je comprends l'évolution du foot et je ne me considère pas meilleur qu'eux, je pense juste qu'il faut avoir un certain recul et pas trop se la peter "je suis le mega fan du Barça" alors qu'on a uniquement des connaissances théoriques sur l'histoire du club/sa philosophie (aussi poussées soit elles) que des trucs que n'importe quel mec peut lire dans un bouquin specialisé. En gros tu peux aujourd'hui t'acheter une pseudo legitimité à supporter un club à l'autre bout du monde. Tu l'achete c'est tout. Et les seuls clubs cibles de ces nouveaux fans sont les clubs les plus puissants, riches et médiatisés...pas un hasard. C'est juste un signe de la mondialisation du foot et de la rupture entre foot et peuple. Que ce soit bien ou pas j'en sais rien, c'est juste comme ça. C'est une nouvelle culture qui en remplace une autre même si les vrais fans locaux existent et existeront toujours. Et pour moi ce sont eux les vrais fans.
Si tu viens d'un patelin paumé et qu'il n'y a pas de club à supporter c'est que tu vis dans un pays où il n'y a pas vraiment de culture foot. Ben, en France par exemple. Si tu étais né en angleterre (par ex), la question ne se poserait pas.
La France n'est pas un pays de foot et ne le sera jamais.