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Chelsea reste sur sa fin

Plus qu'un titre perdu, cette saison a marqué la fin d'une époque pour les Blues après sept saisons dorées. Le chantier est immense. C'est surtout un chantier délicat vu le profil particulier du club...

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José Mourinho est mort. L'acte de décès a été établi le 8 mai dernier. Ce jour-là, Chelsea a lâché sa couronne à Old Trafford, battu, archi-battu, par Manchester United (1-2). Plus qu'un titre perdu, c'est la fin d'une ère qui a été signifiée par la reprise du pouvoir mancunien. Une ère qui avait véritablement commencé en 2004 avec l'arrivée du “Special One” à Londres et qui avait survécu à son départ en septembre 2007. Oui, quoi que l'on pense des qualités d'Avram Grant, Felipe Scolari, Guus Hiddink et Carlo Ancelotti, jusqu'au bout cette équipe de Chelsea sera restée celle de Mourinho. Cette équipe est morte les armes à la main à Old Trafford et plus rien ne sera jamais pareil. Cette fois, quoi qu'il arrive, le prochain mentor des Blues sera émancipé de l'ombre tutélaire du mage portugais. Le hic pour lui, c'est que l'on doute qu'il retrouve illico la route vers les plus grands triomphes. Car après sept années de succès en tous genres, Chelsea est peut-être à l'aube d'une période d'incertitude et étant donné l'histoire récente particulière de ce club, on n'est pas certain qu'il soit aussi armé que des places fortes “historiques” pour faire le dos rond en travaillant à des jours meilleurs en puisant dans son patrimoine à la manière d'un Manchester United, Arsenal ou Liverpool.


Les ambigüités d'Abramovitch


Pourtant, il faut bien l'avouer, en début de saison dernière, les Blues ont vraiment fait illusion. Un départ pétaradant : huit victoires et un nul lors des dix premières journées et des avoines en-veux-tu-en-voilà administrées au tout-venant avec quelques vingt-sept pions plantés dans cette période, quasi trois buts par match. Une envolée bien dans le ton de la saison précédente en vérité quand les Londoniens avaient signé un doublé, forts de la meilleure attaque des “grands” championnats du Vieux Continent avec 103 buts au compteur (seul l'Ajax Amsterdam avait fait mieux avec 106 unités mais l'Eredivisie, est-ce bien sérieux ?) comme un rappel à ceux qui ne jurent que par Barcelone, 98 buts “seulement” cette année-là. Au vrai, d'aucuns pensaient que Chelsea était très certainement l'escouade la mieux outillée pour clasher le Barça en Ligue des champions. C'était oublier que les arcanes du pensionnaire de Stamford Bridge sont d'une extrême complexité dans la gestion alors qu'elles sont d'une simplicité biblique dans le fonctionnement.

Il n'y a qu'un patron, Roman Abramovitch, mais ses humeurs et ses folies rendent désormais imprévisibles l'évolution de son club. Car du temps de Mourinho, le contre-pouvoir sportif était réel. Abramovitch faisait confiance à l'expertise de l'ancien technicien de Porto même si après deux échecs en demi-finale de Ligue des champions, à chaque fois face à Liverpool (une sur un but fantôme, l'autre aux tirs au but), le Russe a fini par se lasser de la magie pas tout à fait absolue du “Mou”. Depuis, jamais Abramovitch n'a eu d'opposant de poids : Grant était sa chose, Scolari s'est noyé, Hiddink n'était là qu'en mission pour quatre mois et Ancelotti a démontré qu'il était un « entraîneur politique » selon la terminologie signée Christian Gourcuff.


La trahison d'Ancelotti


Evidemment, depuis Mourinho, le club de l'ouest de Londres a continué à engranger des titres. Mais qu'on le veuille ou non, ceux-ci portaient encore d'une certaine manière la marque de l'homme de Setubal. Car malgré quelques arrivées et quelques départs, le système est resté le même et surtout l'ossature de cadres identique. Comprenez Cech, Terry, Carvalho (encore présent l'an passé), Ashley Cole, Essien, Lampard et Drogba, auxquels on ajoutera Malouda arrivé sous les ordres de Mourinho. Oui, cette équipe, ce commando presque, avait assez d'âme et d'esprit de corps pour prospérer sans son maître à penser mais toujours selon ses préceptes, soit un 4-3-3 en béton armé. Attention, le mérite d'Ancelotti aura été de redonner un second souffle à cet ensemble à son arrivée en 2009, notamment en lui proposant plus de munitions en attaque, une bonne idée pour apporter un nouvel élan. Mais l'Italien n'aura pas su ensuite juguler le déclin du canal historique que ce soit sur le terrain ou en coulisses, quand Ray Wilkins, son adjoint fin connaisseur du club, s'est fait débarquer en novembre dernier sans ménagement, sans explication et surtout sans qu'Ancelotti ne lève le petit doigt. Une première fissure dans l'esprit des joueurs biberonnés par un Mourinho qui faisait front avec eux, une faille béante qui aura accéléré la descente aux enfers des Blues en fin de vie.


Refaire la loi du milieu


Car il ne faut pas se tromper, si cette saison Ancelotti a terriblement mal managé Chelsea en baissant son froc, entre le départ sans sourciller de Wilkins et l'alignement au mépris du bon sens de Fernando Torres comme une allégeance ostensible au patron, il ne faut pas charger l'Italien de tous les maux bleus. La vérité, c'est que les Blues de la première heure roulaient sur la jante. Et tout le défi du successeur de ce brave Carlo, lui aussi vidé sans états d'âme par “Abra”, sera de bâtir un nouveau Chelsea. Plus qu'un chantier, une mission sanitaire vu l'état de décomposition autant physique que mentale de certains leaders. Terry ressemble plus que jamais à Bill Laimbeer (Basket US ? Pistons ? Non, toujours pas ? Allez sur YouTube, bande d'ignares), Ashley Cole n'a plus toute sa tête (demandez au stagiaire du club qui s'est fait plomber au sens propre), Lampard donne l'impression d'avoir cent-trois ans, Essien a la tête ailleurs et chez Drogba, quelque chose s'est irrémédiablement cassé avec l'arrivée de Torres.

Oui, il faut non seulement retrouver des grands joueurs mais aussi une identité de jeu nouvelle. Pour cela, la priorité est limpide : le milieu. Véritable machine à broyer lors des années de gloire, l'entrejeu londonien s'est fait trimballer cette saison. Et dans l'idée d'établir un nouvel ADN, c'est dans ce secteur que le club va devoir mettre la gomme, en sachant que derrière, un David Luiz a une bonne tête de vainqueur et que devant, la puissance financière des Blues permettra toujours de dégoter les individualités qui font la différence. Mais plus que tout, pour réussir cet immense défi, Abramovitch va devoir dénicher un entraîneur d'équilibre, soit assez fort pour imposer sa griffe et ses choix mais suffisamment habile pour manœuvrer et faire avaler quelques boas à l'oligarque russe persuadé de toucher sa bille en foot. Un portrait-robot qui ressemble comme deux gouttes d'eau à un Guus Hiddink par exemple. Et qui, à bien y réfléchir, ressemblerait bien à un certain... José Mourinho.


Dave Appadoo

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