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Chelsea pose ses ambitions, MU avale sa frustration

Un championnat à trois têtes, des prétendants qui tiennent le rythme, Mourinho qui voit rouge et un Uruguayen qui trace les lignes. La Premier League a alterné ce week-end entre des frustrations et une belle promotion.

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L’équipe de la journée : Arsenal


Le Stadium of Light est déjà vidé de moitié. Arsène Wenger a les bras croisés, David Moyes a arrêté de s’agiter. Il reste pourtant encore quinze minutes à jouer, mais les supporters de Sunderland ne veulent plus regarder la démonstration de force. Cette fois encore, c’en est trop. Moyes ne peut pas se cacher et vient à nouveau de poser les armes : « Ce n’était pas une après-midi difficile avant les quinze ou vingt dernières minutes. Je ne pense pas qu’on s’est effondrés – on avait tout fait pour ne pas être battus avec un tel écart. » Sauf que voilà, les Black Cats ont encore lâché et affichent après ce week-end le pire début de championnat de l’histoire de la Premier League avec deux points en dix matchs (aucune victoire, deux nuls, huit défaites).


La réalité est simple : à chaque fois que Sunderland a fait grimper l’intensité, Arsenal n’a fait que l’augmenter à son tour en dégageant une puissance cynique et impressionnante pour finalement s’imposer très facilement (4-1). Peu après l’heure de jeu, Jermain Defoe avait pourtant replacé les siens à égalité sur un penalty logique accordé à Watmore après une erreur d’appréciation de Mustafi. Mais Giroud est entré, a claqué son doublé – ses premiers buts de la saison –, et Alexis Sánchez a bouclé son festival au bout d’une rencontre qu’il a dictée comme un prince en pointe, boxant la ligne défensive de Sunderland et offrant du caviar à plusieurs reprises à un Özil maladroit. Plus d’un mois après, l'Arsenal séduisant est revenu avec autorité et avec une place de leader. Quand ? À une semaine de défier Tottenham. Bandant.

Le joueur de la journée : Tom Heaton


Le Manchester United-Burnley de ce week-end devait être un match comme un autre. La bande à José Mourinho devait s’imposer, pour effacer le souvenir de Stamford Bridge et rebondir sur le succès de prestige contre Manchester City en League Cup. Face à elle : Burnley, une équipe solide, capable de faire tomber n’importe qui chez elle, à Turf Moor, mais incapable de prendre le moindre point à l’extérieur depuis le début de saison (trois défaites). Sauf que rien ne s’est passé comme prévu, José Mourinho a été dégagé en tribune dès la mi-temps après une explication musclée avec Mark Clattenburg dans le tunnel à propos d’une faute non sifflée sur Darmian, Ander Herrera a été expulsé, lui aussi, sur le terrain de manière largement discutable pour deux cartons, mais surtout Manchester United a tiré trente-sept fois. Oui, trente-sept, et il y a eu 0-0.


Cette fois, il est difficile de critiquer la performance des Red Devils, entreprenants, joueurs et plutôt solides, mais tout simplement posés face à un mur formé à United : Tom Heaton. Depuis le début de saison, le plongeur de Burnley est le gardien le plus sollicité de Premier League, mais à Old Trafford, il a tout simplement dégoûté tout le monde, de Zlatan à Mata, capitaine, en passant par Lingard. MU est aujourd’hui à huit points de City et le discours de Mourinho a évolué : personne n’évoque plus un éventuel titre.

Le but de la journée : Gastón Ramírez


Au fond, Aitor Karanka n’a pas tort : ce n’est pas une surprise. Tout le monde savait Gastón Ramírez capable de génie. Mais bon, il faut avouer qu’il lui manquait un chef-d’œuvre à poser sur son excellent début de saison avec Middlesbrough. La réception de Bournemouth, invaincu depuis quatre rencontres en Premier League, au Riverside Stadium était l’occasion parfaite pour lancer la saison de Boro à domicile après quatre balles perdues. Alors juste avant la pause, l’international uruguayen a contré une frappe, enclenché une course folle, calé un grand pont, couché un dernier plot et a humilié Artur Boruc.


La réalisation est superbe et s’est déjà offert une place de choix dans la sélection des buts de l’année. Karanka : « La chose la plus important est qu’il est en confiance. Quand il est comme ça, c’est un joueur extraordinaire. Je l’ai voulu la saison dernière et j’ai déjà dit à quel point il était important pour cette équipe. Ce n’est pas une coïncidence. (...) On a vraiment de bons joueurs, des joueurs de qualité. C’est plus simple de marquer quand vous jouez en équipe. » Finalement, Middlesbrough s’est imposé sans trembler (2-0) face à un petit Bournemouth et en ajoutant le premier but de la saison de Stewart Downing. On n'avait plus vu Ramírez marquer depuis décembre 2014. Et voilà Boro qui souffle un peu.

La déclaration


« Cette fois, on a été loin d’être parfaits. Désolé pour cette performance ennuyeuse. On ne pourra pas revenir à la marque à chaque fois, mais on est assez bons pour trouver une solution dans des situations comme celle-ci. Il y a encore du boulot, vraiment, mais depuis que je suis à Liverpool, je suis heureux du caractère de mes gars. » Jürgen Klopp, après la victoire 4-2 de Liverpool à Crystal Palace

Sadio Mané, Roberto Firmino, Philippe Coutinho. Trois noms, trois visages et un caractère. Sans eux, Liverpool aurait probablement sombré à Selhurst Park samedi et Jürgen Klopp le sait. Oui, Jordan Henderson a aussi rendu une belle copie, oui Liverpool s’est finalement imposé au bout de quatre-vingt-dix minutes d’un spectacle solide, mais ce groupe a encore des défauts, et heureusement. Heureusement car, sans ça, Liverpool marcherait probablement déjà sur la Premier League, même s’il est déjà leader à égalité avec Arsenal et Manchester City.


Ces Reds sont impressionnants, c’est une certitude, et cette saison peut être la leur, mais face à Crystal Palace, les démons défensifs ont refait surface en offrant deux buts aux Eagles et à James McArthur. Sur un dégagement foiré de Lovren d’abord, par la timidité de Moreno ensuite. Plus profond que ça, Klopp aurait pu voir la rencontre tourner logiquement au cours d’une seconde période mal maîtrisée et où Crystal Palace aurait pu bénéficier d’un penalty pour une faute de Can et revenir à 3-3. Pour l’instant, le spectacle est là, il reste juste à bosser les finitions de la représentation. La perfection a un prix.

L’analyse définitive : Sergio Agüero va bien, merci


Il y a l’art et la manière de mettre des gifles. Sergio Agüero, lui, a décidé de mêler douceur et violence. Douceur, comme un travail énorme et une inspiration géniale pour offrir un but à Gündoğan. Violence, comme ces deux pétards envoyés pour déchirer Ben Foster et une défense de WBA dépassée. En déplacement au Hawthorns ce week-end, Manchester City s’est remis la tête à l’endroit après six matchs sans succès et y a mis l’autorité nécessaire (4-0). Un succès sec, net, malgré un West Bromwich volontaire en seconde période, bien emmené par un très bon James McClean et par le retour à la compétition de Brunt.

En panne sèche depuis six rencontres aussi, Agüero était critiqué, taillé, comme si son passé à City était déjà remis en cause. Lui n’en a pas grand-chose à faire et préfère répondre par le geste, dont un second but énorme. Résultat : Guardiola a retrouvé le sourire et lui a déjà promis une place de titulaire contre Barcelone en C1 mardi soir. Comme quoi, tout le monde peut apprendre de ses erreurs. Sauf Nolito, encore auteur d’un tête contre tête avec Craig Dawson et qui aurait mérité son rouge. Le Pep-show.

La polèmique autour de la théière : c’est quoi ce bordel à Watford ?


D’un côté, le terrain et un nouveau succès pour Watford contre Hull City (1-0) samedi, à Vicarage Road, avec un but contre son camp de Michael Dawson. Trois points qui permettent aux Hornets d’afficher après dix journées le meilleur début de championnat de leur histoire (7e). De l’autre, la paperasse et une enquête interne ouverte mardi au club. Pourquoi ? Selon les informations du Telegraph, Watford est en effet soupçonné d’avoir fourni un document contrefait de la banque HSBC au moment du rachat du club par Gino Pozzo. Les soupçons sont aujourd’hui pris très au sérieux, notamment par l’English Football League (EFL) où Watford évoluait encore récemment. Le club pourrait alors manger une sale amende et un retrait de points qui ferait tache à l’heure où Étienne Capoue se refait une santé. Merde.

Vous avez manqué Southampton-Chelsea et vous n’auriez pas dû


Pour voir Chelsea livrer ce qui ressemble à sa performance la plus aboutie de la saison face à des Saints rapidement étouffés malgré leur statut de deuxième meilleure défense de Premier League. Pour voir, aussi, Sofiane Boufal effectuer ses débuts en Premier League quelques jours après sa première merveille en League Cup contre Sunderland et Claude Puel s’agiter pour trouver des solutions face à des Blues imperméables défensivement. Pour clore le week-end et en attendant le Stoke-Swansea de lundi soir, la bande à Conte est allée s’imposer facilement au St. Mary’s Stadium (2-0) quelques jours après que Sir Alex Ferguson a décidé de ne pas citer Chelsea comme un candidat sérieux au titre.


S’il est difficile de croire que cette équipe a été giflée facilement à l’Emirates Stadium il y a un mois, ce groupe a de la gueule, une âme retrouvée et une organisation complète, entre une défense parfaite et une armada offensive terrible. Contre Southampton, Hazard a une nouvelle fois débloqué la situation, alors que Costa a repris son fauteuil de meilleur buteur de Premier League d’une frappe superbe. Le grand bleu.

La stat inutile


3 - Depuis qu’il est arrivé à Tottenham, Vincent Janssen, chargé d’assurer l’intérim d’Harry Kane, a inscrit l’ensemble de ses buts (trois) sur penalty, comme contre Leicester (1-1) ce week-end. Voilà comment les Spurs ont créé un nouveau Roberto Soldado.

What else ?


Quelques jours après des débordements terribles en League Cup contre Chelsea au London Stadium et alors que les questions autour de ce déménagement fusent, West Ham s’est de nouveau incliné à Everton dimanche (0-2). Et Lukaku a marqué, comme toujours.


D’ailleurs, seuls Duncan Ferguson (50) et Tim Cahill (56) ont marqué plus en Premier League pour Everton que l’attaquant belge (50).


Titulaire contre Arsenal samedi avant de sortir sur blessure, John O’Shea a plaqué sa 350e apparition en Premier League. Une de plus que Roy Keane. Couillu.

Le premier but de Sánchez au Stadium of Light samedi a été construit en vingt-deux passes. Un record en Premier League cette saison.

Contre Sunderland, Giroud a marqué sur ses deux premières touches. Label Oliv’.

Zlatan Ibrahimović traverse actuellement sa pire série de matchs sans but depuis septembre 2010. Et United tousse.

Claudio Ranieri, qui a gratté un point ce week-end à White Hart Lane, n’a jamais perdu contre Tottenham en Premier League.

Buteur contre Bournemouth samedi, Stewart Downing a dû attendre 3093 jours avant son premier but en Premier League pour Boro depuis mai 2008.

James McArthur est le premier joueur de Crystal Palace à marquer deux buts de la tête dans le même match de championnat depuis Glenn Murray.

Eden Hazard a marqué plus en dix matchs cette saison qu’en trente et un la saison dernière. Tout beau, tout mignon.

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    Par Maxime Brigand
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