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Chelsea, label équipe

Le sacre des Blues, samedi soir à Munich face au Bayern, récompense avant tout un groupe qui était en mission après des années d’échecs répétés. Des déboires qui ont façonné une façon de penser, une solidarité, un état d’esprit : bref, une équipe.

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« Allez Didier, fais pas le con : reste ! » C’est en substance ce qu’on a envie de crier spontanément après l’époustouflant final, samedi soir à Munich. Un finish au couteau, hitchcockien quasiment, qui aura vu l’infernal Didier Drogba (Putain, Stéphane Guy, ça ne marche pas qu’avec Wayne Rooney, dis donc !) égaliser d’un coup de tronche rageur à deux minutes du terme, provoquer un peno idiot sur Ribéry, bien écarté par Petr Čech face à ce loser de Robben (Après le un contre un foiré face à Casillas au Mondial 2010, ça commence à chiffrer, coco !), avant d’inscrire le tir au but de la consécration lors de la séance fatidique. Lui, le chat noir des grandes finales (quatre défaites et aucun succès avant samedi). Lui, l’homme maudit des penalties (remember celui manqué lors de la finale de la dernière CAN).

Pour une dernière, quelle sortie de scène ! Bien évidemment, l’Ivoirien cristallise le sacre de Chelsea, et il y a sans doute dans ce focus une légère part de notre tropisme pour la Ligue 1. Car cette première victoire des Blues en Ligue des champions va bien au-delà du leader des Eléphants de Côte d’Ivoire. Elle est même différente de ce qu’on a pu voir ces dernières années. Le succès de Liverpool en 2005 récompensait un peuple, celui de Milan en 2007 une institution, celui de Manchester United en 2008 un club, celui de l’Inter en 2010 d’un chef de bande nommé Mourinho et enfin ceux du Barça en 2006, 2009 et 2011 une philosophie. La victoire de Chelsea, elle, consacre tout simplement une équipe. Au sens premier du terme. Et c’est peut-être ça, son plus grand exploit.

Rocky Balboa (Ouais, carrément !)

Car il faut avoir un peu de mémoire et se souvenir que, quand Roman Abramovitch, à partir de 2003, a commencé à bâtir son escouade à coups de dizaines de millions et de transferts surpayés, tous les observateurs du foot ont dénoncé cette bande de mercenaires sans foi ni loi qui débarquait dans la banlieue de Londres sans autre intérêt que les énormes chèques signés à tour de bras par le milliardaire russe. Au vrai, ils étaient nombreux à souhaiter secrètement l’échec de ce projet, avant de se réjouir des revers répétés des Londoniens sur la scène continentale. Pourtant, l’air de rien, à travers toutes ces désillusions, est né un sentiment d’appartenance, un esprit de corps, une unité de pensée : osons le mot, une âme. On exagère ? Mais alors, comment expliquer la formidable aventure blue de ces derniers mois. Donnés pour morts au soir d’un naufrage à Naples en huitième de final aller, les Anglais ont puisé dans leurs sentiments intimes, dans leur vécu commun, pour renverser la vapeur.

Oh, bien sûr, pour réussir ce come back, Chelsea n’a pas fait dans la dentelle ! Il a même donné dans le franchement dégueulasse par moments, et on entend déjà les puristes s’insurger contre ce football ultra défensif et appeler de tous leurs vœux le retour au sommet du Mes que un club. Ils en ont le droit, c’est une lecture des choses. Mais il existe aussi un autre regard qui admet avoir eu les poils face à cette débauche de courage, de don de soi. D’abandon de soi… Il y a parfois eu du Rocky Balboa dans la posture de Chelsea cette saison : un outsider un peu laid, capable de faire la nique à des favoris tellement plus racés. Et on peut bien le dire : on a tous quelque chose de Rocky en nous.

Et demain, avec ou sans Drogba ?


Bien évidemment, ce parcours invraisemblable recèle sa part de chance. Face à Barcelone, l’affaire a parfois même viré à la caricature. Et face au Bayern, ce fut pas mal non plus sur ce plan. Pourtant, on ne peut se résoudre à réduire la victoire de Chelsea à une énorme paire de baloches et une chatte grosse comme ça. Il ne faut pas sous-estimer l’intelligence extrême de ce groupe, dont l’expérience a nourri le QI foot au fur et à mesure des années, même si l’idiotie crasse de John Terry, en demi-finale face au Barça, figure un parfait contre-exemple. Il n’empêche, au Camp Nou, au milieu des cris d’orfraie sur la soi-disant négation du football, trop peu ont noté que les Blues n’avaient commis que dix fautes durant toute la partie. Ok, certaines à vous éparpiller jusqu’aux Ramblas, mais tout de même : dix minuscules fautes qui disent bien, face à une équipe aussi omniprésente dans votre camp que Barcelone, l’attention extrême dans la compréhension des circuits catalans, la lecture des angles de passes, un match où les Anglais, chose rarissime, ont donné un cours gratuit de défense debout. Peut-être la vraie patte de Roberto Di Matteo, l’homme qui a, avant tout, remis les anciens à leur place (Allez, hop, aux chiottes la révolution culturelle voulue par Villas-Boas ! ), en y ajoutant une vraie expertise tactique.

Intelligence, mental et chance, trois mamelles pour glaner un trophée dont on sent bien qu’il est un aboutissement pour cette équipe en fin de vie. Et voyez comme le foot est terrible. Déjà se pose la question de la suite : avec qui ? Car, paradoxalement, si Di Matteo a été l’homme idoine (Pape Diouf, c’est pour toi) pour cette mission, est-il celui qu’il faut pour bâtir un nouveau projet ? Pas sûr. Tout comme il n’est pas certain que, malgré notre cri du cœur initial, il faille que Drogba reste. Phénoménal ces dernières semaines, ne doit-il pas partir sur cet ultime acte céleste, selon l’adage signé Pelé : « Il faut savoir partir quand tout le monde veut que tu restes, pour ne pas rester quand tout le monde veut que tu partes » . Doux paradoxe : demain, Drogba ne sera peut-être plus à Chelsea. Aujourd’hui, il y est pour l’éternité.


Dave Appadoo
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