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  2. // 32ème journée

Chelsea, fin mars et ça repart !

Pétaradants vainqueurs d'Aston Villa (7-1), les Blues tètent la roue de Manchester United, tranquille tombeur de Bolton (4-0). Résultat des opérations : c'est Arsenal qui fait la très mauvaise affaire du week-end après son nul concédé sur le fil chez les relous de Birmingham City.

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Une fois n'est pas coutume, Didier Drogba faisait banquette ce week-end. Rien de grave hein, c'est juste que l'Elephant se démène comme un beau diable pour maintenir Chelsea à flot. Quitte à parfois dérailler complet, comme en Ligue des Champions. Sentant une possible surchauffe chez son buteur vedette, Carlo Ancelotti l'a laissé souffler à la surprise générale. Car, l'air de rien, c'est quand même Aston Villa qui venait fureter du côté de Stamford. Autre chose que les tâcherons de Portsmouth, avoinés à l'ancienne mercredi (5-0) avec un doublé de Drogba mais surtout le grand retour de Petr Cech dans les bois. Et il faut croire que le géant tchèque a plus d'impact que le buffle ivoirien. Chelsea a proprement laminé Villa, qui enregistrait pourtant le retour de Gabriel Agbonlahor. Une fois encore, le MC s'appelait Florent Malouda, après ses deux buts mercredi à Fratton Park. Aux platines, le Guyannais a de nouveau joué sa partoche toute en groove (doublé) pour mieux permettre à Frank Lampard de conclure sur le dancefloor (quadruplé, cinq pions cette semaine, cent en Premier League au total). Heureusement car côté Anelka, ce n'est toujours pas la grande forme (une passe décisive pour le dernier but quand tout est plié, ça compte pas). Faut dire que le lascar de Trappes assure l'ambiance en coulisses entre les négociations pour une éventuelle prolongation de contrat, la production du dernier album de Pit Baccardi et une cartouche à l'attention de Benzema : « Karim a besoin d'une chose que j'avais à son époque : j'arrivais après une expérience à l'étranger, je savais ce que c'était de vivre loin de ma famille et de mon entourage. Benzema manque de caractère pour surmonter cette situation » . Ok Nico, mais il faudra autre chose que du trash talking car le week-end prochain, c'est tout simplement une battle au sommet qui attend les Blues : Manchester United-Chelsea, va y avoir du sport !

Manchester, les dix jours de tous les dangers

Et autant le dire, l'affaire s'annonce corsée pour les partenaires de John Terry. A Bolton, les triples champions en titre n'ont même pas eu à forcer pour gratter leur sixième succès de rang toutes compétitions confondues. Un MU tellement sûr de son fait qu'il s'était même permis de laisser Wayne Rooney au repos. Bon, faut dire aussi que les Red Devils peuvent toujours compter sur l'autre meilleur buteur de l'équipe cette saison : le défenseur adverse ! Une nouvelle fois, Manchester a pu compter sur la bienveillance de son rival du jour, Jlloyd Samuel en l'occurrence, buteur infortuné contre son camp. Suffisant pour lancer la machine mancunienne bien emmenée par un Berbatov retrouvé (doublé). Une bonne affaire donc : Rooney reposé, trois points, un goal average soigné (+51, deuxième différence derrière Chelsea +53) et une confiance toujours croissante. Bref, à huit jours du choc au sommet, les potes de Ryan Giggs sont prêts. Mais attention toutefois ! Car ce rendez-vous majuscule de la saison domestique sera coincé entre deux matches à très haute tension face à un Bayern Munich retrouvé en 2010. Un double affrontement en quart de finale de la Champions' qui pourrait se payer comptant face à des Blues qui, eux, n'ont plus guère que le championnat à se mettre sous la canine (non parce que la FA Cup, c'est bien mignon mais bon...). Pour MU, la saison se jouera peut-être en dix petits jours.

Liverpool sur le pente ascendante

Secrètement, Arsenal prie pour que les deux leaders ne se départagent pas à Old Trafford. Un peu une des dernières chances des Gunners. Car ceux-ci ont encore fait les cons. L'escouade d'Arsène Wenger menait tranquillement sur la pelouse de Birmingham City grâce à un but de Samir Nasri qui, décidément, tient énormément à se faire remarquer, on se demande bien pourquoi. Et puis patatra ! Le vieux Kevin Phillips a remonté le temps pour planter dans les arrêts de jeu, dix ans pile poil après avoir conquis la couronne de meilleur buteur de Premier League, la dernière d'un Anglais. Damned ! Ce coup du sort est d'autant plus balourd qu'Arsenal risque de prendre un sacré bouillon en Ligue des Champions face à Barcelone. Oui, à Saint Andrew's, samedi après-midi, les Canonniers ont peut-être dit adieu à leur dernière chance de titre.

Le voisin du quartier, Tottenham, se porte lui comme un charme. Cinquième succès de rang en Premier League grâce à la réception peinarde de Portsmouth (2-0) qui a décidé pour sa part de ne plus embêter qui que ce soit (4e défaite en 5 matches, 15 buts encaissés sur la quinte). Quatrièmes avec un match de retard, les Spurs n'ont jamais été mieux placés pour enfin accéder à la Ligue des Champions (via le 3e tour préliminaire certes). La force des hommes de Redknapp cette saison est leur régularité toute nouvelle face aux tocards du championnat. Un créneau qu'ils ont intérêt à confirmer samedi prochain à Sunderland car ensuite, c'est tout simplement le trio majeur qui attend les pensionnaires de White Hart Lane : dans l'ordre, la réception de Chelsea et Arsenal avant un déplacement à Manchester. Qui dit pire ? C'est sans doute dans sa capacité à ne pas revenir bredouille de ce triptyque d'enfer que dépend la possibilité de finir enfin dans le Big Four. D'autant que si Villa a explosé en plein vol et sans doute dit adieu à ce rêve, Liverpool, en attendant le match de Manchester City lundi face à Wigan, revient fort dans la course. Le succès (3-0) face à Sunderland confirme la tendance comptable ainsi que sur le plan du jeu. C'est simple : depuis le match aller catastrophique perdu à Lille (0-1) en huitième d'Europa League, les Reds ont retrouvé à la fois des jambes et une équipe-type, dans les pas d'un Torres auteur d'un bijou dans la lucarne, attaquant sans égal sur plan de l'efficacité (18 pions en 19 journées) et d'un Glen Johnson intenable. Et chacun de se demander : et si une nouvelle fois, le Big Four restait inchangé ?

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