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  2. // 27e journée

Chelsea fait le break

Manchester battu à Everton (1-3), c'est Chelsea, vainqueur des Wolves (2-0), qui fait la bonne opération. Derrière, Arsenal se rapproche tandis que City et Liverpool repartent dos à dos (0-0) et voient revenir Aston Villa et Tottenham.

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Bon bah, la tentation est grande d'enrubanner en bleu le trophée du champion. Aux couleurs de Chelsea, évidemment. Bien sûr, la route est encore longue et les renversements de situation possibles. Mais il n'empêche que ce week-end, les Blues ont pris leur distance vis-à-vis de Manchester United, désormais à quatre longueurs des Londoniens. Bien sûr, un simple coup d'œil aux résultats nous invite à faire de Didier Drogba le grand artisan, une fois de plus, du succès (2-0) à Wolverhampton. Et ce ne serait pas tout à fait faux... mais trop simple. Non, le vrai grand bonhomme de ce succès était en fait dans les bois. Petr Cech a tout simplement été phénoménal, bien dans la lignée de ces derniers mois où l'ancien Rennais a renoué avec son niveau des deux titres de 2005 et 2006, celui d'avant son accident on the pitch il y a trois ans et demi quand le genou de Stephen Hunt (Reading) s'était fracassé sur le crâne du Tchèque. Depuis, le gardien paraissait un poil fébrile, notamment dans les sorties aériennes (une forme de suicide en Angleterre), malgré son inamovible casque de combat. Mais cette saison, Cech est de nouveau à son meilleur niveau et grâce à une poignée d'arrêts de classe et une passe décisive vers Drogba (pourquoi s'encombrer des autres joueurs quand à deux on peut s'occuper de tout ?), le natif de Plzen se pose de plus en plus comme le meilleur gardien de la planète actuellement.

Moyes en bon élève de Ferguson

Derrière, on l'a dit, Manchester a perdu du terrain. La faute à un traquenard tendu par Everton (3-1) dont pas grand-monde, Liverpool mis à part, sort indemne actuellement. C'est vrai que les Toffees sont quasi injouables en ce moment mais la vraie info, c'est que MU est définitivement trop dépendant de Rooney et paie l'addition quand celui-ci n'est pas là. Car l'ami Rooney avait délégué son jumeau grognon, empoté et mollasson pour ce retour à la maison. Plus sérieusement, ce sont tous les Red Devils qui étaient à l'ouest ou plutôt au sud, en Lombardie, où les triples champions d'Angleterre ont lâché un maximum de forces. Vainqueurs de l'AC Milan (3-2) mardi soir à l'issue d'un match de très haut niveau, les garçons de sir Alex Ferguson n'avaient ni les jambes, ni même le cœur pour faire illusion, hormis dans le premier quart d'heure suite au but précoce de Berbatov.

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Ensuite, dans la foulée d'une égalisation aussi splendide qu'inattendue signée Bilyaletdinov, Everton a lentement mais sûrement marché sur son adversaire. D'autant que David Moyes et ses yeux globuleux avaient attentivement suivi la leçon de coaching de Ferguson à San Siro (Valencia décisif sur son premier ballon) pour à leur tour mettre deux rotations dans les gencives de l'Ecossais avec les entrées de Gosling et Rodwell, tous deux buteurs dans le dernier quart d'heure. Everton peut vraiment maudire son début de saison catastrophique, qu'il traîne comme un boulet. Manchester, lui, peut maudire ce Milan qui l'a mis dans le rouge et qui, malgré une élimination quasi certaine, va peut-être priver Rooney et sa bande d'un quatrième sacre national.

Bouillant pour la quatrième place

Alors forcément, Arsenal se frotte un peu les mains en revenant à deux points de MU grâce sa victoire (2-0) sur Sunderland (aucune victoire des Black Cats depuis 13 journées et un succès sur... Arsenal). Mais avec l'envolée de Chelsea, ce combat là devient quelque peu honorifique (deuxième et troisième accèdent directement aux poules de la Champions' sans passer par la case troisième tour préliminaire). Et du coup, on a plutôt envie sur la lutte pour le dernier strapontin vers la C1. On attendait monts et merveilles du clash entre Manchester City et Liverpool qui devait nous en dire plus sur la compétitivité des Citizens à ce niveau et sur la forme ascendante des Reds. Bon bah, on n'a pas vu grand-chose entre des Mancuniens assez timorés et des Rouges intermittents.

Pour être franc, aucun des deux rivaux n'avait aujourd'hui la tronche d'un membre du Big Four, même si les dix dernières minutes avec les entrées de Benayoun, Aquilani et surtout le retour de Torres, ont esquissé un Liverpool davantage maître du jeu. Et il va le falloir à partir de maintenant car Aston Villa, pétaradant vainqueur Burnley (5-2), est revenu à hauteur tandis que Tottenham, très facile à Wigan (3-0), klaxonne très fort à deux petites longueurs. Oui, cette quête du dernier strapontin ne tient, pour chacun des prétendants, qu'à un fil. La prochaine journée, avec Chelsea-Man City et Tottenham-Everton, pourrait faire quelques gros dégâts. Et vous savez quoi ? On sera là !

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