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Chelsea-City, vaincre en paix

Avec 10 points de retard sur le leader City, Chelsea ne peut se permettre autre chose qu’une victoire s’il veut toujours ambitionner la couronne en fin de saison. Sur le terrain, tout va mieux. En coulisses en revanche…

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Mancini, à ses débuts à City, avait été mangé à la même sauce. Ses choix devenaient discutables dès lors que les résultats ne correspondaient pas aux investissements consentis. L’entraîneur italien avait alors pris le temps qu’il fallait pour détricoter le groupe tamponné « Mark Hughes » : exit les Adebayor, Given, Bellamy ou Tevez dernièrement. Une configuration plutôt courante, qu’avait connu en leur temps Sir Alex à sa prise de fonction en 1986 à Man United, Gérard Houllier à Liverpool (bye-bye Fowler et Paul Ince) ou dans une moindre mesure, Wenger, qui avait préféré demander aux tauliers d’arrêter de taquiner la bouteille s’ils voulaient continuer l’aventure Arsenal sous sa coupe. Villas-Boas en est aujourd’hui au même stade, à façonner son groupe à sa main, au fur et à mesure. Fort des récents résultats positifs (deux 3-0 consécutifs en championnat, et la même addition en ligue des champions contre Valence), l’entraîneur portugais veut frapper un peu plus fort encore, après l’exclusion du centre d’entraînement de Cobham de Nicolas Anelka et d'Alex. L’avenir de Lampard et Torres s’inscrit de plus en plus en pointillé et pour la première fois de la saison, Villas-Boas devrait aligner dès le coup d’envoi trois de ses quatre recrues majeures : Mata, Raul Meireles et Romeu; Lukaku étant pour l’instant bloqué par l’impressionnant retour en grâce de Didier le patron.

Le bunker de Cobham

Cela dit, l’équilibre - qui fut très difficile à trouver sur le rectangle vert - semble très fragile, comme en témoigne les diverses agitations en backstage. Le Guardian croit en effet savoir que les séances d’entraînement du coach portugais sont remises en question par les plus anciens, l’utilité de l’entraîneur-adjoint Roberto Di Matteo aussi, et ce alors que le directeur technique du club Michael Emenalo a dû remonter les bretelles des plus jeunes professionnels du groupe, dont le comportement n’était pas jugé digne du standing d’un club comme Chelsea. Conséquence directe de ces fuites arrivées aux oreilles des suiveurs médiatiques du club : l’éviction du centre d’entraînement de Cobham de l’équipe réserve, appelée à aller voir si les pelouses de l’académie sont un peu plus vertes. Seulement, Villas-Boas a dû perdre quelques cheveux lorsqu’il a vu dimanche en une du Sun une nouvelle confidence d'une source interne au club : pour chaque but des Blues, ordre a été donné par Villas-Boas de venir célébrer avec lui et le staff. Info incroyable confirmée après coup et de manière un peu forcée par un porte-parole du club à l’Independent : « L’entraîneur a bien demandé aux joueurs de rejoindre le staff et lui près du banc après chaque but marqué. Il croit que célébrer ensemble un but permet de montrer que nous sommes unis » . Soit une consigne livrée dans l’intimité du vestiaire qui ne serait jamais sortie du temps de ses prédécesseurs. Et on ne va pas non plus évoquer le temps perdu par AVB à répondre aux critiques de Gary Neville, aujourd’hui consultant pour la Sky, ou à celles d’Alan Pardew, encore bloqué sur la non-expulsion de David Luiz à St James Park il y a dix jours. En clair, Villas-Boas veut tellement s’affirmer qu’il essaie d’être un peu partout, de répondre à tout, et un peu n’importe comment. N’est pas Mourinho qui veut. Mais ça, il a encore le temps.

Le Zouk de Mario

A Manchester City, on regarde ça du coin de l’œil, surtout qu’il y a une situation à gérer : écrémer quasi-définitivement la liste des candidats au titre, Chelsea en tête qui pointe déjà 10 longueurs. Imaginez avec 13. Joleon Lescott au micro, en conférence de presse d’avant-match : « Je ne pense pas que nous allons en mettre 6 comme à Old Trafford, parce que même nous, ça nous avait choqué, surpris. Mais nous savons que si nos adversaires ne font pas les choses bien, nous avons la capacité de les punir » . De punition, il en est aussi question pour l’inévitable Balotelli, qui a encore manqué une occasion de se faire discret. Alors que le couvre-feu avait été décrété par les dirigeants citizens 48 heures avant ce choc à Stamford Bridge, Super Mario a été attrapé, heureusement pour lui sans alcool à la main, dans un resto indien du centre de Manchester, le Zouk (allez comprendre) dans la nuit de samedi à dimanche, quelques heures avant un entraînement. Un nouvel événement dont se serait bien passé Mancini, qui va devoir trouver la sanction la plus juste, avec ses dirigeants, pour montrer au groupe qu’il n’y a pas une discipline à deux vitesses, tout en tenant compte du cas particulier qu’est Balotelli.

On en oublierait presque que ce soir, pour le plaisir des yeux, deux demi-portions vont s’affronter et décideront vraisemblablement de l’issue de la rencontre : côté City, David Silva, l’actuel meilleur joueur du championnat, et de l’autre Juan Mata, le créateur et l’inspirateur offensif du jeu de Chelsea. Car dans les grands matches, les grands joueurs font toujours la différence. C’est ce qu'a appris le dernier clasico, n’est-il pas ?

Par Ronan Boscher
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lad
Vamos David! A darle una paliza al "Special two"! ;-)
Ouh la pique sur CR7 à la fin, elle fait mal...
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