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Chelsea : après le rêve, le réveil ?

Les Blues ont remporté la Cup et la Ligue des champions et pourtant personne n’arrive à faire d’eux un candidat sérieux pour le titre. Logique, tant les succès en question ont relevé de la providence et tant l’idée d’une saison de transition paraît davantage correspondre à la réalité du moment.

Le football est parfois bizarre. Voilà un entraîneur qui vient de faire un miraculeux doublé Fa Cup-Ligue des champions au pied d’un défi bien plus complexe encore. Allez comprendre… Le fait est là : Roberto Di Matteo, qui avait remplacé André Villas-Boas au pied levé en février dernier alors que Chelsea était à la dérive complète, doit désormais assumer une tâche bien plus complexe que son incroyable printemps à la tête des Blues : donner un lendemain à cet exploit invraisemblable. C’est d’ailleurs à se demander si l’Italien a vraiment bien fait d’accepter cette prolongation de contrat à Londres même si, en tout état de cause, il ne pouvait décemment pas refuser. Il n’empêche, on a envie de dire que son « vrai » travail commence maintenant et que l’on va vraiment savoir cette saison ce que l’ancien milieu de la Squadra Azzurra (34 sélections) a dans le bide. Jusque-là, en fait de travail, Di Matteo avait davantage rempli une mission.

Complexe mais la donne est très simple : il faut remettre la Maison Bleue sur ses fondations habituelles. Une tâche fondamentale après le passage d’un Villas-Boas qui, lui, avait décidé de tout ré-agencer à sa sauce, en plaçant par exemple Terry et l’ensemble du back-four à quarante mètres de leur propre but. Autant dire un suicide. Di Matteo, lui, ne s’est pas cassé la tête et a remis les vieux meubles à leur place habituelle sans chercher à révolutionner le bazar plus que ça. Un retour aux sources tout con mais qui a marché au-delà des espérances. Évidemment, le pragmatisme du Transalpin pèse d’un poids considérable dans les conquêtes de Chelsea. Mais sans l’esprit de corps de ce groupe rompu à toutes les batailles, bonifié par la magie d’un Didier Drogba porté par le destin, rien n’aurait été possible. Bref, sans remettre en cause le mérite de Di Matteo, il y avait quelque chose de surnaturel dans l’épopée londonienne de la fin de saison passée.

Torres revanchard amer

Cette réussite incroyable donne donc un crédit important au technicien de 42 ans. Mais un crédit en forme de poison. Car désormais, il lui faut se montrer à la hauteur de ses débuts en fanfare alors que la donne est fondamentalement différente. Bien évidemment, Drogba s’en est allé en Chine et avec lui son invraisemblable sorcellerie, essentielle au destin des Blues depuis huit ans. Mais surtout, il ne s’agit plus simplement de remettre un coup de gaz pour quelques mois à quelques cadres aussi incontournables que vieillissants mais de leur injecter suffisamment d’essence pour tenir une saison. On doute sérieusement qu’il y parvienne. Même si, conscient de cette limite naturelle, Abramovitch a ressorti le carnet de chèques pour faire signer quelques promesses comme Eden Hazard (et son frère Thorgan en cadeau bonus), le Brésilien Oscar ou encore l’Allemand Marko Marin. Pas mal mais un peu juste pour aller clasher les deux Manchester, non ?


D’autant que cette phase de transition trouble les esprits. De Hazard, déjà taillé par la presse britannique et défendu par Di Matteo en personne, à Lampard qui aimerait bien faire partie du projet mais que ses dirigeants n’ont toujours pas prolongé, en passant par un Fernando Torres qui devrait enfin saisir sa chance, entre le départ de Drogba et son propre retour en forme, mais qui garde un chien de sa chienne à certains cadres : « Par moments, je pensais « je vais m’asseoir sur le banc, je ne vais pas faire de bruit, je ne veux même pas jouer » . Mais les supporters te poussent à sauter sur la pelouse et à jouer. Ils ont réussi à me motiver tant de fois. Même mes coéquipiers ne réussissaient pas à le faire de cette manière. Ce n’est pas qu’ils m’ont mal reçu, j’en suis juste un de plus. Ce n’est pas une équipe ni un club où on scrute les détails : tes gestes, comment tu t’entraines, comment tu te comportes. Non, ici tu arrives et t’es un joueur de plus. Tu dois juste être une star sur le terrain. Eux ce sont des anciens, ils ne doivent plus donner l’exemple. Si je devais revivre mon arrivée, je le ferais d’une manière différente » . Ambiance… Oui, Di Matteo était un héros il y a seulement trois mois. Si près, mais déjà si loin…

Dave Appadoo
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