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Cheikh Ndoye : « Le Sénégalais aime trop le tiep ! »

Le football regorge de belles histoires. Voici celle de Cheikh Ndoye, trente ans, ancien menuisier devenu capitaine d'Angers et international sénégalais. Retour sur un parcours atypique et petite initiation à la culture sénégalaise.

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Cheikh, c’est quoi être capitaine ?
Le capitaine est un meneur d’hommes. Quelqu’un qui montre la voie. Quelqu’un d’attentif, à l’écoute. Le leader d’un groupe qui essaie d’emmener tout le monde avec lui. Chacun a sa façon de vivre son capitanat. Pour moi, c’est un plus par rapport à ma personnalité. Je parle beaucoup, j’aime discuter avec les autres, rigoler, échanger avec eux. J’insiste souvent sur l’importance de la solidarité, le fait de se donner à fond. Mais je n’ai pas la pression du capitanat. Que l’on gagne ou que l’on perde, j’ai l’habitude de parler avec mes coéquipiers. Porter le brassard ne change rien à ma nature.

Qu’est-ce que tu aimes dans le football ?
J’aime le foot, c’est ma passion. Je n’aime pas perdre. J’aime gagner. Je n’aime pas perdre du tout (rires) ! Je me bats pour mon équipe, pour mes coéquipiers. J’essaie de donner le maximum de moi-même.

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Avant de lancer véritablement ta carrière, tu as été menuisier au Sénégal.
Quand j’ai fini l’école au Sénégal, je voulais faire du foot, mais mon père ne voulait pas que je m’y consacre entièrement. Il me disait : « Tu ne peux pas que faire du foot. Dans le monde du foot, tu peux réussir comme échouer. On ne sait jamais. Il faut que tu choisisses un métier. » J’ai choisi menuiserie, mais ça se divisait en deux parties : menuisier ébéniste ou menuisier métallique. J’ai choisi menuisier ébéniste.

Quel est le meuble que tu aimais le plus fabriquer ?
« Quand tu fais de la menuiserie, tu n’as pas de préférence. Tu travailles ! Il suffit que quelqu’un te demande un lit, une armoire ou une coiffeuse et tu dois le faire. Tu es là pour ça. Tu n’es pas là pour choisir. »
Je n’avais pas de préférence. On travaille sur tout ce qui concerne le bois : les lits, les armoires, les étagères, les portes, les fenêtres. Quand tu fais de la menuiserie, tu n’as pas de préférence. Tu travailles ! Il suffit que quelqu’un te demande un lit, une armoire ou une coiffeuse et tu dois le faire. Tu es là pour ça. Tu n’es pas là pour choisir.

Tu as marqué contre Dijon (4e journée) et tu as sorti un maillot sur lequel était marqué « un stade pour Rufisque » (ville située à 25 km au sud-est de Dakar). Tu peux expliquer la situation ?
Ça fait quatre ans que notre stade à Rufisque est en reconstruction. Il y a plus de championnats populaires, qui s’appellent les Navétanes. Donc, sportivement, à Rufisque, il n’y a plus d’activité. On voulait que l’État ou qui que ce soit agisse pour remettre les choses en ordre et que les travaux du stade soient réalisés le plus rapidement possible. La population rufisquoise en a besoin.

Ton statut de joueur professionnel te confère-t-il de grandes responsabilités au Sénégal ?
Oui. Quand tu es né dans une famille modeste et que tu deviens professionnel, tout le monde compte sur toi. Devenir footballeur professionnel, c’est le rêve de tout le monde. Tu regardes derrière toi. Il ne faut pas oublier d’où tu viens. Tu as ta famille derrière : tes grands-parents, tes parents, tes frères, tes sœurs, tes cousins, tes cousines... Il faut les aider. C’est comme ça, c’est dans notre culture. Ce n’est pas compliqué. On est liés. Au Sénégal, on vit dans une maison familiale où il y a quinze-vingt personnes.

Est-ce que ce mode de vie te manque ?
Bien sûr que ça me manque ! Surtout au moment des fêtes comme la Tabaski (fête du mouton) ou Korité (fête célébrant la fin de Ramadan). L’ambiance familiale te manque. Quand tu es en France, tu vis seul avec ta femme et tes enfants. Là-bas, toute la famille se réunit. C’est une force chez nous.

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Quel est ton plat sénégalais préféré ?
Tu sais très bien quel est le plat préféré des Sénégalais (rires). Tu sais très bien que le Sénégalais aime trop le tieb ! Mon plat préféré, c’est le tiep bou dien. Riz au poisson !

Est-ce qu'il y a un moment où tu as cessé de croire que tu pourrais devenir professionnel ?
J’y ai toujours cru. Je me suis battu tous les jours, je faisais ce qu’il fallait pour y arriver. J’ai toujours dit que je ne lâcherais pas, même si c’est dur. Je ne sais pas combien de temps ça va durer, mais Inch Allah, je garderai cette confiance en moi. La religion et la famille m’ont beaucoup aidé. Lorsqu’on est croyant, pratiquant, il faut toujours y croire. Chacun a son destin. J’ai toujours cru en moi. Je me disais que j’allais y arriver chez les professionnels, même si ce n’est que pour une année.

Quelles ont été tes plus grandes difficultés ?
« Quand tu vis au Sénégal et que tu n’as pas vraiment les moyens, tu t’entraînes le matin et le soir, mais le championnat n'était pas au top. On ne te paye pas. C’était difficile. J’ai fait ça pendant des années. C’était tellement dur. »
Il y en a beaucoup. Déjà, quand tu vis au Sénégal et que tu n’as vraiment pas les moyens, tu t’entraînes le matin et le soir. Tu t’entraînes, mais le championnat n’était pas au top. On ne te paye pas. C’était difficile. J’ai fait ça pendant des années. C’était tellement dur. Ma famille était derrière moi, me soutenait. Tu ne peux que croire en toi parce qu’elle te soutient. J’ai eu des hauts et des bas, des blessures. Avant de venir en France, j’ai joué au Sénégal. J’ai participé aux championnats populaires juniors pendant trois ans avant de faire une année blanche et de me concentrer sur la menuiserie. Après, lorsque mon club de Yakaar est monté en Ligue 1 sénégalaise, je me suis dit : « Pourquoi pas ? » Je suis revenu au club. La première saison était dure, je n’ai joué qu’un match. Je venais juste d’avoir vingt ans. La deuxième saison, c’était en 2006/2007. C’est là que j’ai commencé à m’imposer et puis, je suis parti en Angleterre faire des essais.

Justement, raconte-nous ton essai à Stoke City.
C’est Salif Diao (un ancien international passé notamment par Monaco, Sedan, Liverpool et Stoke, ndlr) qui propose d’aller faire un essai à Stoke City. Au moment où on m’a annoncé que j’allais là-bas, tu ne peux même pas t’imaginer. Tu te dis : « Je vais aller en Angleterre faire des essais ! » Je rêvais d’aller en Europe. C’était magnifique. Tout le monde était content pour moi. Ma famille s’est réunie, on a fait des prières pour partir et revenir en bonne santé. Lorsque j’ai obtenu mon visa, je me suis dit : « Ok, là je vais partir. J’ai géré. Pour la première fois, tout est merveilleux. » Les installations, le club, les gens, le staff. C’était comme si j’étais un touriste. Après, j’ai fait ce que je devais faire, mais ça n’a pas marché. Tout le monde sait ce qui se passe en Angleterre ou en Europe, quand tu n’as pas de papiers ni de permis de travail, tu ne peux pas rester. Ils nous ont dit que « ça c’est bien passé, mais on ne peut pas vous garder ici » . Donc je suis retourné au Sénégal. J'ai pris ça comme une expérience et en me disant que tout était possible. Il faut y croire et continuer à travailler. Tu as déjà travaillé pour en arriver là. Il faut travailler encore pour dépasser ce stade.

Ensuite, tu retentes ta chance en Arabie saoudite fin 2008...
J’y suis allé grâce à un ancien international qui s’appelle Mamadou Sow. Il travaillait avec un de ses anciens coéquipiers qui lui-même travaillait avec un agent. On était trois, on est partis là-bas. On est restés trois semaines et au moment où je devais signer, je me suis blessé. J’ai préféré rentrer pour me soigner au Sénégal. Le gars m’aimait beaucoup, il ne voulait pas que je rentre. Il a tout fait pour que je reste là-bas. Mais je ne pouvais pas. Je voulais partir.

Ces deux échecs ne t’ont pas miné ?
Au moment où je suis parti, je faisais partie de l’équipe type de la Ligue 1 sénégalaise. Je me disais : « C’est dur mais je ne vais pas me décourager. Il faut s’accrocher. Il faut y croire. »

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C’était quel niveau le championnat sénégalais ?
Il y a du niveau, mais ça ne vaut pas la Ligue 1 ou la Ligue 2 française. En fait, le plus dur quand tu viens du Sénégal ou d’Afrique et que tu viens jouer en France, c’est le problème d’adaptation tactique. Tu peux être fort techniquement, tactiquement tu as du mal. C’est pour ça qu’on voit des joueurs africains qui vont mettre six mois ou un an pour s’adapter.

Plus précisément, qu’est-ce qui est difficile à intégrer tactiquement ?
Ta position sur le terrain en fonction d’une situation défensive ou offensive.

Tu arrives à Épinal (CFA) en septembre 2009 avec Ibrahima Seck et Christophe Diedhiou. Et l’adaptation est difficile...
« On ne connaissait pas Épinal. Personne ne savait placer Épinal sur la carte de France. On est arrivés le 26 septembre. Il faisait froid. Pas pour les habitants, mais pour nous oui. »
On était tous les trois à Yakaar et Salif Diao avait organisé des essais à Dakar, avec la collaboration de Laurent Bénier, le directeur sportif d’Épinal. C’est là qu’ils nous ont vu tous les trois. On ne connaissait pas Épinal. Personne ne savait placer Épinal sur la carte de France. On est arrivés le 26 septembre. Il faisait froid. Pas pour les habitants, mais pour nous, oui. C’était difficile, mais on s’est adaptés. On faisait tout ensemble tous les trois. On restait des heures dans la cuisine après le petit-déjeuner, le repas ou le dîner. On faisait les courses à trois. On allait à l’entraînement à trois. L’hiver, on allait à la mosquée, on marchait trente minutes. Il pleuvait, neigeait. Pareil pour aller à l’entraînement. On n’avait pas de voiture. Chacun mettait son casque, on écoutait de la musique, on se mettait en rang pour le trajet. On se faisait des sandwichs avant de partir et on les mangeait dans la rue avant d’aller à l’entraînement.

Que retiens-tu de ton passage à Créteil ?
La montée de National à Ligue 2. On a fait une superbe saison 2013-2014.

Et comment tu t’es retrouvé à Angers ?
Tu sais comment ça se passe, les gens m’annonçaient partout, mais Angers est arrivé au dernier moment.

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Qu’est-ce que tu as ressenti lors de ta première sélection ?
C’est une fierté ! Déjà quand tu joues les Navétanes, il y a toute la famille, les amis, les gens de ton quartier, tout le monde. Là, on te sélectionne en équipe nationale. C’est plus qu’une fierté. Quelle que soit son origine, on a envie de jouer pour son pays.

Et en entendant l’hymne ?
Je ne peux même pas décrire l’émotion que j’avais. La première fois, c’était pour Colombie-Sénégal.

Comment sens-tu les Lions de la Téranga en Coupe d’Afrique ?
Tout le monde, Sénégalais, Sénégalaises, hommes et femmes, petits ou grands, tout le monde doit encourager l’équipe du Sénégal. Que tous les cœurs soient unis. On a vraiment une bonne équipe et de très, très, très bons joueurs. On a de la qualité et on veut ramener le football sénégalais là où il était.

Par Flavien Bories
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Dans cet article

Je vais rebondir sur 2 choses dans cette interview:

"Cheikh Ndoye, (...)leader du Sénégal."

Avant d'être un leader, il faudrait déjà qu'il soit titulaire, or c'est pas le cas, du moins pour le moment. Le Sénégal joue souvent en 4-3-3 avec Gana en pointe basse du milieu,et le duo Kouayaté/Diamé en relayeur. Pragmatique comme il est, je ne vois pas Aliou Cissé changer son schéma de jeu vu que les résultats lui donnent raison jusqu'ici même si la qualité de jeu n'est pas tout le temps au rendez vous.

Cheikh, est en balance avec Sankharé (qui a montré de bonnes choses lors de la dernière sortie du Sénégal) et Pape Alioune Ndiaye (Osmanlıspor), Pape Diop (Espagnol) pour être le premier choix pour remplacer un des trois du milieu en cas de suspensions/turn over.

"Ça fait quatre ans que notre stade à Rufisque est en reconstruction. Il y a plus de championnats populaires qui s’appellent les Navétanes. Donc sportivement à Rufisque, il n’y a plus d’activité. On voulait que l’État ou qui que ce soit agisse pour remettre les choses en ordre et que les travaux du stade soient réalisés le plus rapidement possible. La population rufisquoise en a besoin."

D'abord si le stade est en reconstruction, c'est en grande partie due à la faute de la population rufisquoise qui n'a trouvé rien de mieux de saccager que de le pour montrer leur mécontentement lors d'un match de navétane* opposant des équipes de la ville.


le navétane, aussi appelé championnat populaire est une compétition organisée chaque année pendant la période estivale où sont regroupés tous les clubs de quartier de chaque zone.
Ce qui est assez paradoxal pour ce tournoi, c'est qu'il draine plus de foules, plus de passions que la ligue 1 sénégalaise alors que c'est le niveau le plus bas du football sénégalais (!).

Faut dire que les gens s'y reconnaissent beaucoup plus que dans les clubs de l'élite qui n'ont pas une grande base de fan à part quelques clubs que je vais citer pêle-mêle : NGB (issu des navétanes ayant connu toutes les divisions du pays); USO, Casa sport, As Pikine, Jaraaf...

Ces tournois sont souvent un moyen pour se montrer aux yeux du grand public et attirer l'attention des recruteurs qui n'hésitent pas à lancer les joueurs faire des tests en Europe.

Et de ces joueurs qui composent l'équipe actuelle, hormis les binationaux, la quasi totalité des joueurs est passée par les navétanes pour se faire un nom (Cheikh Ndoye, Kouyate, M. Diouf, Zargo, Moussa Konaté, Djilobodji etc...)

Voila, désolé pour ce long pavé!
Message posté par bandinidakar
Merde il marchait 30 min pour faire les courses...j'ai failli chialer... serieusement, arretez les mecs. D'abord Rufisque a des besoins bien plus importants qu'un terrain de foot. Ensuite, dire aux gens que la vie a 12 dans une maison de 4 chambres te manque... non ta famille te manque ponctuellement oui... Et l'histoire du froid fin septembre... ce sont toujours les mêmes poncifs savamment rapportés par la presse pour faire pleurer dans les chaumieres... bref la réalité est bien plus complexe et heureusement bien moins dramatique...on vous lit, on est sûrs que l'Afrique ne sortira jamais du tas de merde qui la definit: un continent pauvre de facon homogene, ou les habitants savent apprécier les petits plaisirs de la simplicité de leur existence... c'est beau!!! Bullshits neo coloniales colportees par des incultes...


Pas bien compris ton point?
Quelle belle équipe avait le SAS lors de sa dernière année la bas, avec une super saison au pied du podium. ça a bien changé, j'espère qu'on se maintiendra sur le terrain cette année et pas seulement sur nos finances.

Ah et c'est Laurent Bénier et non Beunier.
Message posté par bandinidakar
Ce sont tjrs les mêmes retours sur le Sénégal et même sur l 'Afrique noire en général. Grosso modo la pauvreté s'etale partout, tout le temps. Mais le peuple garde le sourire. Voila, on ne sort jamais de ce truc là, alors que le Sénégal regorge de types creatifs, entrepreneurs, que le pays n'est pas juste un tas de fumier entouré de mouches avec des gentils noirs sourire aux levres. Je sais pas, parfois des mecs en arrivent a penser qu'a Dakar on vit dans des cases sans électricité (véridique )
Par ailleurs, on est tjrs obligé d'expliquer que l'acclimatation est dure a cause du froid... je trouve ca reducteur. Ceci dit lorsque les occidentaux vivent a l'étranger on les appelle des expats, le reste du monde ce sont des immigrés. Ce que je veux dire c'est que sans le vouloir peut etre on finit par enfermer les peuples dans les cases qui leur ont été assignées... ici c'est l'immigré venu d'un pays ou les gens n'ont pas de chaussures, qui doit attirer l compassion parce qu'il laisse sa famille pour se retrouver seul dans le froid, qu'une fois en France il n'a même pas de voiture, etc...


Salut,

C'est moi qui interviewé Cheikh. Loin de moi l'idée de véhiculer de tels clichés sur l'Afrique, d'autant que je suis né au Sénégal. Je fais et ferai mon maximum pour battre en brèche autant qu'il le faut les clichés nauséabondes sur l'Afrique. Je t'invite à aller lire mon ITW de Claude Le Roy.

Concernant l'ITW de Cheikh, j'ai posé mes questions avec une démarche honnête et sincère. Mon but est qu'il m'explique son vécu, son ressenti mais aussi qu'il fasse découvrir le Sénégal. Que puis-je faire de plus que de donner la parole à un Sénégalais pour qu'il parle du Sénégal ?

Alors oui, ce n'est pas assez. Oui celui qui veut y voir du "en Afrique il y a la pauvreté" peut le faire. Moi ce que je vois c'est que sa famille est soudée à l'image de beaucoup de familles sénégalaises. Je vois aussi que la vie en communauté lui manque. C'est important de le comprendre pour capter la mentalité du mec.

Alors oui, j'aurais pu mieux faire. Mais chaque ITW, chaque papier, je le rédige toujours avec mon coeur, de la bonne volonté et de la bienveillance. Et si mes ITW traitent souvent de l'Afrique, ce n'est pas par hasard.
Message posté par Patatrac
Quelle belle équipe avait le SAS lors de sa dernière année la bas, avec une super saison au pied du podium. ça a bien changé, j'espère qu'on se maintiendra sur le terrain cette année et pas seulement sur nos finances.

Ah et c'est Laurent Bénier et non Beunier.


Merci, je vais corriger ça tout de suite !
Message posté par Elji haz14
Je vais rebondir sur 2 choses dans cette interview:

"Cheikh Ndoye, (...)leader du Sénégal."

Avant d'être un leader, il faudrait déjà qu'il soit titulaire, or c'est pas le cas, du moins pour le moment. Le Sénégal joue souvent en 4-3-3 avec Gana en pointe basse du milieu,et le duo Kouayaté/Diamé en relayeur. Pragmatique comme il est, je ne vois pas Aliou Cissé changer son schéma de jeu vu que les résultats lui donnent raison jusqu'ici même si la qualité de jeu n'est pas tout le temps au rendez vous.

Cheikh, est en balance avec Sankharé (qui a montré de bonnes choses lors de la dernière sortie du Sénégal) et Pape Alioune Ndiaye (Osmanlıspor), Pape Diop (Espagnol) pour être le premier choix pour remplacer un des trois du milieu en cas de suspensions/turn over.

"Ça fait quatre ans que notre stade à Rufisque est en reconstruction. Il y a plus de championnats populaires qui s’appellent les Navétanes. Donc sportivement à Rufisque, il n’y a plus d’activité. On voulait que l’État ou qui que ce soit agisse pour remettre les choses en ordre et que les travaux du stade soient réalisés le plus rapidement possible. La population rufisquoise en a besoin."

D'abord si le stade est en reconstruction, c'est en grande partie due à la faute de la population rufisquoise qui n'a trouvé rien de mieux de saccager que de le pour montrer leur mécontentement lors d'un match de navétane* opposant des équipes de la ville.


le navétane, aussi appelé championnat populaire est une compétition organisée chaque année pendant la période estivale où sont regroupés tous les clubs de quartier de chaque zone.
Ce qui est assez paradoxal pour ce tournoi, c'est qu'il draine plus de foules, plus de passions que la ligue 1 sénégalaise alors que c'est le niveau le plus bas du football sénégalais (!).

Faut dire que les gens s'y reconnaissent beaucoup plus que dans les clubs de l'élite qui n'ont pas une grande base de fan à part quelques clubs que je vais citer pêle-mêle : NGB (issu des navétanes ayant connu toutes les divisions du pays); USO, Casa sport, As Pikine, Jaraaf...

Ces tournois sont souvent un moyen pour se montrer aux yeux du grand public et attirer l'attention des recruteurs qui n'hésitent pas à lancer les joueurs faire des tests en Europe.

Et de ces joueurs qui composent l'équipe actuelle, hormis les binationaux, la quasi totalité des joueurs est passée par les navétanes pour se faire un nom (Cheikh Ndoye, Kouyate, M. Diouf, Zargo, Moussa Konaté, Djilobodji etc...)

Voila, désolé pour ce long pavé!


Merci pour toutes ces précisions.

Concernant le "leader du Sénégal", ce n'est pas ce que j'avais écrit initialement. Je l'ai fait corriger dès que je l'ai vu !
Message posté par DoF2Foot
Merci pour toutes ces précisions.

Concernant le "leader du Sénégal", ce n'est pas ce que j'avais écrit initialement. Je l'ai fait corriger dès que je l'ai vu !


Salut!

Disons que cela a capté mon attention dès la lecture.
Sinon, ton pseudo "dof2foot" ne se traduirait par "fou de foot" au hasard?
Message posté par bandinidakar
Salut,

Je te remercie de répondre. Je ne te visais pas particulièrement, tu n'y es pas pour grand-chose, et certainement que mon intervention n'a rien à faire sur sofoot... Mais cette catégorisation sociale, elle vient des deux parties, et donc aussi bien du footballeur en question qui finit par s'insérer de lui-même dans l'image qu'on lui a créée. Ces phénomènes sont surement inconscients, mais ils finissent par ne montrer toujours que la même face d'un tableau. Comme on dit, un arbre qui tombe fait plus de bruit qu'une forêt qui pousse.
La famille est soudée au Sénégal, et on peut même parfois dire ou entendre que le Sénégal tout entier est une grande famille, tous reliés par le cousinage... Mais en réalité il me semble que cette société est beaucoup plus complexe que ça. En fait par moments ça me ramène aux caricatures de noirs des années 20 et 30 style banania, sourire collé en permanence, tu vois le truc?

Bref, il faudrait en parler autour d'un thé sur une terrasse si tu veux...


Ce que tu dis est tout à fait légitime. Bien entendu, la société sénégalaise comme toutes les sociétés africaines a ses particularités et ne s'arrête pas à la famille soudée, mais je dois bien commencer par quelque chose. Et puis, comme tu le soulignes, l'interviewé n'est pas forcément le mieux placer pour en parler.

Mais si le lecteur peut déjà apprendre une chose sur le Sénégal ou effacer un cliché en lisant cette interview je suis satisfait. C'est bête mais le premier qui m'a parlé du massacre de Thiaroye c'est Claude Le Roy.

Avec plaisir pour le thé. J'ai plein de choses à apprendre !
Message posté par Elji haz14
Salut!

Disons que cela a capté mon attention dès la lecture.
Sinon, ton pseudo "dof2foot" ne se traduirait par "fou de foot" au hasard?


Tu as raison, j'ai eu honte.

Pour le pseudo, c'est tout à fait ça !
Intéressant les coms. C'est bien la 1ere fois que je vois un rédacteur intervenir directement dans le débat. C'est une bonne chose.
Effectivement j'avoue ne pas trop aimer lire ce genre d'ITW pour les raisons que bandidakar exposent parfaitement. C'est cliché et probablement involontaire.
La société sénégalaise, multiple complexe et de plus en plus métissée.
Il semble que Bandinidakar que tu m'as dit une fois travailler dans une école ( française?). Il faut que les gens sachent qu'il y a pleins d'écoles francaise, bilingue et américaines et malgré tous les places sont y chères et rares au propre comme au figuré ce qui témoignent d'une classe sociale ( étrangère mais aussi locale) certes très minoritaire mais assez aisée.
Il faut savoir que des appartements ou duplex avec piscine individuelles peuvent se vendre aux alentours du million d'euros a une vitesse assez folle.
Il faut savoir qu'une de mes relations à acheter une montre qui n'existe qu'a 3 exemplaires aplus de 400 000 euros qu'il s'est fait livré à Dakar.
Il faut savoir qu'on ne te regarde même plus quand tu roules en Range Rover Evoque tellement il y en a.
Dans max 2 ans on commencera à voir quelques Bentley Bentayga.
C'est ca la complexité du Sénégal. Ce genre de pays se rapproche davantage de l'Inde ou du Brésil( en version miniature) pour l'inégalité des classes sociales que d'un pays où lorsque tu gagnes 4000 euros net tu es le roi du pétrole.A 4000 euros net tu vis dans un quartier intermédiaire, des classes moyennes.
Message posté par bandinidakar
Et surtout il y a de vraies cultures, qui ne se limitent pas au Tiep, ni à la grande famille, des cultures complexes et variées - diolas, sérères, lébous...- des cultures aussi différentes les unes des autres que la culture basque et la culture chti. Le Sénégal est un pays très à part en Afrique de l'Ouest, un pays à 95% musulman dont le premier et plus emblématique président était chrétien, un pays qui fait fonctionner un pacte social qui lui a permis de ne jamais entrevoir de près ou de loin de guerre civile comme beaucoup aux alentours: ni coups d'Etat, ni attentats religieux, et une vie démocratique forte... Bref, tant de choses à mettre en avant plutôt que le "terrain de foot de Rufisque" qui n'existe plus... Encore une fois ce n'est pas la faute de l'auteur!!!


Je reconnais que le titre j'aurais pu mieux faire ! Mais c'était spontané et plutôt bon enfant.

Si vous voulez discuter un peu plus longuement ou vous prendre un thé : voici mon mail : flavdof2foot@gmail.com

Sinon, je me suis procuré le livre Histoire du football sénégalais de Daour Gaye. Je suis sûr de pouvoir en tirer quelque chose d’intéressant.

En tout cas merci pour vos remarques et critiques !
didier gomis Niveau : CFA
Assez inédit cet échange entre l'auteur de l'ITW et Mr Bandi !

Je comprends la "colère" de Mr Bandi, les clichés sur le Sénégal sont toujours les mêmes : le Yassa, les enfants qui mendient, le sourire des gens, etc. C'est tellement réducteur. Le pire c'est que c'est très fréquent cette façon de se limiter à la fois du côté du rédacteur que celui qui te donne les éléments. En ressort une certaine frustration à la lecture de l'ITW. J'ai voyagé une fois au Sénégal (où j'y ai croisé Mr Claude Le Roy à Saly) et le pays m'avait semblé tellement riche et varié. Je m'étais fait la réflexion qu'il devait être extrêmement frustrant pour un Sénégalais qu'on le réduise à un mangeur de Tiep qui aime faire la fête. Un peu comme le brésilien qu'on assimile toujours soit à un fêtard soit à un bandit de la favela.

Après je comprends que Cheikh aie pu se dire qu'en racontant des choses assez générales, il allait satisfaire la demande du journaliste. Et celle des lecteurs. Ca reste du journalisme sportif, pas une interview sur la société Sénégalaise ou sur l'Afrique.

En tout cas, ravi de constater que les auteurs lisent les commentaires.
Message posté par didier gomis
Assez inédit cet échange entre l'auteur de l'ITW et Mr Bandi !

Je comprends la "colère" de Mr Bandi, les clichés sur le Sénégal sont toujours les mêmes : le Yassa, les enfants qui mendient, le sourire des gens, etc. C'est tellement réducteur. Le pire c'est que c'est très fréquent cette façon de se limiter à la fois du côté du rédacteur que celui qui te donne les éléments. En ressort une certaine frustration à la lecture de l'ITW. J'ai voyagé une fois au Sénégal (où j'y ai croisé Mr Claude Le Roy à Saly) et le pays m'avait semblé tellement riche et varié. Je m'étais fait la réflexion qu'il devait être extrêmement frustrant pour un Sénégalais qu'on le réduise à un mangeur de Tiep qui aime faire la fête. Un peu comme le brésilien qu'on assimile toujours soit à un fêtard soit à un bandit de la favela.

Après je comprends que Cheikh aie pu se dire qu'en racontant des choses assez générales, il allait satisfaire la demande du journaliste. Et celle des lecteurs. Ca reste du journalisme sportif, pas une interview sur la société Sénégalaise ou sur l'Afrique.

En tout cas, ravi de constater que les auteurs lisent les commentaires.


Je te trouve dur Didier Gomis. Je ne trouve pas que mes questions soient particulièrement orientées au contraire. La seule chose que j'attendais et voulais c'est cerner davantage le personnage. Qu'il me dise ce qu'il ressent, qu'il me raconte son passé, me décrive la société sénégalaise. Sortir du terrain, je ne demande que ça moi.

Je trouve ça cool de discuter avec vous, alors j'essaierai de le faire régulièrement !
Message posté par DoF2Foot
Tu as raison, j'ai eu honte.

Pour le pseudo, c'est tout à fait ça !


Cool le pseudo; un mix entre le wolof et le français qui témoigne d'un certain ancrage culturel!

Je me disais qu'il n'y avait que Babacar Sall de la rédaction qui parlait le wolof.
Message posté par didier gomis
Assez inédit cet échange entre l'auteur de l'ITW et Mr Bandi !

Je comprends la "colère" de Mr Bandi, les clichés sur le Sénégal sont toujours les mêmes : le Yassa, les enfants qui mendient, le sourire des gens, etc. C'est tellement réducteur. Le pire c'est que c'est très fréquent cette façon de se limiter à la fois du côté du rédacteur que celui qui te donne les éléments. En ressort une certaine frustration à la lecture de l'ITW. J'ai voyagé une fois au Sénégal (où j'y ai croisé Mr Claude Le Roy à Saly) et le pays m'avait semblé tellement riche et varié. Je m'étais fait la réflexion qu'il devait être extrêmement frustrant pour un Sénégalais qu'on le réduise à un mangeur de Tiep qui aime faire la fête. Un peu comme le brésilien qu'on assimile toujours soit à un fêtard soit à un bandit de la favela.

Après je comprends que Cheikh aie pu se dire qu'en racontant des choses assez générales, il allait satisfaire la demande du journaliste. Et celle des lecteurs. Ca reste du journalisme sportif, pas une interview sur la société Sénégalaise ou sur l'Afrique.

En tout cas, ravi de constater que les auteurs lisent les commentaires.


Saly, c'est quand l'une des stations balnéaires les plus visitées du pays si ce n'est la plus visitée, tu m'étonnes que tu t'y es plus.

Une fois sur place, on se rend compte que la réalité est en fait très loin des clichés qu'on entend par ci par là.

J'en ai connu des amis qui y sont partis juste par curiosité histoire de découvrir le pays, bah je te dis pas combien ils ont été agréablement surpris par l'accueil qu'ils ont reçu (pour le coup, la téranga* sénégalaise dont on parle prend tout son sens ici), y'en a même qui envisagent d'y résider, c'est dire!

Je comprends également la frustation de Bandinidakar et la partage, ça doit être frustrant d'entendre tous ces poncifs sur le Sénégal à croire qu'il n'y a que ça dans le pays.
Bonobossis Niveau : DHR
Message posté par bandinidakar
Merde il marchait 30 min pour faire les courses...j'ai failli chialer... serieusement, arretez les mecs. D'abord Rufisque a des besoins bien plus importants qu'un terrain de foot. Ensuite, dire aux gens que la vie a 12 dans une maison de 4 chambres te manque... non ta famille te manque ponctuellement oui... Et l'histoire du froid fin septembre... ce sont toujours les mêmes poncifs savamment rapportés par la presse pour faire pleurer dans les chaumieres... bref la réalité est bien plus complexe et heureusement bien moins dramatique...on vous lit, on est sûrs que l'Afrique ne sortira jamais du tas de merde qui la definit: un continent pauvre de facon homogene, ou les habitants savent apprécier les petits plaisirs de la simplicité de leur existence... c'est beau!!! Bullshits neo coloniales colportees par des incultes...


Ça doit faire la troisième itw ou article de presse que je lis avec les mêmes anecdotes sur l'aventure des trois mecs débarqués à Epinal, les premières dans FF si ma mémoire ne me trompe pas.

Le froid, les courses, la cuisine des heures avec ses pays, la solidarité, la communauté...
Peut-être que le mec est aussi un peu responsable de ses réponses, voire même qu'il n'ait peut-être pas trop réfléchi à ce qu'elle impliquent.
Je ne sais pas ce qu'il croit devoir représenter mais si tout les footeux ne sont pas des idiots ou des incultes faut pas s'attendre non plus à une une conf' socio-économique parce que tu voudrais un regard plus objectif et avisé.

À propos de "Bullshits neo coloniales colportees par des incultes..." et ce que tu soulignes auparavant, je te cite Bourdieu : "Lorsque le dominé applique à ceux qui le dominent des chaînes qui sont le produit de la domination, ou en d'autres termes lorsque leurs pensées et leurs perceptions sont structurées conformément aux structures même de la relation de domination qui leur est imposée, leurs actes de connaissance sont inévitablement des actes de reconnaissance de soumission."

(Et puis je crois que vous avez pas idée du froid à Epinal, pour rien au monde je voudrais passer plusieurs mois d'hiver là-bas.)
Mzunguitude Niveau : Loisir
Message posté par bandinidakar
Merde il marchait 30 min pour faire les courses...j'ai failli chialer... serieusement, arretez les mecs. D'abord Rufisque a des besoins bien plus importants qu'un terrain de foot. Ensuite, dire aux gens que la vie a 12 dans une maison de 4 chambres te manque... non ta famille te manque ponctuellement oui... Et l'histoire du froid fin septembre... ce sont toujours les mêmes poncifs savamment rapportés par la presse pour faire pleurer dans les chaumieres... bref la réalité est bien plus complexe et heureusement bien moins dramatique...on vous lit, on est sûrs que l'Afrique ne sortira jamais du tas de merde qui la definit: un continent pauvre de facon homogene, ou les habitants savent apprécier les petits plaisirs de la simplicité de leur existence... c'est beau!!! Bullshits neo coloniales colportees par des incultes...


@bandini Même si je comprends le problème que tu soulèves, je trouve ta réaction plutôt excessive. Parler immédiatement de colonisation ou de clichés néo coloniaux ça devient vraiment trop systématique et trop à la mode. A pousser dans ce sens on tombe dans les délires de persécution permanents (cf. ton "immigrés vs expat" que j'entends de plus en plus, les expats sont une catégorie bien particulière d'immigrés, personne n'a jamais dit qu'un occidental ne pouvait pas être un migrant économique).
Super-Pippo Niveau : CFA
Message posté par bandinidakar
C'est aussi ce qui à mon avis fait dire aux gens "l'Afrique" comme s'il n'y avait qu'un seul et même pays!!!


Alors ça qu'est-ce que ça me fait chier. Après faut avouer qu'en France, les descendants d'Africans en jouent...
N'Doye = un sage. Respect.
Quelques remarques en vrac qui mettent certainement d'être mieux structuré.Désolé.

-Affirmer que le Sénégal est un pays complexe,cela va de soi.
Quel pays ne l'est-il pas?
Argumenter en mettant en avant la présence de voitures de luxe et en reprochant un témoignage exprimant des évidences,c'est très discutable.

-Quant à Saly,c'est un endroit peu recommandable.Pourri par la perversion du tourisme de masse.
Phénomène que l'on retrouve partout dans le monde.

-Au Sénégal,on mange du Tiep Bou Dien.C'est comme cela et la plupart du temps,tous les jours.Que cela froisse la susceptibilité de ceux qui veulent sortir des clichés,je le comprends.Il n'empêche que ce qu'on appelle des caricatures peuvent être aussi des réalités.

-J'ai personnellement bien souffert de la chaleur(cf Charly Gaul) quand je jouais sur les plages des Parcelles Assainies.Cela ne m'a pas empêché de gagner des matchs mais j'aurais certainement été plus performant avec 10 ou 15 degrés de moins.

-Alors c'est toujours le même débat,doit-on s'interdire d'exprimer un ressenti,un vécu,un point de vue qui ne soit pas original,différent,inattendu?
Je ne le pense pas.
C'est finalement paradoxalement condescendent.

-"L'Afrique" fait sens,c'est un continent.Alors évidemment,généraliser sur plus de 50 pays,c'est forcément réducteur.
Mais la construction européenne l'est-elle intrinsèquement?
Pour moi,oui.
Vaste débat.
J'affirme que la catégorie "Afrique" est pertinente au moins par soustraction au reste de la planète.
-Et citer Bourdieu quand on regrette le manque de complexité(je raccourcis),c'est fort de café.
Je précise que je n'apprécie guère Morin.
Un marxisme à la française est plus de mon goût mais je ne pense pas que N'Doye se sente dans la peau d'un dominé ni qu'il reproduise un discours.
-Et pour finir,le Sénégal a la Casamance,1989 avec les Maures et une ruralité qui souffre (désolé) terriblement entre autres.
Ce pays n'a rien d'idyllique(cf la Côte d'Ivoire)
-Ce n'est pas parce qu'il y a des nantis à Dakar et que Wade a tout fait pour placer le Sénégal en position d'interlocuteur sur les grands enjeux internationaux que les sénégalais ne souffrent pas.
Ils sont excessivement durs avec les différents pouvoirs qui se succèdent tant ils sont ambitieux pour leur pays.

Et voilà pour ma participation à la simplification des esprits:Un peuple beau,intelligent,travailleur et déterminé.

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