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Chauvin : « Le foot ne se réduit pas à cadenasser Zlatan »

Humilité et discrétion. Les valeurs du Stade brestois et de son entraîneur, Landry Chauvin, permettent au club du Finistère de bosser en paix. Et de bien bosser. Sans faire de bruit, l’ancien coach de Sedan et de Nantes s’en sort pour l’instant très bien pour sa première en Ligue 1. L’occasion d’en savoir un peu plus sur ses méthodes, sur son groupe et sur la venue en Bretagne du PSG, ce vendredi.

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Landry, comment se passe votre apprentissage de la Ligue 1 ?
Bien, on s’est tout de suite mis au boulot, on a étudié les forces et faiblesses de nos joueurs, avec un nouveau staff. Aujourd’hui, on se rend compte qu’après plusieurs matchs, la mayonnaise commence à prendre, donc c’est satisfaisant.

Le passage de la Ligue 2 à la Ligue 1 n’est pas si difficile que cela finalement ?
Non, parce que Brest est un club tranquille, humble, à mon image. Ici, on est au bout de la Terre en étant dans le Finistère, donc on bénéficie d’un relatif anonymat.

Sixième à domicile, 17e à l’extérieur, Brest a joué deux championnats différents depuis le début de saison ?
Ouais, on commence à améliorer notre parcours à l’extérieur depuis trois rencontres, mais c’est vrai qu’on a eu énormément de mal sur les six ou sept premières rencontres, même si ça a été des matchs complètement différents. On passe complètement à côté à Saint-Étienne et à Nice, mais on fait des performances satisfaisantes par ailleurs. Voilà, c’est comme ça qu’il fallait prendre la température de cette équipe et de la L1. Aujourd’hui, on est beaucoup plus réguliers dans nos performances et surtout on a progressé dans le jeu que l’on peut proposer.

Vos recrues de l’été sont presque toutes titulaires incontestables aujourd’hui, c’est ce que l’on appelle un mercato réussi ?
On avait fait un recrutement très rapide, en ciblant des joueurs en fin de contrat. Donc ils sont arrivés dès le début de la préparation, ce qui est un vrai plus. C’est sûr que dans l’équipe type qui est en train de se dessiner, Alexis Thébaux, Bernard Mendy, Abdou Sissoko, qui avait très peu joué depuis le début de l’année, et Kamel Chafni se sont imposés très rapidement. Benschop a eu un temps d’adaptation un peu plus long, mais c’est logique parce que c’est un jeune, qu’il est étranger et attaquant, mais il est en train de s’affirmer et j’espère que 2013 sera son année. Et puis Geoffrey Dernis, un mec exemplaire, qui nous apporte beaucoup à chaque fois qu’il entre en jeu. C’est vrai qu’on a visé juste dans notre recrutement.

L’arrivée de Bernard Mendy avait un peu surpris tout le monde. Comment ça se passe avec lui ?
Très bien, c’est mec simple, humble, qui correspond complètement à la mentalité brestoise. Il avait envie de retrouver la France pour être avec ses enfants au quotidien. Il est pleinement épanoui ici, il apporte son expérience aux plus jeunes, et au club tout simplement.

Comment préparez-vous vos matchs ?
Je regarde les deux dernières rencontres de l’adversaire que l’on va rencontrer. J’analyse ses forces et ses faiblesses, ce qui peut le gêner. Je fais un montage vidéo pour les joueurs, avec aussi un retour sur notre prestation du match précédent. Sinon, je délègue tout ce qui est critique individuelle, même si évidemment je connais les contenus. Je délègue un maximum, car c’est là que la notion de staff prend toute son importance.

Quand on est une équipe de bas de tableau comme l’est Brest, on s’adapte forcément à l’adversaire ?
Au début de saison, j’avais un projet de jeu un peu trop ambitieux. Petit à petit, on a adopté des principes de jeu que l’on essaye d’appliquer quel que soit l’adversaire, mais c’est vrai qu’à notre niveau, on prend obligatoirement en compte ce qui se propose à nous.

Trop ambitieux, c’est trop offensif ?
Oui, je voulais qu’on reparte de derrière, que l’on construise davantage… J’avais imaginé quelque chose sans doute trop loin de ce qu’avait l’habitude de faire l’équipe. Il faut savoir que l’année dernière, Brest n’a gagné que huit rencontres sur la totalité du championnat, là on est déjà à six, que Brest marquait très peu, là on marque presque à chaque match. À l’inverse, l’équipe prenait peu de buts. Il y a un juste milieu à trouver, et il semblerait que l’on se rapproche de cet équilibre.

Votre système de jeu favori, c’est le désormais très répandu 4-5-1 qui devient 4-3-3 ?
Oui, mais plus que l’organisation, c’est l’animation qui est importante. Parce qu’en fait, tout dépend de quelle séquence de jeu on regarde. Ça peut être 4-5-1, 4-3-3 ou 4-1-4-1. Mais je me fiche complètement de ce genre de débat.

Vous aussi, vous regardez du foot toute la semaine pour chercher l’inspiration ?
J’avale énormément de matchs. Parfois pour ma propre observation, pour réfléchir sur mon équipe, d’autres fois pour le plaisir. Il arrive que je me dise : « Tiens, c’est pas mal, ça. » Rien n’est figé.


Y a-t-il une équipe qui vous plaît particulièrement en Ligue 1 ?
J’aime bien ce que fait Lyon. Ils ont tenu compte de la conjoncture actuelle, c’est un bon dosage entre jeunes issus d’un centre de formation très performant et joueurs expérimentés. Pour moi, c’est ce qu’il faut faire aujourd’hui en France si on n’a pas la puissance économique du PSG.

Justement, ce week-end, c’est le PSG qui vient à Francis-Le Blé. Quelle est la stratégie pour le battre ?
Le match le plus important était celui de Sochaux. On est sûr de ne pas passer la trêve dans la zone de relégation et c’est très important psychologiquement, surtout avant la CAN où on va perdre quelques joueurs. Le PSG, c’est un match exceptionnel, dans un environnement exceptionnel. Il va se jouer à guichets fermés. Il faudra être très bon.

Et sur le plan tactique ?
J’ai regardé beaucoup de matchs pour le préparer, j’ai vu de tout. Certaines équipes jouaient à cinq derrière, d’autres à quatre, certaines voulaient imposer leur jeu haut, d’autres évoluaient très bas. Et finalement, je n’ai vu que Saint-Étienne leur poser énormément de problèmes, car pour moi, contre Lorient et Bordeaux, le PSG n’était pas encore en place. Et Rennes, c’est beau ce qu’ils ont fait, mais c’était surtout dû à l’inefficacité parisienne. Avec le retour de Thiago Motta, c’est devenu très très costaud.

Est-ce qu’il y aura un plan anti-Zlatan ?
Non, il faudrait avoir un mec aussi talentueux que lui dans le secteur défensif. Non non, il n’y en aura pas, et heureusement, car le foot ne se réduit pas à cadenasser un seul individu en face.

Qu’est-ce qu’on peut vous souhaiter pour 2013 ?
On a déjà fait la moitié du chemin, l’objectif du début de saison était le maintien sans devoir attendre la dernière journée comme ces deux dernières saisons. Donc que l’on continue à mettre en place quelque chose de cohérent, pour pérenniser le club en Ligue 1.

Propos recueillis par Léo Ruiz
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