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Chaud, chaud, Falcao

En déboursant 40 millions d'euros (47 avec les bonus), l'Atletico Madrid se paie Radamel Falcao, le buteur le plus convoité de l'été. Tout cela alors que la Liga fait grève ce week-end, à cause de la crise économique qui frappe la plupart des clubs et des joueurs. Il n'y a plus de morale.

Falcao est un homme qui aime faire durer le plaisir. Dans une semaine, il aurait dû affronter le FC Barcelone, pour le compte de la Supercoupe d'Europe. Un match au sommet, entre Porto, le vainqueur de l'Europa League, et le Barça, celui de la Ligue des Champions. Falcao était attendu comme l'un des hommes forts de la rencontre. Avec ses 17 buts en 14 matches lors de la dernière campagne européenne (dont 10 à partir des quarts de finale), il est d'ailleurs le seul en Europe à pouvoir rivaliser avec les stats pharaoniques de Messi et Ronaldo. Tout était prêt. Mais non. Falcao a repoussé. Le fameux coup de fil d'avant-diner : « Désolé, j'ai un empêchement, on remet ça ? » . Le buteur colombien n'affrontera pas le Barça, vendredi prochain, à Louis II. Il patientera jusqu'au 25 septembre. Ce jour là, l'Atletico Madrid rendra visite aux Catalans, au Camp Nou. Oui, Falcao sera de la partie. Depuis ce matin, il est officiellement un joueur madrilène. Longtemps convoité par Chelsea, puis par le Real Madrid, l'attaquant aux cheveux longs a finalement choisi l'autre rive de la capitale espagnole. Avec les sous récoltés par la vente d'Aguero, les Cholchoneros s'offrent la pépite colombienne. Un mal pour un bien, donc.

Les rois du bénéf

S'il y a en a bien qui sont dégoutés, ce sont les supporters du FC Porto. Chaque année ou presque, c'est la même ritournelle. Le club portiste achète des talents à bas prix, les fait exploser, et les revend à prix d'or. En tout, une plus-value exceptionnelle de 216 millions d'euros sur les dix dernières années. Un chiffre qui va désormais grimper à 224, puisqu'avec la vente de Falcao, Porto va encore terminer en positif le mercato. 37 millions pour les achats de Danilo (13), Alex Sandro (9,6), Mangala (6), Defour (6,5) et Kléber (2,4), totalement couverts par les ventes de Falcao (40) et Ruben Micael (5). Néanmoins, si les maîtres-financiers du club réalisent un boulot exemplaire, les fans, eux, s'agacent. Le Colombien était devenu, en l'espace de deux saisons une véritable idole. En même temps, un type qui plante 72 pions en 86 matches, cela appelle forcément la sympathie. Artificier en chef du triple succès des Dragons l'an dernier (Coupe, championnat, Europa League), Falcao aurait dû guider son club en Ligue des Champions, compétition dans laquelle les Portugais comptent bien jouer les premiers rôles. Mais il a renoncé. Parce que l'offre était trop belle. Pour le fric, oui. Après tout, l'Europa League est sa compétition de prédilection. Et tant pis pour les supporters de Porto.

Révélé, blessé, éclipsé

Il y a deux ans, pourtant, peu de gens auraient misé sur Falcao. Un joueur qui, en réalité, se nomme Radamel Garcia Zarate, mais qui a préféré se faire appeler Falcao en l'honneur du génie brésilien des années 80. Révélé au centre de formation des Millonarios de Bogota, le joueur est repéré par River Plate alors qu'il n'a que 15 ans. Déjà, à ce moment là, on le compare à Marcelo Salas, qui a laissé les supporters de River orphelins depuis l'été 98. Lorsqu'il débarque à Buenos Aires, il entame des études de journalisme à l'université Palermo. Histoire de. Mais en réalité, ce qu'il veut, c'est jouer au Monumental et faire trembler les filets. Et il le fait dès son premier match. Un doublé pour ses présentations officielles avec ses nouveaux admirateurs. En tout, il inscrit 7 buts en 7 matches pour sa première saison là-bas. Prometteur. Mais sa carrière est immédiatement stoppée par une grave blessure au genou. Six mois d'absence. La suite est difficile. Le joueur ne réussit pas à retrouver son niveau, paraît un peu lourdaud, et est rapidement éclipsé par la nouvelle pépite, Diego Buonanotte. Lors de l'été 2009, les émissaires de Porto, bien connus pour leur flair, viennent le chercher et proposent à River une offre de 5,4 millions d'euros. Bingo, tout le monde se met d'accord. Falcao débarque en Europe, dans un Porto révolutionné, qui vient de laisser filer Lisandro et Lucho. Un énième pari.

Sur le toit de l'Europe


Gagnant, le pari. Affuté, plus élancé que lors de ses années passées en Argentine, Falcao s'adapte parfaitement au nouveau système de jeu imposé par Jesualdo Ferreira, le coach portiste. Même si la saison du FC Porto est plutôt laborieuse, le club parvient à remporter la Coupe du Portugal. Falcao, lui, se distingue en terminant deuxième meilleur buteur du championnat avec 25 réalisations, à une seule unité d'Oscar Cardozo. Mais c'est avec l'avènement d'Andre Villas-Boas qu'il va prendre toute sa dimension. Aux côtés de Hulk, il forme immédiatement l'un des tandems les plus redoutables d'Europe. Si le Brésilien score pratiquement à tous les matches de championnat, Falcao, lui, se charge de l'Europa League. Implacable, il transcende son équipe vers le sacre final et, surtout, explose aux yeux de l'Europe entière. Son chef d'œuvre demeure la demi-finale aller face à Villarreal. En une mi-temps, il fait chavirer quatre fois le stade et montre tout son répertoire : pied gauche, pied droite et jeu de tête. Cette même tête qui, en finale quelques semaines plus tard, envoie Porto sur le toit de l'Europe. Il devient l'une des merveilles du mercato. Villas-Boas, qui file à Chelsea, tente de l'emmener dans ses valoches. Sans succès. Finalement, c'est l'Atletico Madrid, comme un gamin qui va claquer toutes ses étrennes de Noël, qui réinvestie immédiatement les 45 millions d'euros gentiment offerts par Manchester City. Il devient le plus gros transfert de l'histoire du club. Cela mérite bien quelques pions contre le Barça et le Real.

Eric Maggiori

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