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Chars Vs Sous-Marin

La Panzer Division merengue accueille ce soir le sous-marin jaune. Ce Real (2ème) -Villarreal (3ème) est le plus intéressant depuis longtemps car il va donner le ton du premier semestre 2011, de la vraie valeur de la Liga et de ce que le sous-marin a dans le ventre. Tous aux abris.

«  Quand l'équipe gagne c'est toujours grâce aux joueurs. Quand elle perd c'est toujours de ma faute » . C'est la phrase-manifeste que Mourinho se tue à répéter sur tous les tons et dans toutes les langues. Jeudi soir, le Real se qualifie pour les ¼ de Coupe du Roi mais vient de perdre 2-0 à Levante (victoire 8-0 à l'aller). Contre le dix-septième de Liga, les remplaçants des galactiques (+ Benzema) n'en ont pas mené large. Le Real des Gago, Granero, Canales et Pedro Leon a commis le plus mauvais match madridiste de la saison. Aucune fluidité dans les transmissions, absence totale d'inventivité et immaturité déconcertante : le Real de jeudi ressemblait à tout sauf à un grand d'Espagne. Bien apprise, toute la presse se tourne alors vers le Mou, responsable de tout au Real. L'hypercoach glisse alors un «  nous avons des limites qui sont difficiles à cacher » . Déjà dimanche dernier, à Getafe (victoire difficile 3-2), le coach s'en était pris publiquement à ses ouailles: « je n'ai pas aimé l'équipe, son manque d'agressivité » . Les temps changent. Le Mou aussi ?

L'affaire Benzema, suite

Mourinho est furieux contre sa direction et le cache assez mal. Depuis l'été, il ne cesse de rappeler que si «  Higuain ou Benzema se blesse, nous aurons un problème » . Maintenant que la prophétie s'est réalisée, Mourinho n'a plus que Benzema pour pleurer. A la faveur d'une hernie discale de son concurrent direct et de l'amour d'un président qui a trop peur de s'être trompé en le signant, l'attaquant de l'équipe de France est devenu incontournable au Real. Mais dans l'univers mourinhien fait de concurrence et de méritocratie, la titularisation contrainte du chouchou du boss fragilise sa gestion. L'ascenseur sportif en panne à la pointe de l'attaque, le coach portugais ne se cache plus. L'équilibre de son vestiaire est en jeu : « Benzema est titulaire parce que c'est le seul attaquant disponible » . Heureusement, il y a Lass et Arbeloa (incontournables depuis plus d'un mois) « pour montrer aux autres joueurs que ce n'est pas parce qu'un joueur est titulaire qu'un autre doit partir » .

Et Benzema alors ? Plus l'indisponibilité d'Higuain s'allonge (retour le 16 mars contre Lyon au plus tôt), plus l'irrégularité de Rim-K (6 buts en 2 matchs mais seulement 9 en 25) exaspère. Quand Mourinho essaie d'éteindre l'incendie et d'enlever un peu pression des épaules du numéro 9 de la France - «  Nous pouvons très bien jouer sans attaquant de référence » -, c'est le contraire qui arrive. A Levante, Kaka – qui revient de 6 mois sans foot - remplace un Benz en perdition (0 frappe, 3 ballons perdus, 1 carton jaune) à l'heure de jeu. Comprenne qui voudra. Ce matin, Karim était en une de As: «  Benzema a la parole » . On appelle ça la pression.

Le meilleur club d'Espagne

En face, le sous-marin jaune, lui, sait où il va et par quel courant passer. Certes en 11 rencontres au Bernabeu, les gars de la banlieue de Castellon n'ont jamais fait mieux que 3 matchs nuls. L'an dernier, Diego Lopez en avait même pris une demi-douzaine (6-2). Mais cette saison tout est différent. Le meilleur club espagnol – derrière les deux martiens et leurs 400 millions de budget annuel – est bien décidé à faire un coup à Bernabeu. «  Ce qui a changé cette saison, explique Diego Lopez dans El Pais, c'est l'ambition. Nous ne nous sentons inférieurs à personne. Grâce à la qualité de nos joueurs, de notre équipe, de notre jeu et à grâce à notre envie, nous pouvons battre n'importe qui » . Le petit sous-marin jaune est devenu grand et ses espoirs sont devenus des cracks que l'Europe ne va pas tarder à s'arracher. Cani, Cazorla, Valero ou Rossi ne sont plus des gamins. Ces types-là ont faim de reconnaissance et de titres. Les blessures de Marchena, Senna et Nilmar ? Juan Carlos Garrido, l'entraîneur jaune, dit les choses clairement: « Chez nous, c'est comme au Real. Les remplaçants sont encore plus forts que les titulaires » . Oui, enfin surtout à Villarreal, hein.


Villarreal a confiance en sa force et en son commandant. Le coach made in Villarreal (11 ans au club, ancien directeur du centre de formation, entraineur de toutes les catégories inférieures) veut « une équipe de toque, qui a le ballon, qui comprenne collectivement le pourquoi des choses, qui recherche des solutions et sache s'adapter entre aller au but en 15 passes ou seulement en 2, en fonction des circonstances » . Le Villarreal sait à quoi il joue. Contre le Real, le plan est clair : « jouer notre jeu en cherchant la possession tout en restant très vigilant défensivement pour pouvoir bloquer leurs joueurs les plus dangereux en contre » . Autrement dit, il y aura de l'action ce soir à Bernabeu. Comme quoi la Liga ce n'est peut-être pas la Premier League mais ce n'est pas l'Ecosse non plus, hein.

Thibaud Leplat, à Madrid

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