1. // Euro 2012
  2. // France/Biélorussie

Charnière centrale et quincaillerie

Devant les échéances à venir, l'Equipe de France aurait bon goût de ne pas prendre de fessée, donc le moins de buts possible. Son chef, Laurent Blanc, ne le sait que trop bien...

Modififié
0 1
« Il y a des secteurs de jeu, notamment la charnière centrale, qu'il faut bâtir. Je le maintiens : l'Afrique du Sud ne nous a pas permis de pouvoir compter sur une assise, sur le plan défensif notamment. Tout est à faire » . Laurent Blanc, le nouveau sélectionneur de l'Equipe de France, ne saurait être plus explicite. La défense est son chantier prioritaire. Il l'a d'ailleurs bien expliqué dimanche dernier sur le plateau de 100% Foot. La défense, donc. Déjà parce que Laurent Blanc, ex-défenseur, est forcément attendu sur le sujet. Ensuite parce que Laurent Blanc, ex-disciple d'Aimé Jacquet, sait mieux que quiconque qu'en 98, c'est son arrière-train qui a fait gagner la France. Tout commence par là, comme quand on construit une maison. Ce sont pour ainsi dire les fondations, la base. Ensuite, et ensuite seulement, en fonction de la solidité de son assise, on décide de jouer à un, deux, voire trois milieux défensifs. Aimé Jacquet ne disait pas autre chose, Laurent ne dira pas le contraire.

Pour autant, Blanc ne peut être qualifié d'entraîneur défensif. En tant que coach bordelais, il tenait tout particulièrement à la construction offensive, en demandant beaucoup d'application à ses joueurs, dans un 442 losange léché comme un timbre, organisé autour d'un milieu polyvalent et technique. Pour autant, en Mister digne de ce nom, Lolo n'oubliait pas d'assurer ses arrières, et veillait toujours à garantir un minimum l'équilibre de son équipe, en demandant à ses milieux (et à ses avants) beaucoup de travail défensif. Pour autant, Lolo ne jouait pas uniquement pour ne pas prendre de but, mais gardait toujours en tête qu'il est plus intelligent de préserver sa cage inviolée que de courir après le score. En témoigne le grand nombre de victoires 1-0 de ses troupes, et surtout l'utilisation en Champion's League d'un 451 plutôt compact, mais pas coulé dans le béton non plus, afin de résister aux plus dangereuses équipes européennes. Expressément, si Lolo Blanc n'est pas le genre de sélectionneur à demander à ses milieux de ne pas dépasser la ligne médiane, il n'est pas homme à sous-estimer l'importance de la défense. En tant que tel, il va porter un soin tout particulier aux hommes qui la composent.

Léger inventaire des centraux français


Le premier d'entre eux est Philippe Méxès. Lolo l'aime bien, d'ailleurs il en a fait son capitaine contre la Norvège. Lolo, comme beaucoup, aime sa lecture du jeu, son calme, son port altier. Seule la concurrence de Burdisso à la Roma pourrait venir ternir l'horizon bleu, en privant Petit Filou d'un poste de titulaire, ce qui mettrait évidemment le sélectionneur dans l'embarras. En attendant, Méxès est assuré d'une place dans le onze, et sans doute d'une certaine clémence de la part du sélectionneur si jamais il se déchire. Parce que Lolo l'aime vraiment bien (sans doute parce qu'il aimerait se reconnaître un peu en lui), mais surtout parce que pour bâtir une défense, il faut commencer par sa charnière, et que pour bâtir une charnière, il faut commencer par son libéro. Sur M6, Blanc expliquait d'ailleurs son regret de voir qu'on ne forme désormais plus que des des stoppeurs (des athlètes, pour être diplomate), et non des libéros. Une discussion intéressante, et la confirmation que le Romain devra sacrement se manquer avant que Lolo ne le mette au placard : bah oui, c'est le seul libéro français...


Reste donc à trouver son Desailly... qui ne devrait pas être Jérémy Toulalan, en tout cas pas tant qu'il ne sera fixé quant à son poste à Lyon. D'autant que l'arrivée récente de Diakhaté pourrait (re)changer la donne. Entre ici Adil Rami. Mouais. Pas convaincu. Adil est bon, même très bon pour un mec qui joue dans le froid lillois, mais de là à s'avancer comme le stoppeur indiscutable des Bleus... Il doit sans doute y avoir mieux. Entre ici Mamadou Sakho. Gaucher, plein d'avenir, prometteur, noir. Sa présence validerait plein de théories débiles propres à la défense française (un noir un blanc, un cerveau un athlète). Problème, Mamad' a-t-il vraiment le niveau international ? Ceci est loin d'être acquis, et ce n'est pas son dernier match à Sochaux qui rassurera son monde. Aussi, en attendant que Sakho soit aussi fort que les supporters parisiens le promettent, il s'agit de trouver un stoppeur. Squillaci ? Non, il vient de signer à Arsenal. Eric Abidal ? Please... Certes, Pep l'a titularisé en défense centrale pour le premier match de Liga, mais Pique et Puyol devraient jouer la plupart des matchs et Abidal jongler entre les postes de central et de latéral. Reste Gallas. Merde. Finalement, il est pas mal du tout Adil Rami.

Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié

ben il n'est pas fini cet article ! Blanc à quand même quelques choix pour sa défense centrale façon Libéro-Stoppeur si ça ne va pas avec Mexes-Rami.

Pour le libéro, Blanc a surement dans un coin de la tête Marc Planus. Car si Gourcuff était important à Bordeaux sous Blanc, c'est surtout Planus qui était indispensable. Ses absences correspondaient souvent avec autant de défaites pour Bordeaux. Entre Planus et Mexès, son coeur devrait balancer, reste que le bordelais a montré quelques justesses pour sa seule cape en EDF contre la Tunisie...

Concernant les stoppeurs, il y a du choix quand même et pas que du mauvais ! Koscielsny et Squillacci à Arsenal, ça tient la route quand même ! Escudé n'est pas si moche à Séville, faut juste qu'il s'exorcise avec la France... Bon, il reste Ciani, Boumsong, Abidal, Gallas, Puygrenier, Marchal...
Partenaires
Logo FOOT.fr Olive & Tom
0 1