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Charme et Cheick

Auteur de trois doublés consécutifs avec Benevento, l'attaquant malien s'est mis en quelques semaines la Serie A dans la poche. Reste une question : pourquoi ne peut-il pas péter ce plafond de verre ?

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Une astuce que l’on se transmet entre druides : « Attention, la première fois que tu vas le voir courir, tu vas avoir peur. » Dimanche dernier, à Reggio d’Émilie, dernière étape en date de sa tournée, Cheick Diabaté aura, comme à son habitude, traversé la rencontre comme un rôdeur. Et, à l’heure des prélèvements, on a retrouvé la même signature et le même mode opératoire au milieu de la toile défensive d’un Sassuolo accroché (2-2) par un Benevento qui avance pourtant en condamné et entre les balles depuis le premier jour de la saison : à moins de vingt minutes de la fin de la rencontre, l’ancien phare éclairant de la Ligue 1 a alors fait tourner ses yeux de biche et a coupé avec fracas un centre du jeune Danilo Cataldi. Cinquante minutes plus tôt, il y avait déjà eu un premier coup de lame après un duel aérien remporté à la sueur et au bout d’une ouverture de Filip Đuričić qui a vu Diabaté danser devant le portier de Sassuolo et le terminer par un piqué subtil. Voilà comment ajouter deux buts dans son panier, ce qui fait grimper la jauge : depuis ses premières minutes en Serie A, livrées le 18 février face à Crotone (3-2) avec un premier but sur la note, Cheick Diabaté a planté sept buts en six matchs avec Benevento. C’est tout ? Non, il a aussi claqué trois doublés consécutifs là où personne n’avait réussi à inscrire deux buts ou plus lors de trois rencontres de rang en Italie depuis Dario Hübner en octobre 2001. Ce serait donc ça un beau coup.

« Quand vous avez Diabaté dans votre équipe... »


Une certitude dans cette histoire : le point gratté par Benevento face à Sassuolo, le premier à l’extérieur des Stregoni cette saison, arrive trop tard, et le club campanien va basculer en Serie B. Cheick Diabaté n’est qu’un homme et ne peut guérir les malades du monde entier. Il peut, en revanche, continuer à faire craquer les mâchoires des ignorants : après le sauvetage du FC Metz au printemps dernier, on pouvait pourtant s’interroger. Diabaté allait-il disparaître de nouveau ? Oui, il l’a fait, en retournant de nouveau se perdre six mois à Ankara, mais a de nouveau ressorti sa casquette de représentant de l’attaquant du troisième type. À comprendre : le grand costaud, format John Carew ou Luca Toni, autre bête curieuse passée par la Serie A qui avait le réalisme froid scotché aux pointes. Oui, avec Cheick Diabaté, c’est aussi de ça dont on parle : 102 buts en 222 matchs joués entre Ajaccio, Nancy, Bordeaux, Osmanlıspor, auquel il appartient toujours, le FC Metz et donc Benevento. « C’est con, mais quand vous avez Diabaté dans votre équipe, vous avez plus de chance de gagner. Et cette efficacité fait passer beaucoup d’autres choses au second plan » , sourit son ancien coach à Metz, Philippe Hinschberger. Difficile de donner tort à un miraculé : sur quatorze matchs de Ligue 1 joués en Moselle, Diabaté n’en a perdu que quatre tout en tirant huit balles en douze titularisations et découpant le spectre d’une relégation en Ligue 2. Létal.

« Mentalement ? Je suis un monstre »


Tout le mystère Diabaté s’étale alors devant nos yeux depuis un an : ce mec est un sauveur, un « joueur de coup » comme le raconte Hinschberger. Rencontré dans la salle de presse de Saint-Symphorien en avril dernier, il expliquait alors ceci : « Je suis Cheick Diabaté, pourquoi je changerais ? Je n’ai pas de limite. Marquer, c’est mon job, donc je ne me fixe rien. J’aime juste marquer, j’ai la dalle et face à ça, on ne pourra jamais m’arrêter. Le secret, c’est que quand je suis sur un terrain, je n’entends rien. C’est incroyable de dire ça, mais j’ai l’impression d’être dans une bulle. C’est le seul endroit où je ne pense à rien d’autre. Si je commence à penser à ma mère par exemple (elle est décédée en 1998, N.D.L.R.), je ne peux pas jouer, ni faire le moindre effort. Alors, je me blinde et je deviens mentalement un monstre. Et quand je suis dans cet état d’esprit, tu peux tenter tout ce que tu veux, tu ne peux pas me toucher. » Ce qui se traduit par une efficacité redoutable et qui amène une question presque logique : pourquoi là-bas et pas ailleurs ? Pourquoi se battre pour sortir les autres de la boue et repartir ? Chaque fois, on se plaît à imaginer Cheick Diabaté à la pointe d’un club qui joue l’Europe, juste pour voir. Impossible ? « Compliqué » , répond Francis Gillot, son entraîneur à Bordeaux, que le joueur considère comme un père dans le circuit.

Le pari et le médecin


Et on en revient à l’astuce de départ, glissée à Philippe Hinschberger par Éric Bedouet, le préparateur physique historique des Girondins. « Oui, j’ai bien eu peur, poursuit alors le premier. Parce que quand tu vois Cheick courir pour la première fois, tu te rends compte de toute sa complexité : il boîte, son genou est en vrac... Puis, tu le fais jouer et il marque, toujours. Diabaté, c’est un finisseur, il ne va pas voir ce qu’il se passe sur les côtés, il n’a pas une grosse qualité de dribble, pas de vitesse, mais il claque en permanence, dans son style. On ne va pas se mentir : il est plus dans la carotte, au sens positif hein, le bon placement, que dans la volée aux vingt mètres. Je pense d’ailleurs qu’il est incapable de le faire. » Comme d’enchaîner les rencontres, ce qu’Hinschberger a rapidement compris la saison dernière, et ce, alors que Bedouet l’avait prévenu. Cheick Diabaté serait alors incapable de jouer trois matchs en une semaine et souffre à chaque footing. Ce n’est pas son truc, son corps ne le supporte pas.


Alors, pour qu’il explose au bon moment, on le préserve. C’est la force des missions sauvetages pour lesquelles on le convoque : pas le temps de réfléchir, il faut maximiser les qualités du buteur. Résultat, Diabaté ne prend pas part à toutes les séances d’entraînement, souvent une seule complète dans la semaine d’ailleurs, et tente de ne pas trop tirer sur un physique fragile. « Sinon, le samedi, il est carbo, juge Gillot. Les clubs sont réticents parce qu’il ne peut pas jouer beaucoup de matchs par saison à cause de son genou. Mais je le répète : s’il faisait 38 matchs par saison, il marquerait au minimum vingt buts sur chaque exercice, c’est une certitude. Et aujourd’hui, le plus souvent, un médecin qui prend en charge une visite médicale approfondie ne peut prendre le risque d’un tel pari. » D’où le projet court, rapide, intense au cœur duquel il souffle ses « ondes positives » et enquille les pions. Cela ne suffira pas à Benevento, sans doute à ce nouveau chapitre. Avant le prochain voyage.



Par Maxime Brigand Tous propos recueillis par MB.
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