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  1. // Journée internationale de la frite belge

Charlet : « Je me faisais trois mitraillettes par semaine »

Ancien joueur emblématique de Mouscron, avec qui il a connu la première division belge une dizaine d’années durant, Jean-Phlippe Charlet est aujourd’hui à la tête d’une friterie. Un snack qu’il a fréquenté pendant toute sa carrière. Et qui offre désormais des repas aux SDF.

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En France, on ne te connaît pas, mais tu as une petite réputation en Belgique. Tu as notamment évolué très longtemps à Mouscron...
J’ai commencé dans un club provincial. Je suis ensuite passé chez les jeunes du Standard de Liège, puis à Mouscron, à la limite française. J’y ai réalisé toutes mes classes, j’ai été appelé en équipe nationale des jeunes. L’entraîneur de Mouscron m’a alors fait confiance au poste d’arrière droit. J’ai signé mon premier contrat pro à 18 ans. Et je suis resté presque dix ans… De là, j’ai eu quelques problèmes physiques, je suis parti en division 2 belge, puis en division 3. Mais si j’avais pu terminer ma carrière à Mouscron, je l’aurais fait.

Tu n’as malheureusement remporté aucun titre avec ton club de cœur. C’est un regret ?
J’ai fait 150 matchs de division 1, quatre matchs de Coupe d'Europe en C3, et deux finales de coupe. Mais vivre ces finales, c’est extraordinaire. C’était déjà un trophée en soi. Pour une petite ville comme Mouscron, c’était fou. Quand on rentrait, même si on avait perdu, c’était une grande fête.

C’était quoi ton poste ?
J’étais back droit ou arrière central. Je pouvais jouer milieu défensif également. Ma force, c’était ma combativité. Et puis j’étais hyper rapide. Moins technique que les autres, mais un pur défenseur...

Aujourd’hui, tu as 35 ans. Tu es président d’un club amateur, c’est ça ?
Oui, je suis président-joueur du FC Colfontaine. On a créé le club il y a trois ans avec deux amis. C’est un challenge intéressant. Ça permet de garder un pied dans le foot.

Venons-en à la frite. Après ta carrière, tu as choisi de te recycler et de racheter une friterie. Comment c’est arrivé ?
Depuis que je suis tout petit, je vais toujours à la même friterie. Avant que j’arrive, elle s’appelait Chez Sandro. Je l’ai rebaptisée Chez Jean quand je l’ai rachetée. En fait, quand je me suis rendu compte que je n’allais plus pouvoir vivre du foot, j’ai cherché un autre boulot. J’ai travaillé pour Audi, à la production. C’était un truc à la chaîne, mais ce travail n’était pas pour moi. Bosser pour quelqu’un, dans une usine avec des règles précises et exigeantes… Non. J’ai préféré faire quelque chose en indépendant. Quand j’ai su que la friterie allait fermer, je me suis donc dit : « Pourquoi pas ? » Voilà comment ça s’est passé. En janvier, ça fera trois ans que je suis gérant de l’établissement.

« La friterie a 28 ans d’existence, donc quand je l’ai reprise, elle avait déjà une grosse réputation. C’était une valeur sûre. À moi de la maintenir au top. »

Et ça te plaît ?
Oui. Pour faire une comparaison avec le foot, je dirais que tu es toujours en contact avec des gens que tu ne connais pas forcément. Que ce soit avec des clients fidèles ou des nouveaux, tu parles de tout, de rien, de la pluie et du beau temps. Moi, c’est ça que je recherche : le contact social.

La particularité de ton snack, c’est qu’il offre des repas aux plus défavorisés.
J’ai toujours voulu faire quelque chose pour les sans-abris, les gens qui sont dans le besoin. Mais je n’ai jamais été fan du don d’argent versé aux associations, car tu ne sais jamais trop où va ta monnaie. Sans dire qu’il y a des voleurs ou quoi que ce soit, hein. Donc j’ai préféré faire quelque chose de mon côté, tout seul. J’ai mis une urne dans la friterie, les clients mettent une petite pièce et ça me permet d’offrir chaque mercredi soir un repas aux sans-abri. J’invite donc 20 personnes par semaine grâce à ma clientèle.

Est-ce qu’il y a eu des abus depuis que tu as lancé cette initiative ? Tu avais notamment quelques craintes car tu estimais que « certains adorent tricher » ...
Non, je n’ai jamais eu aucun problème. Ici, dans la région, tout le monde me connaît. Tout le monde sait très bien quel est l’objectif de cette initiative. Donc il n'y a jamais eu de triche. Si tu veux me voler un hamburger-frite au détriment de ceux qui n’ont rien, tu vois, c’est un peu la gêne quand même…

Tu travailles avec des associations ?
Je devais, j’étais d’accord... Mais du jour au lendemain, je n’ai plus eu de nouvelles. Du coup, ça ne s’est pas fait.

Tu as toujours été dans cet esprit de partage ?
On me dit toujours que je suis trop généreux. Si tu viens dans ma friterie et qu’il te manque un euro, je te la fais, ta barquette de frites. Quand j’étais footballeur, je donnais énormément d’argent. J’ai toujours donné aux sans-abris dans la rue. Maintenant, je suis un peu « comme tout le monde » , mais ça ne m’empêche pas de rester généreux.

Elle marche, ta friterie ?
Elle a 28 ans d’existence, donc quand je l’ai reprise, elle avait déjà une grosse réputation. C’était une valeur sûre. À moi de la maintenir au top.


Il y a des footballeurs qui viennent ?
Des amis footballeurs du passé... Et aussi du présent.

« Quand j'étais footballeur, si je ne mangeais pas de frites, c’est limite si je ne perdais pas du poids ! »

Tu as dit que tu allais manger dans cette friterie depuis très longtemps. Cela concerne aussi la période durant laquelle tu étais professionnel ?
Ouais. En plus, je faisais 60 kilos, je n’arrivais pas à prendre un gramme ! Donc je pouvais me permettre de manger plus de frites que certains. Quand je faisais les tests médicaux, on ne m’a jamais conseillé de manger moins gras. Si je ne mangeais pas de frites, c’est limite si je ne perdais pas du poids ! Mon entraîneur voulait que je monte à 66 kg, donc je faisais tout pour grossir mais je n’y arrivais pas. Je mangeais bien trois mitraillettes par semaine (sandwich répandu dans les snacks belges contenant de la viande, des frites et de la sauce, ndlr). Mais je n’étais pas le seul, hein !

Le foot belge est plus tolérant que les autres de ce côté-là ?
Non, je ne pense pas. La frite n’est jamais conseillée, elle cuit dans la graisse, t’as de la sauce, tout ça… Si tu as tendance à prendre facilement du poids, c’est mort. J’ai connu des footballeurs, ils faisaient un écart, ils prenaient direct. Bon après, je n’ai jamais observé d’engueulades avec le coach.

Quand on voit Pep Guardiola qui a imposé un régime assez strict à City, on se dit que tu n’aurais jamais pu jouer pour une de ses équipes…
Mais là, c’est un autre monde en revanche. Les mecs, ce sont des extraterrestres. Donc je comprends qu’à ce niveau-là, il y ait de telles exigences.

Tu as déjà goûté les frites françaises ?
(Il se marre) Oui, bien sûr ! Comment dire… Tout le monde sait que les frites françaises ne sont pas les mêmes que les frites belges. Maintenant, pourquoi ? Je ne sais pas. Notre recette n’est pas non plus extraordinaire. Quand j’allais manger des frites du côté de Lens il y a quelques années, je ne trouvais pas ça mauvais, mais je n’ai jamais trouvé une frite cuite comme en Belgique. Je ne comprends pas. C’est là qu’on voit la qualité des produits, la graisse qu’on travaille… Ici, sur un kilomètre, il y a sept friteries, et on te propose sept frites différentes. Le point commun, c’est que les frites belges comme les françaises sont nocives pour une carrière de footballeur !

Propos recueillis par Florian Cadu
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