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Chantôme, la fâcheuse absence

Blessé, Clément Chantôme sera dans les tribunes pour ses retrouvailles avec ses anciens coéquipiers. Frustrant pour le nouveau Rennais, qui comptait rebondir rapidement sous les ordres de Christian Gourcuff après une saison pourrie chez les Girondins.

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Vingt-quatre minuscules minutes. C’est la durée passée par Clément Chantôme sur une pelouse avec le maillot du Stade rennais en compétition officielle. Si l’on considère que la saison a débuté le vendredi 12 août 2016, date de reprise de la Ligue 1, cela ne pèse pas bien lourd. C’est d’ailleurs lors du premier match des Rouge et Noir en championnat que le joueur, titularisé d’entrée, a pu goûter à ces 1440 petites secondes. Le temps pour lui de se blesser à la cuisse et de laisser sa place à Kamil Grosicki. Sauf que ce n’est que le début de l’infirmerie pour lui. Quelques jours plus tard, le milieu se luxe l’épaule droite à l’entraînement. Déjà ennuyé par l’articulation concernée à Bordeaux, il décide de passer sur le billard afin d’éviter de futures rechutes. Conséquence : une indisponibilité programmée d'environ trois mois. Sa nouvelle aventure commence bien…


Pourtant, l’international français (une unique sélection en 2012) comptait bien en avoir terminé avec les galères. Lui qui a fini son histoire avec les Girondins par un pépin physique à la même épaule s’est engagé cet été à Rennes pour tourner la page. «  J’aurais pu rester à Bordeaux, hein. La vie là-bas était très sympa. Et pendant un an et demi, j’ai côtoyé des gens magnifiques, note-t-il. Mais pour ma carrière, c’était vraiment important de changer d’environnement. Entre blessures personnelles et résultats collectifs décevants, j’avais complètement perdu le plaisir de jouer. »

Bordeaux, c'était pas beau


Arrivé dans le Sud-Ouest durant l’hiver 2014 en provenance du Paris Saint-Germain, Chantôme devient vite un élément important de l’entrejeu, constituant même l’une des rares satisfactions du club de Jean-Louis Triaud. Il enquille ses treize titularisations en championnat qu’il termine à la 6e place. Pas fou, mais pas mal non plus pour une première sous Willy Sagnol. Surtout, le FCGB se qualifie pour la Ligue Europa, ce qui doit donner un peu plus de panache à la saison suivante. Or, celle-ci s’avère « bien loin des attentes, que ce soit à un niveau personnel ou collectif  » , témoigne le natif de Sens. Malgré le nouveau stade Matmut-Atlantique, le bilan sportif est calamiteux. Sagnol est débarqué en mars et les Girondins, pourvus d’une jolie différence de buts de -7, ne finissent même pas dans la première partie de tableau de Ligue 1, tout en étant incapables d'obtenir une victoire en C3. Toujours indispensable, Chantôme enchaîne 26 rencontres de L1, plus 7 en Ligue Europa, avant que son corps ne lâche.


En fin de contrat en juin dernier, l’ancien Parisien est donc rapidement ciblé par Christian Gourcuff, nouvel entraîneur de Rennes, qui souhaite boucler vite fait son mercato. Un petit coup de fil plus tard, le transfert est quasiment acquis. «  On s’est parlé au téléphone avec le coach, je lui ai dit que je voulais m’épanouir dans une équipe qui pratique du beau football, et j’étais le genre de profil qu’il attendait. » « Il est complet, il était libre. J’ai senti chez lui une grosse volonté, confirme l’ex-technicien de Lorient en conférence de presse. C’est intéressant d’avoir des joueurs qui viennent pour le foot, qui ont une ambition sportive. Et je l’ai bien senti chez Clément. »

La marque Gourcuff


En vérité, le choix de Clément Chantôme est intimement lié à la présence de papa Gourcuff. Doté d’une belle réputation, le technicien attire les amateurs du ballon au sol, comme en témoignent les propos du milieu relayeur : « La raison pour laquelle j’ai signé ici est simplement sportive. Je sais très bien comment jouent les équipes de Christian Gourcuff, je savais qu’il y aurait un projet de jeu, un football attractif avec une notion de plaisir.  »


Problème : pendant que le fan de Daniel Balavoine se soigne – il a entonné le morceau Tous les cris les SOS de l’artiste lors de son bizutage –, le duo Gelson Fernandes/Benjamin André tient plutôt la route. Systématiquement titularisée (seul le premier ne l’a pas été à une unique reprise depuis Nice), et même si le deuxième joue quelques rares fois un peu plus haut, la doublette participe largement à la bonne forme apparente du Stade rennais, septième à trois points du PSG. De quoi inquiéter le petit Clément qui, à vingt-neuf ans, attend toujours le décollage ?

Par Florian Cadu
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Je te l'avais dit Clément, à l'époque où tu phrasais ma meuf comme un porcinet, le karma Clément, le karma...
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