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Champions League : « Le single de notre EP s'appelle Flaco »

Duo parisien aux créations à cheval entre la musique électronique et la pop, Champions League voue aussi un véritable culte à Javier Pastore. Avant leur dj set le 25 septembre à la Machine du Moulin Rouge, Ben et Maxime avaient beaucoup à dire sur le ballon rond.

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Alors, pourquoi vous vous appelez Champions League ?
Déjà, on aime le foot, et puis la C1 représente pour nous l'excellence, la discipline, du fun et de la flambe, tout ce qu'on aime. Et puis ça nous prend pas mal de temps dans l'année, mine de rien. Deux soirs par semaine pendant quasiment toute l'année.

Et ça se passe comment alors une journée de Champions League ?
Tu parles de Champions League ou de la Champions League? En même temps, ça change pas grand-chose. Ben la journée, on bosse sur nos morceaux. Et puis le soir, on se retrouve chez des potes ou dans des bars.

Ce qu'on associe en premier à la Champions League, et les joueurs sont les premiers à le dire, c'est sa musique.
Ouais, ça a été l'ouverture de nos DJ sets d'ailleurs.

Dans certaines boîtes parisiennes, cette musique retentit quand tu commandes une grosse bouteille…
C'était pas forcément notre inspiration, mais on va aller payer nos bouteilles là-bas alors.

Vous avez pensé quoi du match contre l'Ajax ?
On aurait pu leur en mettre quatre sur la première heure de jeu. Peut-être un mélange de malchance, de fatigue et donc de perte de concentration devant le but. Après la 60e, tout le monde était carbo. Matuidi faisait peine à voir. J'espère que c'est dû à un truc à la Duverne pour être au top en fin de saison, dans le money time. Après, tout le monde se lâche sur Lucas et trouve Cavani bon, ça m'agace. Le mec donne tout, se tue pour centrer sur le premier but, se crée les plus grosses occases et on le descend à cause d'un raté spectaculaire. On ne voyait que lui sur le terrain. Cavani court dans tous les sens ok, mais techniquement, ça ne va plus du tout. Il rate tous ses contrôles, toutes ses passes. On dirait qu'il joue en moon boots. On va quand même passer.

Et la Champions de l'an dernier…
Bah, c'était plutôt pas mal. Décevant sur la fin quand on est supporter du PSG. C'était assez cool de voir Paris gagner, jusqu'à Chelsea, où là c'était un peu dur… Y a Pastore... Le single de notre EP s'appelle Flaco, et Pastore nous a fait rêver lors du match aller…

Pourquoi un morceau sur Pastore ?
À la base, c'est une chanson sur une rupture. Et petit à petit, on s'est rendu compte que ça collait pas mal avec l'image qu'on se faisait de Pastore, et sa relation au public du parc. C'est un surhomme pour supporter autant d'ingratitude. Le mec fait kiffer, puis se fait siffler quand il est moins divertissant. Parfois le public du parc fait penser à une social climbing bitch. Et puis t'as des gens qui ne le supportent pas carrément. Ils s'en sont lassé. « Plus assez bien pour moi. » Pareil pour Ménez. À chaque fois que l'un des deux réussit un truc génial, j'ai Destiné de Booba en tête : « Tu peux pas imiter, sois pas dégoûté. N'aie pas la haine... n'aie pas la haine. »

Tu crois qu'il choisit ses matchs ?
Non, non, je pense pas. C'est un mec, tu sens que c'est un anxieux, un perfectionniste. C'est aussi très clairement un émotif, il ne peut jouer que lorsqu'il est porté par l'enthousiasme ou par la possibilité d'une satisfaction immédiate. C'est pour ça qu'il est chaud en C1 et qu'il kiffe mettre des petits ponts. Il est très représentatif d'une génération. C'est peut-être pour ça que les gens de la génération de nos parents ne l'aiment pas. Ils captent pas.

En tout cas, c'est vraiment devenu un personnage.
Il mériterait vraiment une chanson sur lui. Mais y en a une sur Youtube, y a un mec qui a fait une vidéo sur lui. Ja-vier Pas-to-re, il a eu du succès.

À quel moment votre titre s'est appelé Flaco ?
Au fur et à mesure, on y a pensé. Et puis sur la fin du morceau, vraiment, les dernières paroles. Le titre aurait pu s'appeler du nom de la fille en question. Ou d'un truc qui l'aurait clashée. Finalement, on s'est dit que ça ressemblait pas mal à l'histoire entre Pastore et le public du parc. À ce moment-là on était persuadés que c'était fini entre eux. « Sale Pute » , c'était déjà pris. Et puis ça sonne pas mal, Flaco, aussi.

Vous n'avez pas peur d'être catégorisé comme les deux beaufs qui aiment le foot ?
Non. Si un beauf c'est un bourrin, on est sûrs de ne pas l'être. Et puis on n'est pas des adolescentes, on n'a pas de problèmes d'identité. Les gens catégorisent les autres pour se convaincre qu'ils sont moins nases. C'est eux les adolescentes en fait.

Même toi Maxime, qui est quand même moins foot ?
Ouais, moi, j'aimais moins ça que lui avant, mais à force de travailler avec Ben, maintenant, je suis à fond, et je me retrouve à défendre le foot dans des repas de famille, à expliquer que les mecs de l'EDF sont pas tous des cons ou des lascars.
(Ben reprend la parole) S'il m'écoutait à chaque fois, on aurait déjà une reprise de Ô ville lumière. On avait commencé d'ailleurs… C'était une autre mélodie, ce qui est con. On avait juste gardé les paroles. Mais bon, c'était pas mal, mais on a arrêté au bout de deux jours. C'est bien qu'il ne m'écoute pas tout le temps. Déjà sur l'EP, le macaron de la face A, y a une photo d'Auteuil, la B Boulogne. Donc c'est bon, j'ai réussi à placer ça.

Comment vous trouvez l'EDF ?
Très cool ! Y a que des joueurs avec qui t'as envie d'être pote. Bon, je m'en fous dans l'absolu d'avoir des joueurs sympas, je trouve ça juste plus cool. Tu vois, avec le PSG, je suis bien là. Maxwell, j'aurais envie d'aller faire des joggings avec lui à Miami. Marquinhos, il a l'air trop marrant. Blaise et Papus qui posent avec Drake à la sortie de son concert, Zlatan... Verratti... Après, ouais, je me vois quand même moins pote avec des mecs comme Giroud. Ou Valbuena. Même s'il joue bien en EDF.

Vous-mêmes, vous êtes quel type de joueurs ?
Max, c'est un Blaise. Tu le vois à l'échauffement, tu te dis « c'est bon, il sait pas jouer » et sur le terrain, il t'écœure, il récupère tous les ballons.

Et toi, Ben ?
Hugo Sánchez : je ne vis que pour la bicyclette. Même si tu me mets une balle à 30 centimètres du sol, je tente le ciseau.

À quel moment t'es tombé dans le foot ?
En fait, ma famille est une famille de footballeurs. Mon grand-père était footballeur semi-pro. Et mes grands-oncles pros. Ma grand-mère s'y connaît mieux que la plupart de mes potes qui suivent le foot.

Ils jouaient où ?
J'avais un grand-oncle (Heliodoro Delgado) latéral droit au Racing époque Vignal. Herrera le voulait au Barça, sauf que les mecs avaient des contrats à vie à l'époque. Le Racing a vite calmé sa joie. Un autre à Toulouse et Sabadell (Manuel Delgado) et un autre au Mans (Benito Delgado). Mon grand-père était joueur à Niort, puis à Beauvais, puis entraîneur-joueur. Puis entraîneur. Il y a même une rue à son nom là-bas, rue Antonio De Hojas. L'OM l'a voulu comme entraîneur, mais il était mieux à Beauvais. Un héros. Il s'est aussi occupé du centre de formation de Reims à l'époque, Kopa, Fontaine, Vincent. Donc le foot, c'était depuis tout petit pour moi. J'ai grandi à Couronne, allée Georges Rouault, on jouait au foot tous les soirs là-bas. Ma carrière de footballeur fera moins rêver mes petits-enfants. J'ai commencé à 5 ans en « tout petits » à l'école Julien Lacroix pendant que mon grand frère jouait au PFC avec Benachour qui à l'époque était surnommé « le petit Maradona » . Ma mère a pas voulu que j'aille au PFC. Elle était dégoûtée par le fait qu'ils apprenaient aux pupilles à tomber dans la surface. Du coup, je n'ai fait que jouer avec mes potes de l'école, puis un passage éclair à Levallois, puis la Salésienne de Paris. Ce club a le deuxième nom le moins effrayant après le Paris Football Gay et c'était parfait comme ça. Ça jouait très bien et tout le monde était très cool. Et après, le PSG, je ne sais pas, vers 5 ans. Naturellement. Même si j'ai quand même un peu kiffé Marseille…

C'est vrai ?
Ouais, mais j'avais 4, 5 ans, je me souviens de ce match contre Belgrade à Bari, j'avais le pins et tout. Enfin, je me souviens juste d'une grosse déception, j'étais pas content. Et après, premier match au Parc en 1991, PSG-OM, un partout. Guerin-Voller. Et puis voilà, après c'est parti ! Je détestais particulièrement Bokšić. J'ai couvert de Tipp-Ex sa carte panini. Cheh.

Comment vous expliquez que les liens entre le foot et le rap soient plus forts qu'avec l'electro ? C'est un truc de classe sociale vous croyez ?
Ouais, sans doute. L'image que renvoient les rappeurs, c'est celle que les footballeurs ont envie d'avoir et inversement. C'est ce que disait Lil Wayne en parlant des joueurs NBA : « On a envie d'être eux, ils ont envie d'être nous. »

Aux USA, les genres musicaux sont peut-être moins associés à une image aussi, non ?
Sûrement, sûrement. Je sais pas. En France, t'écoutes ça, t'es comme ça. Nous, on fait de la pop et vu qu'il y a un peu des sonorités trance ou RnB dedans, on perd un peu les gens de la pop qui écoutent les Smiths en boucle. Ceux qui n'écoutent que de l'indie pop trouvent que c'est trop bourrin, et ceux qui n'écoutent que de l'électro trouvent que c'est ennuyeux…

Pour finir, si Champions League était un joueur de foot ?
Ben Pastore, c'est pas mal. Il est assez élégant, c'est un esthète. Nous, on espère faire de la musique élégante, avec des mélodies, de la mélancolie. Lui, il en a pas mal de la mélancolie, au moins dans son regard.

Champions League à La Machine du Moulin Rouge avec SO FOOT, le 25 septembre

Par LDC & SCW
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