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Cette Liga est-elle encore intéressante ?

Bien qu’accueillant les meilleurs manieurs de ballon du football, la Liga serait le championnat le plus inintéressant d’Europe. Grâce aux yeux avisés de Damien Perquis, Yacine Brahimi et Philippe Montanier, voyons de quoi il en retourne.

Non, car il n’y a plus de suspense pour le titre :

Onze points d’avance sur le deuxième, l’Atlético de Madrid, 18 points sur le troisième, le Real Madrid… Ce Barça version Tito Vilanova écrase toute la concurrence. Statistiquement parlant, aucun club n’a jamais remonté un tel écart depuis la création de la Liga. Joint par nos soins, Philippe Montanier essaye d'y croire encore, « qu’il reste encore une soixantaine de points à distribuer, tout reste donc possible, surtout dans le football » . Pour Damien Perquis, aujourd’hui au Betis Séville, « le Barça est irrattrapable, surtout au niveau de la qualité de jeu qu’il développe depuis le début de saison, et le record qu’il vient de battre avec ces 18 victoires et ce seul petit nul » . Même constat pour Yacine Brahimi, en prêt à Grenade, qui voit « le Barça champion » : « Il reste toujours un petit espoir, mais avec ce qui est peut-être la meilleure équipe du monde, il est vraiment mince… » Tout est dit.

Oui, car il y a du suspense partout ailleurs :

Question suspense, il faut descendre de quelques rangs dans la hiérarchie pour en voir un soupçon. Pour la bataille européenne, huit clubs sont encore en lice pour squatter les quatrième, cinquième et sixième places – en imaginant que les actuels trois premiers se partagent le podium. Du Betis Séville (4e) à Getafe (11e), il n’y a seulement que neuf points d’écart. Philippe Montanier, neuvième avec sa Real Sociedad, appuie cette théorie : « La bagarre pour la C1 et l’Europa League est acharnée. Chaque club est dans le flou puisque tous les week-ends, le classement change. Pour le maintien, la lutte est également féroce. » Un maintien que vise Yacine Brahimi avec sa nouvelle équipe de Grenade, premier non relégable avec l’appui de la différence de but : « Pour les petits clubs comme nous, ce sont des galères différentes, mais tout aussi serrées. » Ils sont six à se tenir en trois petits points.

Non, car ce Barça et ce Messi :

Entre extase et lassitude, le FC Barcelone millésime 2012-2013 est une machine de guerre. Une domination sans partage que le technicien basque de San Sebastián, qui s’apprête à recevoir le Mes que en ce début de soirée, explique par une « faim encore bien présente » : « L’an dernier, ils paraissaient bien émoussés, aussi bien physiquement que mentalement. Cette année, ils maîtrisent complètement leur sujet, et il n’y a pas vraiment de tactique pour les contrer car ils savent tout faire. » Le voilà, le problème : ce Barça est injouable. Son toque a beau être connu de toutes et tous, personne n’en a trouvé la faille cette année – exception faite du Celtic. Finies les expérimentations de Pep, Tito Vilanova est revenu aux sources du 4-3-3. Et avec un Messi en mode robot, les surprises sont rares, voire quasi inexistantes… La rançon du succès, sans doute.

Oui, car ce Real et ce Mourinho :

Si ce Barça titanesque peut paraître bien ennuyant, il en est tout autre pour son ennemi madrilène. Las de son antagonisme avec la Catalogne, le Real Madrid a décidé de se chercher des poux. Tout seul, comme un grand. D’une part, il a semble-t-il perdu son football : « Lorsque nous les avons battus en championnat (victoire 1-0 du Betis, lors de la 13E journée, ndlr), je ne les avais pas trouvés terribles, en tout cas, ils ne jouaient vraiment pas en équipe. Et aux dires de la presse, il semble que l’ambiance se détériore au sein du vestiaire… » , dixit Damien Perquis. Le voilà ce « d’autre part » : les Merengues se mettent le feu en interne. Avec un Mourinho en guerre contre la terre entière (et surtout l’institution du Real), un Cristiano qui clame tout haut sa tristesse et un Casillas en délicatesse avec ce même Mou, Madrid n’a plus trop la tête au jeu. Bref, l’odeur du sang a toujours cette dose d’excitation.


Oui, car il y a du spectacle et du « beau jeu » :

Ah, ce fameux « beau jeu » … Si cher à Reynald Denoueix, il a trouvé sa place forte en Espagne. Animée par les philosophies blaugrana et de la Roja – pas tout à fait les mêmes, hein –, la Liga laisse la part belle aux équipes joueuses. Une différence avec notre chère Ligue 1 qui n’est pas sans déplaire à Yacine Brahimi : « Ici, tout est un peu au-dessus, surtout techniquement. En Liga, chaque match peut te donner sa dose de plaisir car tout le monde chercher à jouer. » En Andalousie toujours, chez Damien Perquis, le refrain ne varie pas d’un iota : « Tout va beaucoup plus vite, est beaucoup plus technique. En termes de qualité, c’est peut-être le meilleur championnat d’Europe. Comme peuvent également l’être l’Allemagne ou l’Angleterre avec leurs stades pleins. » Car oui, en Espagne, assister à un Celta Vigo-Valladolid est l’assurance de ne pas se faire chier. On n’en dira pas autant d’un Reading-Wigan ou d’un Évian-Nancy. Prends ça, le coefficient de spectacularité.

Oui, car ce Rayo Vallecano et ce Betis Séville :

Et quant à parler de rayons de soleil, comment ne pas évoquer le cas des deux hypes de cette phase aller : le Rayo Vallecano et le Betis Séville. Entre un club de communistes (si si, les ultras Bukaneros) et l’autre schizophrène (cf. la période Lopera précédent la descente), il n’y a que trois petits points d’écart. Surtout, les deux clubs sont au coude à coude pour décrocher la quatrième place qualificative pour le tour préliminaire de C1 (essayez d’imaginer l’Estadio de Vallecas et ses trois tribunes recevoir Manchester United, la folie du truc…). Et niveau football, ça taquine le ballon : « Lors de ma présentation, le premier match auquel j’ai assisté était celui face au Rayo : j’ai été très surpris de la qualité de leur jeu, et par leur attaquant brésilien, Léo » , raconte Damien Perquis. Un peu moins fou-fou, mieux organisé, le Betis fait, lui, preuve d’une plus grand maturité cette saison. Pour Philippe Montanier, également aux commandes d’une équipe tournée vers l’offensive, « ce Betis est bien armé. Il a tout du Levante de l’an dernier qui avait tenu sa place européenne. » Une Europe qui devra à nouveau se méfier des fanions ibères lors des prochaines échéances. À défaut de la Liga, il reste tout de même un peu de suspense en Espagne.

Par Robin Delorme, à Madrid
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