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  2. // 15e journée
  3. // Genoa/AS Roma (0-1)

Cette fois, la Roma ne se loupe pas

Les Giallorossi s'imposent 1-0 dans ce choc du haut de tableau qui opposait le 3e au second. Ils reviennent ainsi à une petite unité de la Juventus.

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Genoa-AS Roma : 0-1
But : Nainggolan (40')

N'ayons pas peur de le dire, Nainggolan est peut-être bien le meilleur milieu de terrain de Serie A sur l'année civile 2014, et tant pis pour Pogba. Deux matchs sur trois - et on exagère à peine - il est homme du match côté Roma. Il l'a encore prouvé aujourd'hui avec deux actions décisives. D'abord ce penalty obtenu en crochetant parfaitement Perin, contraint de le mettre à terre avec carton rouge à la clé. Puis cette demi-volée superbe qui finit au fond des filets de Lamanna. Recruté avant tout comme solution de rechange de l'excellent milieu de terrain giallorosso, Nainggolan a vaincu l'énorme concurrence et s'est imposé comme un titulaire indiscutable. Et dire que Wilmots et la Belgique s'en passent jusqu'à maintenant. Quoi qu'il en soit, la Roma ne loupe pas cette fois l'occasion de revenir sur la Juve, contrairement à la semaine passée. L'écart est désormais d'un petit point et le mano a mano continue.

Pas de Totti ni de Destro


Garcia surprend tout le monde en se passant de ses avants-centres. L'alternance Totti/Destro sur le front de l'attaque est mise de côté, et il opte pour un schéma à trois ailiers. Florenzi et Gervinho permutent sur les côtés en soutien de Ljajić dans un rôle inédit de numéro neuf. Le but : ne donner aucun repère à l'adversaire du jour. En fait, Garcia a utilisé la meilleure arme de Gasperini et son 4-3-3 très versatile. Pas facile pour la Roma de ne pas se laisser influencer par le nul de la Juventus contre la Samp' quelques heures plus tôt. La pression du résultat est là, mais les Giallorossi réussissent parfaitement à gérer leurs émotions. Perin sort une double parade sur Gervinho et Pjanić avant de prendre un rouge peut-être un tantinet sévère sur l'action de Nainggolan. En effet, Burdisso était placé sur la ligne de but et De Maio prêt à récupérer le ballon. De toute façon, le gardien remplaçant Lamanna stoppe la tentative de Ljajić, pas mal pour son premier ballon touché en Serie A. En face, De Sanctis est peu mis à contribution. Et ce n'est pas plus mal vu sa petite forme actuelle. Il s'illustre juste sur une frappe de Matri en toute fin de mi-temps. Les défenseurs centraux romains prennent, eux, chacun leur jaune et s'exposent également à une expulsion.

Effort minimal, résultat maximal


Expulsé pour avoir protesté contre le but romain (il y a une simulation non sanctionnée de Ljajić quelques secondes avant le centre de Maicon), Gasperini décide déjà d'opérer son second changement à la pause. Edenilson remplace Matri et l'Argentin Perotti se retrouve seul devant. Mais le choix ne paye pas, et « El Monito » traverse le début de la seconde période comme un fantôme au milieu d'une défense adverse qui gère tranquillement. Du coup, Pinilla remplace De Maio à la 68e minute pour épauler Perotti, et le Genoa devient plus entreprenant. L'Argentin, justement, hérite d'une bonne opportunité, mais envoie le ballon au-dessus. C'est juste après que Gervinho loupe le but du k.o, confirmant sa piètre finition. Voyant son équipe reculer, Garcia lance ses changements, Totti remplace Ljajić et ordonne à Keita de conserver le brassard, même si le Malien insistait pour lui restituer son bien. Joli geste qui dénote de l'excellente intégration de l'ancien pensionnaire du Barça. Inertie du match oblige, les Giallorossi subissent logiquement une équipe du Genoa plus vive malgré son infériorité du numérique. Mais le tout est géré avec beaucoup de maestria côté Roma. Les tacles sont posés au bon moment et les touches obtenues avec fourberie. Ce fut tout de même juste, parce que Rincon réussit à égaliser à la 92e des suites d'un corner, mais le but est annulé pour une position de hors-jeu. Comme le dit l'adage italien, la Roma a obtenu le maximum avec le minimum d'efforts chez une équipe qui - rappelons-le - était seule 3e avant le début de cette 15e journée. Libérés de la Champions League, les Romanisti se jettent tête baissée dans la course au titre et ont toutes les raisons du monde de croire en leurs chances.

⇒ Résultats et classement de Serie A

Par Valentin Pauluzzi
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Demi-volée ? C'était surtout une bonne volée oui !
shamoidor Niveau : DHR
La reussite. nainggolan. L arbitre tout va bien pour la roma. L arbitre pour eux est comme buffon il transforme les matchs nul en victoire.
Apprenons à apprécier le positif au lieu de continuellement polémiquer à chaque résultat. Une rencontre n'est que l'addition de dizaines d'action dans lesquelles, à tour de rôle, entraîneurs, joueurs et arbitres peuvent faire des erreurs. Même si la victoire romaine n'a pas été éclatante, il n'était pas facile pour elle d'aller s'imposer chez l'une des équipes les plus en forme de la serie A; surtout après sa déception européenne.
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