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Cesena n'oublie pas Pantani

Parti trop tôt, il y a une décennie, Marco Pantani est toujours présent dans le cœur de nombreux tifosi italiens. Alors que de nouvelles enquêtes sur sa disparition ont été ouvertes ces dernières semaines, les témoignages de sympathie de supporters pour le Pirate se multiplient, notamment du côté de Cesena, son club de cœur.

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« Non mais vraiment, qu'est-ce qui t'as pris, d'aller mourir à Rimini » se demandaient Les Wampas. On aura peut-être la réponse très bientôt. Le décès de Marco Pantani à seulement 34 ans reste un des grands mystères crimino-sportifs du XXIe siècle. Dix années n'ont pas suffi à cautériser la blessure de cette disparition tragique. Sa mère Tonina a crié à l'injustice partout où elle le pouvait, mais elle n'a jamais été seule dans sa bataille. Aujourd'hui encore, c'est toute une région qui s'est jointe à elle pour la soutenir dans son combat : la Romagna et sa riviera. Rimini, Riccione, mais surtout Cesenatico d'où était originaire le Pirate. Quelques kilomètres plus loin, dans les terres, la ville de Cesena et son club qui fait sa réapparition en Serie A cette saison. Son directeur sportif Rino Foschi n'est pas étranger à ce retour en grâce, lui le Cesenate de naissance et donc forcément lié à Pantani. « Marco et moi, on se connaissait, ça nous arrivait de nous croiser dans les restos sur la côte. On ne se fréquentait pas forcément, mais on se saluait volontiers quand on se voyait. Je me souviens quand j'officiais au Hellas et qu'il était blessé, j'avais amené l'équipe lui rendre visite pour lui remonter le moral » confie-t-il.

Un cœur partagé entre le Milan et Cesena


Comme tout Italien qui se respecte, Marco aimait le foot qu'il a pratiqué plus petit (au poste d'ailier droit, où il pouvait dynamiter les défenses comme les coureurs dans les 21 lacets de l'Alpe d'Huez) et comme de nombreux tifosi, il supportait deux équipes, celle du coin, Cesena, et un « top club » , le Milan. Lors du Giro 99, c'est drapeau rossonero au vent qu'il débutait l'étape Ancona-Sansepolcro au lendemain du Scudetto numéro 16 remporté par le Milan. Le club lombard étant par ailleurs entraîné par Alberto Zaccheroni, l'autre fierté de Cesenatico. Le pirate allait également volontiers dans les tribunes du Dino Manuzzi pour y soutenir Cesena. « C'était un des meilleurs athlètes de la planète, alors dans la région, on était tous fiers de dire qu'on était des amis de Marco, même si ce n'était pas forcément le cas » , se rappelle Foschi.

Ce dernier et le président Giorgio Lugaresi ont décidé de lui rendre hommage pour commémorer les dix ans de sa disparition. « L'an dernier, le maillot avait un liseré rose à hauteur du col, on n'a pas pu le refaire cette saison puisqu'on est passé maintenant chez Lotto, mais on a fait mieux. Le troisième maillot entièrement rose avec une barre blanche et noire. » Rose évidemment comme le maillot de leader du Tour d'Italie. « C'est quelque chose à quoi je tenais tout particulièrement » , souligne le dirigeant bianconero. Le peuple romagnolo a accueilli à l'unanimité cette initiative et la Curva Mare lance des messages de soutien dès qu'elle le peut. Dernière en date, une banderole déroulée le week-end passé contre l'Inter et sur laquelle était écrit « Depuis des années, nous le demandons, et aujourd'hui nous le prétendons. Justice pour Pantani » .

Nouvelles enquêtes sur sa mort et son exclusion au Giro 99


Et cela ne saurait tarder, puisque deux importantes enquêtes ont été ouvertes en l'espace de quelques semaines. Le parquet de Rimini travaille sur les raisons du décès de Pantani. L' « overdose de cocaïne » est la première version entérinée. Mais les nombreuses incohérences du dossier ne pouvaient rester sans suite. Les efforts de Mamma Tonina ont ainsi payé et on va enfin enquêter sur toutes les erreurs et éléments manquants. En vrac, l'heure de sa mort qui a été anticipée, ses blessures partout sur le corps et rien sur les mains alors qu'il est censé avoir retourné sa chambre d'hotel tout seul dans un excès de délire, mais aussi la vidéo de 51 minutes tournée par la police qui couvre un laps de temps de trois heures. Enfin, cette fameuse bouteille avec des traces de cocaïne jamais analysée. D'où la thèse qui veut que l'on aurait forcé Pantani à ingurgiter de la coke dissoute dans l'eau.


Le parquet de Forli bosse sur l'exclusion à deux étapes de la conclusion de ce Giro 99 qu'il s'apprêtait à remporter. En cause, un taux d'hématocrite trop élevé. Donnée visiblement trafiquée, sur la pression de qui ? La mafia ? C'est la piste la plus sérieuse. Tout repose sur la validité du témoignage de Renato Vallanzasca, dit « il bel René » . Célèbre voyou de la « banda della comasina » qui a sévit à Milan dans les années 70. Quatre fois perpét et 295 années de réclusion, René a donc eu tout le temps d'écrire ses mémoires et de parler de ce détenu lié aux paris clandestins qui lui avait dit de tout miser sur la non-victoire de Pantani à quelques jours de la fin du Giro : « Le chauve ne le finira pas » . Version confirmée lors d'un interrogatoire il y a quelques jours. On parle déjà d'attribuer le Giro 99 à titre posthume à Pantani, et Rino Foschi ne voit que cette solution : « Ce serait un geste fort, il avait gagné ce Giro, on doit le lui donner. C'est à partir de ce moment-là que les drames ont commencé. Pantani n'était pas un drogué, j'insiste, ce n'était pas un drogué ! Et ce Giro qu'il a gagné avec sérieux et professionnalisme lui appartient. » Le vainqueur Ivan Gotti s'est déjà dit prêt à céder son titre. Cela ne nous ramènera pas Marco, mais ce serait un juste retour des choses, pour sa famille, ses fans, la Romagna et l'AC Cesena, 18e de Serie A, qui a bien besoin d'un peu de baume au cœur.

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Par Valentin Pauluzzi
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