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  1. // En partenariat avec Call Of Duty

Ces joueurs qui ont transformé des défenseurs en zombies

Parfois, le temps d’une action, le temps s’arrête. Et comme dans un épisode de Parker Lewis, un génie du ballon rond se promène parmi ses adversaires figés sur place pour aller inscrire un but fabuleux qui restera dans les mémoires de tous les supporters présents ce jour-là – et dans un bon nombre de compilations YouTube. Petit florilège de ces actions où un joueur a transformé la défense en une bande de zombies tout droit sortie du nouveau Call of Duty : World War II, sorti début novembre.

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#8: Neymar

Neymar virevoltant contre Flamengo

Avant de devenir le joueur le plus cher de la planète, Neymar a longtemps été étiqueté comme un « joueur YouTube » : il suffit de taper son nom sur Internet pour tomber sur des dizaines de vidéos de « skills  » ou sur des buts fabuleux inscrits au terme d’exploits individuels insensés. Dans ce domaine, la plus belle œuvre de Neymar est sans conteste son but contre Flamengo, en 2011, qui lui voudra de recevoir le trophée Puskás du plus beau but de l’année. Ce jour-là, le tableau d’affichage indique déjà un avantage de deux buts pour Santos, quand Neymar hérite du ballon près de la ligne de touche, à une dizaine de mètres de la ligne médiane. Le petit prodige se débarrasse de deux joueurs « rubo negro » et repique dans l’axe, sollicite un une-deux à trente mètres des cages, élimine le dernier défenseur grâce à un enchaînement complètement fou râteau et grand pont, le tout avant de conclure de l’extérieur face au gardien... Et avec ça ? Un café et l’addition, s’il vous plaît.

#7: Pato

Pato précoce contre le Barça

Alexandre Pato vient tout juste d’avoir 28 ans, et il n’est pourtant plus qu’un lointain souvenir pour le foot européen et pour l’AC Milan. Il y a quelques années, il était encore considéré comme l’un des grands espoirs offensifs de la Seleção, avant de perdre un peu de son football et beaucoup de ses ambitions, et d’aller couler une pré-retraite paisible et dorée en Chine. Le potentiel du joueur n’avait pourtant rien d’une hallucination collective : les débuts de Pato au Milan furent particulièrement impressionnants, et il a réalisé quelques exploits retentissants. La pièce maîtresse de sa collection de caramels reste son but inscrit au Camp Nou, en septembre 2011, après seulement 24 secondes de jeu : après avoir récupéré le ballon dans le rond central, cerné par une demi-douzaine de joueurs catalans, le jeune Brésilien pousse son ballon loin, très loin derrière la charnière blaugrana, prend tout le monde de vitesse, et s’en va tromper Víctor Valdés. Dans le dernier Call Of, il y a un atout qui permet de sprinter plus vite et indéfiniment, ça s’appelle le « Laufenblitz  » : Pato a dû en abuser. De la ligne médiane à sa frappe victorieuse, il n’a touché que cinq fois le ballon... Suffisant pour transformer toute la défense barcelonaise en une piste de ski sur laquelle il a glissé à toute allure en évitant les piquets sur son chemin. Le but de Pato reste le plus rapide jamais marqué au Camp Nou, et le 8e plus rapide de l'histoire de la Ligue des champions.

#6: Sofianne Hanni

Le slalom de Sofiane Hanni contre Ostende

Nous sommes le 16 avril 2007, et Anderlecht se déplace sur la pelouse d’Ostende pour une rencontre de playoff déjà décisive pour le titre. Malgré une domination de tous les instants, les Mauves ne parviennent pas à débloquer le score en première période, et concèdent même un penalty (litigieux) heureusement détourné par le portier Franck Boeckx... Au retour des vestiaires, le statu quo n’a que trop duré pour Sofiane Hanni : le capitaine bruxellois décide de régler le sort de la rencontre une fois pour toutes. Prise de balle à 35 mètres des cages, un premier défenseur dans le vent, bonjour monsieur, un deuxième défenseur dans le vent, comment ça va la famille, un troisième défenseur dans le vent, il fait un peu frisquet aujourd’hui n’est-ce pas, un quatrième défenseur dans le vent, ah ça il n’y a plus de saison, et pour finir, un plat du pied enroulé dans le petit filet pour crucifier le gardien d’Ostende, et surtout portez-vous bien, et à l’année prochaine ! En une action, l’international algérien né à Ivry, qui porte le numéro 94 en référence au Val-de-Marne, vient de transformer les défenseurs côtiers en une vulgaire bande de morts-vivants, et de filer les 3 points à Anderlecht.

#5: Zlatan

Zlatan qui ridiculise toute l’équipe de Breda

C’est sans doute le but le plus marquant de la carrière de Zlatan Ibrahimović. Puisque personne n’est tout à fait digne de faire une passe décisive à Zlatan – « est-ce que tu t’es au moins lavé le pied avant de me faire la passe ? –, Zlatan a fini par décréter qu’il n’avait pas besoin qu’on lui fasse une passe pour marquer. À l’époque, le géant suédois n’a que 22 ans, et il s’apprête déjà à entrer dans la légende. Nous sommes le 9 mai 2004, et l’Ajax Amsterdam reçoit le NAC Breda. Mais ce jour-là, l’Ajax aurait pu se contenter d’aligner Zlatan pour faire le boulot. On joue la 76e minute, le score est déjà de 4-1, et c’est le moment que choisit Zlatan pour inscrire l’un des plus beaux buts de l’histoire du foot. Il récupère le ballon à trente mètres des cages, dos au but, évite le retour d’un défenseur (on va compter ensemble, ça fait un), enchaîne avec une feinte de frappe (ça fait deux), puis avec une autre feinte de frappe (ça fait trois), et soudain tout s’accélère, hop crochet intérieur droit (ça fait toujours trois, c’était le même mec, qui a dû partir en dépression juste après ça), puis crochet extérieur droit (ça fait quatre), puis encore crochet extérieur, et alors que le but est presque ouvert, nouvelle feinte de frappe du droit (ça fait cinq, même si c’était le numéro 2 qui était venu prendre du rab), et frappe instantanée du pied gauche. À vitesse réelle, l’enchaînement est pratiquement surréaliste. Un but à l’image à Zlatan : plein de feintes, de faux-semblants, si invraisemblable qu’il en devient mythique. Quand il joue au mode Zombie, ce n’est pas Zlatan qui court : ce sont les morts-vivants qui cherchent une échappatoire.

#4: George Best

George Best, la classe à l’américaine

Dans le même style que le bijou de Zlatan contre Breda, le slalom effectué par George Best sous les couleurs de San José s’impose lui aussi comme un chef-d’œuvre. Après une douzaine de saisons passées sous le maillot de Manchester United, Best s’en va parcourir le monde histoire de retarder l’âge de la retraite : il joue quelques matchs en Afrique du Sud, puis en Irlande, avant de d’effectuer quelques allers-retours entre les États-Unis (Los Angeles, Fort Lauderdale) et le Royaume-Uni (Fulham en Angleterre, Hibernian en Écosse). En 1981, George Best a presque 35 ans et porte les couleurs du club de San Jose Earthquakes, en NASL (ligue nord-américaine avant la MLS). Et Best a encore des jambes, en inscrivant un but magique, multipliant les feintes de corps et les crochets élastiques jusqu’au point de penalty. La gestuelle du génie nord-irlandais et sa facilité balle au pied paraissent surnaturelles. Voilà presque douze ans que George Best est décédé, et pourtant sa légende est éternelle. Le plus génial des morts-vivants.

#3: Bruno Peres

Bruno Peres, d’une surface à l’autre contre la Juve

Lorsque le Torino se déplace chez la Juve, ce 30 novembre 2014, pour un derby aussi bouillant qu’à l’accoutumée, voilà presque plus de douze ans que le Toro n’a pas inscrit un but sur la pelouse de son ennemi juré. La malédiction est pourtant sur le point d’être vaincue, et de quelle façon ! Les Juventino mènent déjà au score (1-0) après une vingtaine de minutes de jeu, quand le Brésilien Bruno Peres se saisit du ballon à l’angle de sa surface de réparation, sous le nez de Paul Pogba, et accélère. C’est un peu comme quand on active la compétence « Appât » dans le dernier Call Of : tout le monde est lancé à ses trousses, ce qui n’empêche pas Bruno Peres de faire encore plus mal. Après une course de folie qui laisse sur place Vidal et Évra, il entre dans la surface de réparation de la Juve, temporise face à Chiellini, et décoche une frappe croisée qui vient rebondir sur le poteau opposé de Marco Storari, avant de franchir la ligne. Et voilà comment on transforme la meilleure équipe d’Italie en une bande de gros balourds.

#2: George Weah

George Weah, décisif sur corner contre Vérone

Le saviez-vous ? Le favori à l’élection présidentielle du Liberia, George Weah, fut un jour football professionnel. Et un plutôt bon, pour tout dire : près de 150 matchs disputés à Monaco, et presque autant sous les couleurs du PSG, puis de l’AC Milan. Après avoir été auréolé du premier Ballon d’or attribué à un joueur africain en 1995, Weah aborde la saison 1996-1997 de façon tonitruante, en inscrivant dès la première journée ce qui restera comme le plus beau but de sa carrière, contre Vérone. On joue les dix dernières minutes de la rencontre, et les visiteurs menés au score 2-1 poussent pour revenir au score. Les Rossoneri concèdent un corner et se replient tous dans leur surface de réparation pour défendre... Sauf que le « coup de pied de réparation » est très mal tiré et atterrit tout droit dans les pieds de George Weah, au deuxième poteau... Le Libérien contrôle et démarre comme une fusée, dévale le terrain à grandes enjambées, dribble deux joueurs de Vérone dans le rond central, enchaîne avec un grand pont sur le dernier défenseur, et conclut l’action d’une frappe petit filet opposé qui embrase San Siro. Normalement, c’est pas l’équipe qui se procure un corner qui doit se montrer dangereuse ? Eh bien pas dans le monde de George Weah. Les joueurs de Vérone encaissent un dernier but dans le temps additionnel, toujours pas remis du missile qu’ils ont vu passer sur le terrain quelques minutes plus tôt.

#1: Messi

Pour Messi, nous sommes tous des zombies

Combien de buts Lionel Messi a-t-il inscrits après avoir enfumé toute une défense ? Combien de fois la Pulga s’est-elle amusée à coucher sur le flanc cinq ou six joueurs adverses avant de crucifier le gardien d’un plat du pied millimétré ? La régularité avec laquelle le génie argentin reproduit ce genre de buts venus de nulle part dépasse l’entendement... À croire que pour lui, le reste du monde avance au ralenti. En fait, il est là, le secret : pour Messi, nous sommes tous des zombies. De son chef-d’œuvre originel contre Getafe, qui l’a révélé aux yeux du monde et a lancé le grand jeu des comparaisons avec Diego Maradona, aux slaloms déments qu’il a infligés à l’Athletic Bilbao (sa victime préférée), en passant par l’incroyable lame plantée dans le cœur du Real Madrid après être parti défier la défense des Merengues seul contre tous, Messi peut se targuer d’avoir un gros tas de bijoux dans sa collection. Aucun joueur dans l'histoire n’a marqué autant de buts parce qu’il avait soudain décrété, sans qu’on sache trop comment ni pourquoi, que rien ne pourrait l’empêcher d’atteindre le but. Quand la Puce est lancée, tu n’as plus qu’à énumérer le nombre de joueurs qu’il va effacer sur sa route.