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  1. // En partenariat avec Kudoz

Ces joueurs qui cherchent un job

Chaque saison, c’est pareil. De nombreux footballeurs, dont certains aux noms ronflants, se retrouvent sans club. En voici 10 d’entre eux qui feraient bien d’installer l’application de recherche d’emplois Kudoz...

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#10: Alou Diarra

Qui n’aurait pas envie d’un joueur qui a disputé une finale de Coupe du monde ? Libre de tout contrat depuis son départ de Nancy, après une saison mi-figue mi-raisin, Alou Diarra est toujours à la recherche d’un club. Celui qui enchaîne les piges depuis qu’il a quitté la Gironde à l’été 2011 (Marseille, West Ham, Rennes, Charlton, puis Nancy) a soufflé ses 36 bougies au mois de juillet, mais a sans doute quelques beaux restes à offrir à une équipe professionnelle. Peut-on trouver, aujourd’hui sur le marché, un joueur avec une telle expérience ? Deux titres de champion de France (avec Lyon et Bordeaux), 44 sélections en Bleu, des participations à la Coupe du monde 2006 (où il a même remplacé Pat’ Vieira en finale), à la Coupe du monde 2010 et à l’Euro 2012 (où il était titulaire en phase de poules) : bref, Alou Diarra a certes quelques kilomètres au compteur, mais il a côtoyé les plus grands, il connaît parfaitement le championnat de France et au pire, il va bien caler quelques buts sur corner grâce à sa taille de 4,73m.

Sa motivation pour retrouver rapidement les terrains : repousser l’âge de la retraite, évidemment. Arroser les bégonias, regarder Des chiffres et des lettres tous les après-midi... très peu pour Alou. Pourquoi ne pas frapper à la porte du RC Lens, le club qui lui a offert ses premiers frissons européens, en 2005 ?




#9: Benoît Trémoulinas

Mais comment la trajectoire de l’ancien international et éternel espoir a pu s’infléchir au point de le mener jusqu’à Pôle Emploi ? L’ancien Bordelais semblait pourtant s’éclater à Séville, où il a remporté deux coupes d’Europe et goûté aux joies de quelques convocations en Bleu (ce qui ne lui était plus arrivé depuis la saison 2012-2013). Sauf que le 5 mai 2016, c’est la tuile : rupture du ménisque, passage sur le billard, et par conséquent, pas de finale de Ligue Europa, et aucun espoir de jouer l’Euro. Trémoulinas ne participe à aucune rencontre avec le groupe professionnel lors de la saison 2016-2017, et à la fin de son contrat, l’été dernier, il ne prolonge pas avec le club andalou. Voilà donc Benoît Trémoulinas, 31 ans malgré son éternelle bouille d’adolescent, libre comme l’air.

Sa motivation pour retrouver rapidement les terrains : retrouver le chemin des terrains. Et vite. Benoît Trémoulinas n’a plus joué le moindre match pro depuis plus de 18 mois. Il paraît que Naples s’est renseigné à son sujet à la suite de la blessure de Faouzi Ghoulam. Mais si c’est pour recruter un autre mec susceptible de se péter, pas sûr que les Azzurri soient si intéressés... Sinon, il doit encore avoir un casier à son nom dans le vestiaire girondin. Et s’il était l’heure de rentrer à la maison, Benoît ?



#8: Mathieu Flamini

La dernière fois qu’on a entendu parler de Mathieu Flamini, ça n’avait pas grand-chose à voir avec le football. Il était plutôt question d’une entreprise de biochimie, de sociétés offshore, d’un oligarque russe et de Paradise papers... Toujours est-il qu’à 33 ans, celui qui a joué près de 250 matchs sous le maillot d’Arsenal et plus de 120 sous celui du Milan est actuellement sans club, après une expérience mitigée à Crystal Palace. Ce serait quand même un comble qu’on ne trouve pas une seule équipe qui ne soit pas intéressée par le profil de Capitaine Flam’, non ? Et puis s’il n’y a pas de place disponible dans l’effectif, Mathieu a quelques qualifications pour bosser à la compta...

Sa motivation pour retrouver rapidement les terrains : certainement pas l’argent, en tout cas, parce qu’aux dernières nouvelles, Flamini était blindé. À 33 ans, ne reste plus qu’à se faire plaisir, de toute façon, n’est-ce pas ?



#7: Marko Baša

« À 34 ans, Marko Baša quitte le LOSC. C’est avec un profond respect que nous le remercions pour ce qu’il a apporté au club pendant ces six saisons et [...] nous lui souhaitons la plus belle des réussites dans ses futurs défis. » Le communiqué du LOSC est concis, et pourtant sincère... à l’image de Marko Baša, finalement. L’arrivée de Marcelo Bielsa sur le banc nordiste a donc sonné la fin de l’expérience du Monténégrin, d’abord écarté du groupe et placé dans le loft en compagnie de Julian Palmieri ou Éric Bauthéac, avant que son contrat ne soit finalement résilié le 31 août. L’histoire retiendra de Marko Baša qu’il a établi un record en Ligue 1, en compagnie de Simon Kjær, en ne concédant que 4 petits buts lors des 16 premières journées de la saison 2013-2014. Mais si Kjær s’éclate aujourd’hui à Séville, Baša est resté sur le carreau, à 34 printemps, et attend qu’on lui propose une nouvelle aventure.

Sa motivation pour retrouver rapidement les terrains : eh bien c’est justement là que le bât blesse, Marko n’est plus vraiment sûr d’avoir envie. On a évoqué des contacts en Allemagne et en Italie, mais il n’est pas impossible que Marko Baša mette tout simplement un terme à sa carrière.



#6: Bacary Sagna

Certes, Bacary Sagna n’avait sans doute plus vraiment sa place à Manchester City. Déjà, l’an dernier, il était l’un des maillons faibles de l’effectif de Guardiola, lequel a lancé son mercato 2017 en investissant plus de 100 millions d’euros sur deux latéraux. Certes, Bacary Sagna a souvent été pointé du doigt en équipe de France pour ses centres d’une qualité tout à fait discutable. Certes, Bacary Sagna a aujourd’hui 34 ans, et ce n’est pas tout à fait anodin, dans le football moderne, pour un latéral qui sera sûrement amené à multiplier les courses. Mais quelqu’un peut nous expliquer comment il est possible que Bacary Sagna, 65 sélections en Bleu, 350 matchs de Premier League, soit passé en six mois du couloir droit de City à la file d’attente de Pôle Emploi ?

Sa motivation pour retrouver rapidement les terrains : Bacary n’est pas décidé à dire adieu au plus haut niveau, c’est une certitude. L’été dernier, il aurait refusé plusieurs offres venues de Turquie pour privilégier la Premier League. En vain. Mais difficile à croire que l’ancien Auxerrois ne trouve pas un point de chute d’ici la fin de l’hiver...



#5: Abou Diaby

Abou Diaby n’a que 31 ans. Il est plus jeune que Cristiano Ronaldo, Keira Knightley, Matt Pokora et Amel Bent. À son âge, la plupart des footballeurs évoluant au milieu de terrain sont au sommet de leur art, lorsque la courbe ascendante de l’expérience croise celle, descendante, des capacités physiques. Abou Diaby était l’un des plus grands talents de sa génération. Il aurait dû porter le milieu de terrain de l’équipe de France jusqu’à l’Euro 2020 au moins, et entourer tous les jeunes prodiges que compte aujourd’hui le réservoir des Bleus. Il aurait été le patron de l’armada la plus talentueuse de l’histoire des Bleus. Mais Abou Diaby a été trahi. Par son propre corps. Voilà 7 ans que la carrière d’Abou Diaby semble avoir pris fin, la faute à une interminable et tragique succession de blessures qui ont brisé ses rêves de grandeur, et les nôtres. Après une énième déception, lors de son passage fantomatique à l’OM (6 petits matchs seulement), Abou est aujourd’hui libre de tout contrat. Mais pas encore à la retraite.

Sa motivation pour retrouver rapidement les terrains : Abou Diaby n’a pas perdu tout espoir de retrouver son meilleur niveau. Pour être honnête, ça ressemble tout de même à du déni, désormais : « Je sais que je suis capable de revenir. [...] À partir du moment où je suis bien préparé, que je m’entraîne de manière régulière et que je joue sans blessure majeure, je peux revenir et retrouver un très bon niveau. »



#4: Diego Capel

À l’instar de Laurent Paganelli, Diego Capel fait partie de ces prodiges qui ont goûté très tôt, sans doute même trop tôt, au plus haut niveau, dont on a souvent loué le potentiel, et qui ont pourtant rapidement plafonné, au point d’avoir l’air cramés à même pas 25 ans (comme Michael Owen ou Laurent Paganelli). Premiers matchs de Liga à 16 ans, international à 20 ans, avant un transfert vers le Sporting Portugal – qui ne ressemble pas vraiment à une progression – où il s’éclate quelques saisons, avant d’échouer au Genoa, puis à Anderlecht. Aujourd’hui, Diego Capel a 29 ans seulement, il vient de passer une saison galère en Belgique (malgré le premier titre de champion de sa carrière) et il cherche un club. L’été dernier, on avait évoqué une signature imminente au RC Lens, mais Diego Capel est toujours un cœur à prendre.

Sa motivation pour retrouver rapidement les terrains : sauver la fin de sa carrière. On ne va pas se mentir : depuis quelques années, le parcours de Diego Capel ressemble moins à une carrière pro qu’à une chute libre. Pas sûr que les Sang et Or soient la destination idéale pour te remettre d’aplomb, Diego.



#3: Jérémie Aliadière

Si quelqu’un comprend quoi que ce soit à la carrière de Jérémie Aliadière, qu’il se manifeste. Considéré comme l’un des plus grands espoirs du foot français au début des années 2000, après de jolies perf’ avec les jeunes d’Arsenal, Aliadière ne parvient pas à s’imposer chez les pros, la faute à quelques blessures et à une concurrence stratosphérique (salut Titi Henry !). Après quelques prêts infructueux, une expérience ratée à Middlesbrough, une nouvelle blessure et une période de chômage, Jérémie se fait enfin connaître du grand public, avec dix ans de retard, à Lorient, où il réalise deux ou trois saisons intéressantes. Et puis il prend la direction du Qatar, avant de revenir à Lorient, pour finalement s’engager avec le FC Pôle Emploi. Quelque chose a merdé quelque part.

Sa motivation pour retrouver rapidement les terrains : peut-être qu’à 34 ans, Jérémie a enfin envie de se poser pour de bon ? Parce que, voyons les choses en face, ça risque d’être un peu tendu pour faire partie des 23 pour la Coupe du monde.



#2: Cheick Diabaté

Qu’est-ce que c’est que cette histoire ? Est-ce que quelqu’un peut nous expliquer ce que fout Cheick Diabaté dans cette liste ? Comment est-il possible qu’aucun club de Ligue 1 ne soit volontaire pour engager le Cheick ? Dites donc, les Messins, vous pensiez vraiment que vous pourriez vous en sortir sans lui ? Vous avez vu la tronche de votre classement ? On parle d’un type qui claque 10 buts en moyenne par saison, vous vous rendez compte qu’il y a très peu de mecs qui peuvent en dire autant en Ligue 1 ces 5 ou 6 dernières années ? On ne rigole pas, là : Cheick Diabaté est un très bon joueur de foot, en plus d’être un être humain formidable. Alors arrêtez de faire les cons, clubs de Ligue 1, et recrutez le Cheick.

Sa motivation pour retrouver rapidement les terrains : répandre le bonheur dans le cœur des hommes et des femmes.



#1: Nicolas Maurice-Belay

Finale de la Coupe de France 2012-2013. 89e minute : Nicolas Maurice-Belay délivre un caviar à Cheick Diabaté, qui délivre les Girondins de Bordeaux. Trois buts à deux, Évian Thonon Gaillard ne s’en remettra pas. Mais alors, vraiment pas : le club n’existe même plus aujourd’hui. Le plus triste, c’est que Diabaté et Maurice-Belay ne s’en sont pas remis non plus : quatre ans plus tard, ils sont tous les deux au chômedu. Après six ans de bons et loyaux services à Bordeaux, celui que Francis Gillot avait ramené dans ses valises a finalement dû faire les siennes. Et n’a pas encore trouvé de point de chute, malgré quelques contacts en Ligue 1 et à l’étranger.

Sa motivation pour retrouver rapidement les terrains : Nicolas veut simplement continuer de jouer au foot. Ce n’est pas trop demandé, si ? En Ligue 2, en National, en Chine, en Belgique, il est à l’écoute de toutes les propositions. Il attend quoi, le FC Sochaux, au juste ?



Par Julien Mahieu