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Ces erreurs arbitrales qui agitent le Calcio

Depuis dimanche après-midi, la presse italienne ne parle que des erreurs arbitrales qui ont influencé le résultat de certains matches de Serie A. Du coup, comme une éternelle ritournelle, le débat sur l’arbitrage refait surface.

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L’Italie et les arbitres ont une relation compliquée. C’est un fait. Cela a toujours été le cas. C’est d’ailleurs une institution en Italie : à chaque journée de championnat, chaque décision arbitrale est analysée, jugée, au cours de la célèbre "moviola". D'ailleurs, à chaque époque correspond une erreur arbitrale qui a marqué les esprits. Le but non-validé de Turone, joueur de la Roma, en 1981, le pénalty non donné à Ronaldo lors du Juventus-Inter décisif pour le Scudetto 1998, le but de Cannavaro (Parme) annulé la saison suivante. Évidemment, cela ne s’est pas arrangé avec l’affaire Calciopoli, en 2006, qui a mis en évidence le fait que des arbitres italiens avaient largement influencé le résultat de certaines rencontres. Depuis, à chaque erreur, on crie au scandale, on imagine des complots. Mais il faut dire que les arbitres italiens, pas aidés par les institutions, n’y mettent pas vraiment du leur pour que les choses s’arrangent. Ce week-end, ils ont donné lieu à un véritable festival des horreurs.

Il y a d’abord ce Catane-Juventus. Un but de Catane annulé pour hors-jeu alors qu’il n’y avait pas hors-jeu, et un but de la Juve validé alors qu’il y avait hors-jeu. Il n'en fallait pas plus. Depuis, c’est une avalanche de critiques qui s’abat aussi bien sur l’arbitre que sur la Vieille Dame. Ou comment faire ressortir de vieux démons. La Juve, via son directeur sportif Beppe Marotta, se défend, en admettant que « oui, il y a eu une erreur arbitrale, mais que la Juve aussi, l’an dernier, a été pénalisée par les arbitres » . Bon. Peut-être fait-il référence au but fantôme de Muntari lors du Milan-Juve ? Plus sérieusement, l’arbitrage du stadio Massimino a fait exploser de rage le président de Catane, Pulvirenti. « Évidemment, comme ça, la Juve restera invaincue » . Un peu facile, toutefois, de dire qu’une équipe ne perd plus depuis 48 matches grâce aux arbitres. La Juve est championne d’Italie et leader du classement grâce à ses qualités et parce qu’elle est actuellement la plus forte. Point. Mais allez donc dire ça aux déçus tifosi de Catane.

Pas suffisamment protégé par les arbitres

Ce qu’il y a de plus préoccupant, c’est que ce week-end, les erreurs arbitrales se sont propagées sur plusieurs pelouses de Serie A. Ainsi, les deux gros matches de la journée, Fiorentina-Lazio et Roma-Udinese, ont été décidés par des fautes du corps arbitral. Lors de la première rencontre, l’arbitre, monsieur Bergonzi, a d’abord accordé un pénalty pas franchement évident à la Fiorentina. Pénalty loupé. En seconde période, il a décidé de ne pas accorder un péno évident à la Lazio, avant que le juge de ligne n’annule pour hors-jeu un but valable de Mauri. Bergonzi a complété son œuvre en expulsant deux joueurs romains, Ledesma et Hernanes (expulsions totalement justifiées, même si l’homme en jaune fluo aurait pu faire preuve de plus de psychologie au moins sur l'un des deux rouges). Du coup, la très bonne prestation de la Fiorentina et les deux magnifiques buts de Ljajic et Toni sont presque éclipsés par ces erreurs, qui ont rendu dingues l’entraîneur et les dirigeants laziali. Un comble si l’on considère que Daniele Pradè, le directeur sportif de la formation viola, s’était plaint pendant la semaine de « ne pas être suffisamment protégé par les arbitres » .

Quelques heures plus tard, c’est un autre entraîneur qui a fait part de son ras-le-bol. Zdenek Zeman, le coach de la Roma, s’est insurgé contre l’arbitrage de monsieur Massa, au terme du Roma-Udinese remporté 3-2 par les Frioulans. « On dit que les arbitres ne peuvent pas décider un championnat, mais moi je pense qu’ils peuvent le faire. Ils peuvent décider les matches encore plus que les joueurs. J’ai revu l’action, il n’y a pas faute de Castan (faute qui a provoqué le pénalty décisif pour l’Udinese à la 88e, ndlr). Par contre, Armero a craché sur Tachtsidis, le quatrième arbitre était à cinquante centimètres et n’a rien dit » a commenté le technicien giallorosso. Certes, ce n’est pas seulement de la faute des arbitres si c’est la deuxième fois en cinq rencontres à domicile que la Roma perd 3-2 après avoir mené 2-0. Mais il est indéniable que les décisions arbitrales, hier mais aussi lors de la première journée contre Catane (les Siciliens avaient inscrit deux buts hors-jeu), ont eu une influence négative pour les Giallorossi.

Un discours vu, revu et archi-vu


Après les premières journées de championnat, le « chef » des arbitres, Marcello Nicchi, s’était félicité de la bonne conduite des arbitres. Il avait visiblement oublié quelques détails... Au choix : le but d’Alvaro Pereira, de l’Inter, inscrit en position de hors-jeu contre le Chievo, le pénalty accordé au Napoli sur le terrain de la Samp (la faute avait débuté hors de la surface), le pénalty très généreux accordé à Pazzini lors de Bologne-Milan, le fabuleux but de Montolivo annulé sans raison lors du derby milanais, le but d’El Shaarawy contre le Genoa avec Abate hors-jeu, un péno non sifflé sur Pato lors de ce même match, et bien d’autres, si tant est qu’il soit possible de se rappeler de tous. Bref, chaque supporter a pu, un moment cette saison, se plaindre d’une décision. Alors, certes, le discours des "méchants arbitres qui faussent le classement" est vu, revu et archi-vu. Reste que le problème est toujours là, prêt à resurgir n’importe quand, comme ce dimanche. Le problème n’est pas tant que ces erreurs avantagent ou désavantagent certaines équipes. Au bout du compte, les erreurs tendent à s’équilibrer, et il serait mal vu de penser qu’une seule et même équipe est toujours persécutée ou privilégiée par des bévues des arbitres. Même si, soyons francs, il est tout de même rare qu’une « grande » équipe du Calcio perde un match contre Pescara ou Novara à cause d’une bourde d’un juge de ligne.

Non, le vrai problème, c’est que personne ne veut aider les arbitres à résoudre ce problème. Cette saison, les arbitres de surface ont été instaurés. D'accord. Alors ? Bah, aucun intérêt. Au contraire, cela multiplie les possibilités de se tromper. La preuve, dimanche soir, lors du Roma-Udinese. Monsieur Massa, l'arbitre central, n’avait pas accordé le pénalty pour l’Udinese, c’est l’arbitre de surface, M. Cervellera qui lui a assuré qu’il y avait faute. Bon conseil. Idem pour les épisodes de Catane, avec le juge de ligne et l’arbitre central qui n’étaient pas d’accord, et qui ont passé près d’une minute à se concerter avant de prendre la mauvaise décision. Une longue minute qui aurait pu être utilisée autrement. Par exemple en faisant appel à la vidéo, hein... Un discours qui tourne en rond, et pas seulement en Italie. Et tant qu’il tournera en rond, on continuera, pratiquement chaque dimanche, à assister aux mêmes déferlements médiatiques sur ces arbitres, qui n’ont pas cinq ou six ralentis à disposition pour prendre leur décision. Et dire que la semaine prochaine, un succulent Juventus-Inter nous attend. La pression sur l’arbitre ? Non, à peine.

Par Eric Maggiori
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