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Cérémonie de clôture de la L2

Lionel Jospin, Le Grand Journal, Tim Burton, le Martinez... Le Festival de Cannes ? Dépassé. Aujourd'hui, les VIP se massent dans la station balnéaire de Laval pour assister à la remise des dix césars de la L2. Avec comme maîtres de cérémonie le trio Bazdarevic-Guyot-Cormier.

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Prix “Roland de Plus Belle la Vie” : Quoi vous ne regardez pas cette telenovela à la française ? Voyons, Roland, le patron du bar Le Mistral ! Le big boss. Comme Caen dans ce championnat. Les Normands n'ont pas douté une seule fois dans leur opération remontée immédiate. Meilleure défense, une seule défaite concédée à domicile, les hommes de Franck Dumas chopent leur 2e titre de champion de L2 après celui de 1996.

Prix “Ségolène Royal” : Un peu comme Ségo en 2007, personne ne pensait en début de saison qu'ils pouvaient s'imposer en outsiders crédibles. Mais les Brestois ont déjoué tous les pronostics pour s'installer sur le podium dès le mois de décembre. Pour le plus grand malheur d'un Dominique Strauss-Kahn (Metz) ou d'un Laurent Fabius (Le Havre). 19 ans après, la L1 posera ses valises à Francis le Blé.

Prix “Ingrid Betancourt” : A la mi-mars, on pensait Clermont condamné à glisser vers le National. Plus personne n'entendait parler des Auvergnats, engloutis dans la bataille du maintien avec une misérable poignée de points d'avance sur la zone de relégation. Mais Clermont s'est libéré, tout seul, comme un grand. L'évasion a même failli être une totale réussite puisqu'une victoire lors de la dernière journée contre Arles-Avignon aurait été suffisante pour la montée. Mais des mois de captivité affaiblissent... (défaite 1-0 et une 6e place au final).

Prix “Serial looser” : Un mimétisme digne des films d'horreur. Par deux fois, la fin de saison messine a laissé un goût pâteux dans la bouche des Lorrains. L'élite leur tendait les bras mais Yvon Pouliquen et ses hommes ont craqué. Une série de huit matches sans succès et l'échec de l'électrochoc Joël Muller sur le banc de touche (4e). Prêt pour la passe de trois l'an prochain ?

Prix du meilleur acteur : Que personne ne nous fasse croire que du côté grenoblois, la cellule de recrutement ne s'est pas fait souffler un bon coup dans les bronches. Comment le GF38 a-t-il pu laisser partir Olivier Giroud ? Le sosie de Zlatan Ibrahimovic s'est régalé cette saison sous le maillot de Tours (11e). Il termine meilleur buteur du championnat avec 21 réalisations, une de plus que l'Angevin Anthony Modeste. Et il n'a pas intérêt à devenir une petite « tarlouze » car cet été il rejoint le Montpellier de Loulou.

Prix du meilleur espoir masculin : L'inespérée 7e place obtenue par le promu Laval est en grande partie à mettre à l'actif de Romain Hamouma. Inconnu au bataillon, le milieu claque 10 buts et s'impose comme le dynamiteur des Tangos. Va certainement monter d'un étage au prochain mercato.

Prix “Coupé décalé” : La danse préférée d'un ancien de la maison guingampaise, Didier Drogba. On vous décrit le mouvement : dans un premier temps, faites-vous une belle coupe puis décalez-vous au maximum sur le côté pour être certain de vous péter la gueule sur la piste de danse. Pour plus de précisions, allez voir Guingamp, vainqueur de la Coupe de France 2009 et relégué en National cette année.

Prix “Commandant Cousteau” : Descendre de plus en plus bas, explorer des fonds inconnus. Voilà une belle expédition menée par Strasbourg qui, pour la première fois de son histoire, évoluera en troisième division. Bon courage au nouveau commandant de bord, Jean-Claude Plessis, pour refaire surface.

Prix “Benoit Poelvoorde” : C'est réellement arrivé près de chez vous. A Nantes exactement. Les Canaris ont joué un sketch de dix mois, avec fous rires continus pour le public. Pire défense de la L2, Rohr-Furlan-Gentili sur le banc, des dizaines de joueurs sous contrat, une 15e place... On rappelle au passage que le fabuleux duo de la chanson française Tragédie est originaire de Nantes. (Voix métallique) “Quelle grosse marrade”.

Prix spécial du jury : Ce césar revient tout naturellement à Arles-Avignon. Le promu au plus petit budget de L2 (moins de 6 millions d'euros) engrange sa 4e montée en cinq ans. Un authentique exploit réalisé avec l'apport de revenants (Piocelle, Diawara), de revanchards (Merville, Psaume) et de révélations (André Ayew). Les plus sceptiques leur prédisaient une descente immédiate. Ils ne se sont pas complètement fourvoyés. Arles-Avignon n'est resté qu'une année en L2.

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