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  2. // Interview Pascal Chimbonda

« Ce sont les médias qui font l'équipe de France »

Ne lui dites surtout pas qu'il était la surprise de 2006. Pascal Chimbonda, qui débute tranquillement sa carrière d'entraîneur en région marseillaise, prendrait la mouche. Il est en revanche plus bavard sur l'influence des journalistes, le poste de latéral droit et l'Angleterre. Qui sera sans doute sa prochaine destination.

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Vous étiez sur le banc lors de France-Brésil 2006, quand Zidane sort un match de dingue…
On se rend compte dès le début qu’il va sortir un match de ouf. Dès le premier ballon, où il met trois Brésiliens dans le vent, on comprend. On se dit direct que ça va être sa soirée. Il n’avait pas fait de préparation particulière, c’était juste Zidane.

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C’est vrai qu’après la finale perdue contre l’Italie et son carton rouge, il a sorti un discours applaudi par l'équipe ?
(Il réfléchit) Non, ça ne me dit rien. Il n’y a pas eu de discours après le match. Tout le monde était abattu, dégoûté, on est partis à la douche et basta. Vous vouliez qu’il dise quoi ? Il n’y a rien à dire dans ces moments-là. Personne ne se parlait.

Pour en venir à vous, vous avez toujours dit que votre statut de « surprise » ne vous faisait pas plaisir. Pourquoi ?
Parce qu’à chaque fois qu’il y a une liste qui sort, on dit « c’est qui le prochain Chimbonda ? » Franchement, c’est lourd. Normal que ça me pète les couilles, non ? D’ailleurs, si les médias m’appellent pour ça, je ne réponds pas, c’est mort. Quand j’ai été pris en équipe de France, c’était peut-être une surprise pour les gens, mais pas pour moi. Mes performances sur le terrain avaient juste parlé, j’étais le meilleur latéral d’Angleterre… Et puis, Ribéry aussi, c’était une surprise. Alors pourquoi on ne dit pas : « C’est qui le prochain Ribéry ? » Parce qu’il a continué en EDF et qu’il est devenu un élément important ? Et alors ?

D’ailleurs, vous savez pourquoi vous n’avez plus jamais été appelé en Bleus ?
Non, faut poser la question au sélectionneur de l’époque. Moi, je ne suis pas du genre à aller voir le coach pour demander pourquoi je ne joue pas. Donc on n’en a jamais parlé. Pourtant, j’étais à Tottenham et ça marchait bien. Bizarre, quoi. De toute façon, l’EDF, c’est bizarre.

« En 2006, il y avait des putains de leaders, des types à l’expérience de malade. Zidane, Vieira, Makelele, Thuram, Barthez… Il y avait du monde ! Là, je ne vois aucun véritable leader, que des jeunes. C’est incomparable. » Pascal Chimbonda

Comment ça ?
Ici, ce sont les journalistes français qui choisissent les joueurs appelés. Ce sont eux qui les mettent en valeur et qui leur donnent une crédibilité. Pourquoi ils ne m’ont jamais mis en valeur, moi ? C’est le manque de présence médiatique qui m’a empêché de faire une carrière internationale. En France, personne ne me connaissait. Pourtant, quand je jouais à Bastia ou au Havre, je faisais mes matchs. J’étais même parmi les meilleurs. En Angleterre, au moins, j’étais reconnu par mes pairs.

Et là-bas, les gens vous demandaient pourquoi vous n’étiez pas sélectionné ?
Non. Mais moi, je m’en foutais. Je m’en battais les couilles d’une sélection ou pas. Je faisais mon taff sur le terrain et voilà. La Coupe du monde est arrivée, j’ai été appelé, j’y suis allé, tant mieux.

C’était une belle expérience ?
Une super expérience. On était un bon groupe, on rigolait bien, l’ambiance était géniale. C’était un groupe sain. Et puis, c’est différent d’un club. Les moments passent très vite, donc c’est peut-être plus fort.

Vous suivez encore le foot aujourd’hui ?
Oui, mais pas trop le foot français. Davantage le foot anglais et espagnol.

Donc à l’Euro, vous supportez la France ou l’Angleterre ?
Ni l’un ni l’autre. Je ne supporte personne, moi. Je ne suis pas supporter, je suis juste spectateur. Je n’ai pas non plus de favori. Que le meilleur gagne, point barre. Après, je le sens plutôt bien pour la France, ils ont de bons joueurs, de bons jeunes. Mais la Belgique a une grosse team, aussi.

Est-ce qu’il y a des points communs avec cette équipe et celle que vous avez connue en 2006 ?
Non, ça n’a rien à voir. En 2006, il y avait des putains de leaders, des types à l’expérience de malade. Zidane, Vieira, Makelele, Thuram, Barthez… Il y avait du monde ! Là, je ne vois aucun véritable leader. Il n’y a que des jeunes. C’est incomparable.

« J’ai passé mes diplômes. On a les résultats début juillet. Donc si c’est bon pour moi, j’ai le BEF et je suis officiellement coach. » Pascal Chimbonda

Il y avait Sagnol, aussi. Aujourd’hui, on manque cruellement de latéraux à droite. Vous seriez titulaire aujourd’hui ?
Ouais, je crois. À mon époque, Sagnol était effectivement le titulaire, donc c’était injouable. Dommage pour moi. Mais c’est vrai qu’en France, actuellement, ça manque de latéral droit. Depuis 2006, il y a un problème à ce poste. Je ne pense pas que ce soit un manque de formation, mais c’est clair qu’il n’y a pas de gars qui font partie des meilleurs du monde. Je pense que ça peut être le maillon faible. Mais attention, Sagna et Jallet peuvent être énormes à l’Euro. Et puis franchement, vu le potentiel collectif offensif, s’ils prennent des buts et qu’ils gagnent 4-2… De manière plus générale, si on regarde les latéraux de la planète, on se rend compte qu’il y en a de moins en moins avec un gros gros niveau. Tout le monde veut jouer devant ! Il n’y en a que pour les attaquants. Moi, j’adore Alves, j’aime bien Lahm… Il y a quelques beaux noms, mais pas énormément.

Et quand on voit Aurier qui compromet sa carrière tout seul…
Ouais... Malgré sa bêtise, c’est un bon joueur. S’il se tient à carreau, il peut tout péter l’an prochain. Concernant sa connerie, je ne sais pas comment ça se passe à Paris, je ne sais pas qui a choisi la sanction, mais dans un club étranger, ils auraient été moins cléments. Je pense qu’il se serait fait licencier. En Angleterre, ça ne serait pas passé. En tout cas, avec les coachs que j’ai eus, il n’aurait pas joué de la saison. Certains évoquent le poids des réseaux sociaux. Mais quoi, les réseaux sociaux ? Les joueurs, ils les connaissent, les réseaux sociaux. Ils savent ce que cela implique et quelle portée ça a. Tu t’es fait piéger, t’assumes. Faut faire gaffe à ce que tu dis, à tes amis… C’est tout.

Vous qui entraînez les moins de 17 ans à l’AS Mazargues (un quartier de Marseille, ndlr), comment ça se passe avec le comportement des jeunes ?
En amateur, c’est un peu difficile. Le foot n’est pas leur priorité et parfois, ils manquent de respect et de discipline. Il se passe des choses qu’on ne verrait jamais au plus haut niveau. Tu te fais insulter, ils n’hésitent pas à te répondre quand tu les engueules… c’est compliqué. Du coup, je suis assez impatient de passer au niveau supérieur.

Vous en êtes où ?

J’ai passé mes diplômes. On a les résultats début juillet. Donc si c’est bon pour moi, j’ai le BEF et je suis officiellement coach.

« Moi, j’étais un leader de vestiaire et un leader sur le terrain. Je parlais énormément, je n’ai jamais été silencieux ou calme. Je prenais beaucoup la parole dans le groupe. » Pascal Chimbonda

En tant qu’ancien latéral plutôt offensif, c’est quoi votre style de jeu ?
Je veux un foot offensif. À la Barça. Même si j’étais défenseur, je suis plus Barça qu’Atlético. Après, je prends modèle sur tout le monde. Mourinho, Wenger, ou les autres entraîneurs que j’ai eus dans ma carrière…

Il y a un coach qui vous a particulièrement marqué ?
Non, pas spécialement. Les coachs, ça ne marque pas, ce sont les joueurs qui marquent ! (Rires)

Être entraîneur implique une notion de leadership. Pourtant, on ne garde pas de vous l’image d’un leader…
Ah, vous n’avez pas de moi l’image d’un leader ?

Pas vraiment, non. Vous n’avez jamais été capitaine par exemple…
Je n’ai jamais eu besoin d’être capitaine pour être un leader. Déjà, tous les capitaines de club ne sont pas des leaders. Moi, j’étais un leader de vestiaire et un leader sur le terrain. Je parlais énormément, je n’ai jamais été silencieux ou calme. Je prenais beaucoup la parole dans le groupe.

À la Pat’ Évra ?
À la Pascal Chimbonda !

Vous comptez rester en région marseillaise ?
Non. Mon rêve, c’est d’aller aux États-Unis ou de repartir en Angleterre. C’est en Angleterre que les gens m’apprécient le plus. Et la mentalité est différente. Tu es davantage reconnu. Moi, je suis plus reconnu là-bas alors que je suis français et que j’ai joué longtemps ici. Il y a plus de respect. Donc j’ai envie d’y retourner.

Propos recueillis par Florian Cadu
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