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« Et là, on s'est dit que c'était grave... »

Kévin Oudard (28 ans), supporter lillois, assistait à la rencontre de son club face à Amiens depuis la tribune visiteur du stade de la Licorne samedi soir. Celle où une barrière de sécurité s'est effondrée, faisant une vingtaine de blessés. Il raconte les événements.

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Kévin, racontez-nous ce qu’il s’est passé après le but de Ballo Touré.
Dès que Ballo Touré marque, tous les joueurs se dirigent vers nous, et en réponse, nous, on descend de la tribune pour aller vers eux. Comme ça se fait à chaque fois. Sauf que là, la barrière qui était très très fine est tombée. À partir de ce moment-là, c’est le chaos, un gros cafouillage, car il y a quand même une hauteur de deux mètres environ entre la tribune et le sol.

Comment réagissez-vous à ce moment-là ?
Sur le coup, personne ne sait trop quoi faire. Personne ne réagissait. Nous avons pas pris la mesure de la gravité tout de suite. C'est en voyant certains supporters remonter en tribunes qui nous avons vu les autres allongés sur le sol. Et là, on s'est dit que c'était grave.

Vous dites que la barrière de sécurité était très fine. Vous l’aviez remarqué dès le début ?
Il y avait énormément de supporters lillois. Je suis arrivé un peu tard, j’étais à l’arrière. Mais, vu ce qu’il s’est passé, c'est évident que la barrière était fragile, car ce n’est pas la première fois que des supporters se dirigent vers les joueurs de cette manière.

« Il y avait énormément de supporters lillois. Je suis arrivé un peu tard, j’étais à l’arrière. »

Quelle était l’ambiance au sein du parcage à la suite de cet accident ?
C’était une ambiance très lourde. C'était très confus. Il y avait énormément de tensions, car certains supporters avaient des amis en bas, alors l'inquiétude montait. Et puis, il s’est passé beaucoup de temps avant que les médecins arrivent. Il y avait d’ailleurs bien plus de CRS que de médecins, ce qui est un peu gênant. C’est un stade vraiment maudit pour nous. (Le 7 janvier 2014, lors du 32e de finale de Coupe de France entre Amiens AC et Lille, des affrontements avaient eu lieu en tribunes entre des supporters lillois et des supporters lensois présents pour cette rencontre, ndlr.) C’est terrible.

« Il y avait bien plus de CRS que de médecins, ce qui est un peu gênant. »

Que faisaient les CRS présents devant vous ?
Ils attendaient les services médicaux, comme nous. Nous avons essayé de ne pas leur compliquer la tâche. Et nous nous sommes vite rendu compte qu’il n’y avait aucun plan médical de prévu en cas d'incident de ce type. On voyait des personnes blessées au sol. Elles avaient du mal à respirer. Je ne suis pas médecin, mais ça se voyait qu'elles avaient des difficultés à respirer. C’était très compliqué, car nous étions totalement impuissants devant ça.

À travers les images, nous avons vu que les médecins n’avaient pas du tout assez de brancards et faisaient des allers-retours...
Nous avions surtout l’impression que c’était les brancards du match qu’ils amenaient. Et oui, il n’y en avait pas du tout assez. Au moment où je vous parle, nous sommes évacués par l’avant et je passe juste devant la grille. Elle est dans un état catastrophique. Elle est pliée sur une partie et l’autre partie est totalement cassée. C’est terrible.


« On voyait des personnes blessées au sol. Elles avaient du mal à respirer. Je ne suis pas médecin, mais ça se voyait qu'elles avaient des difficultés à respirer. C’était très compliqué, car nous étions totalement impuissants devant ça. »

Quelques minutes après les évènements, les joueurs et le staff sont venus vous voir...
C’était très important pour nous de voir qu’ils ne s'étaient pas échappés aux vestiaires. C’est Franck Béria (directeur adjoint du football du LOSC depuis cet été, ndlr) qui est tout de suite venu nous voir et qui a ramené les joueurs. C’était important de montrer que nous restions tous soudés malgré les résultats sportifs qui ne sont pas au top. Car croyez-moi, ce soir, tout le monde s’en fout du football et nous avons tous une grosse pensée pour les supporters blessés.

Propos recueillis par Steven Oliveira
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