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Ce soir, Paris dîne en enfer

Il manque un point au PSG pour se qualifier pour le top 16 européen. Ça, c’est pour le côté sportif. Parce qu’en tribunes, le Parc des Princes va découvrir la Gate 7. Un bastion ultras à la sauce grecque qui trône sur le toit de l’Olympiakos depuis plus de 40 ans. Entre torches, gros bras, passion et collusion politique.

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Quand on a la chance de traîner ses guêtres du côté du stade Karaiskaki du Pirée, outre la douce ambiance un peu folle qui se dégage des alentours de l’antre de l’Olympiakos, on s’aperçoit très vite que les mecs qui composent le noyau dur des ultras locaux sont aussi… les stadiers. Normal, certains ultras sont employés par le club. Ils gèrent, entre autres, la billetterie. Le grand manitou du club du Pirée, le président Evangelos Marinakis, l’a bien compris. Pour être en paix, il est préférable d’avoir la Gate 7 – les ultras locaux – dans sa poche plutôt que contre sa tempe. Quitte à laisser le virage s’embraser avec des centaines de fumigènes, match après match. Le mec ferme sa gueule et règle les amendes tout en gardant sa chemise grande ouverte sur son torse poilu. La Gate 7, c’est ça. Le poumon du club du Pirée. Des types fous mais surtout amoureux comme jamais de leur club depuis leur création plus ou moins officielle en 1981, juste après le drame de février (1), même si dans les faits, la Gate a vu officieusement le jour dans les années 60. Pourquoi la « 7 » ? Cela correspond à la porte d’entrée dans le stade. Une numérologie que l’on retrouve aussi chez les grands rivaux athéniens : Gate 13 (Panathinaikos), Original 21 (AEK).

Deux avions affrétés pour un match de basket

À Athènes, tout répond à une logique de territoire. Historiquement, les mecs de la 7 sont implantés au Pirée et dans la périphérie d’Athènes quand ceux de la 13 viennent du centre-ville. Au pays pourtant, la 7 est un monument. « La Gate 7 est l’un des plus grands groupes de Grèce, sinon le plus grand. Normal vu que l’Olympiakos représente près de 40% des supporters grecs. Le groupe compte des milliers de membres à travers le pays mais également en Europe et à travers le monde avec pas mal de sections en Allemagne, Angleterre, Belgique, mais aussi New York ou Sydney  » , analyse Dimitris Advoulos, journaliste indépendant grec et proche de la Gate 7.

Dans les faits, difficile pourtant de dresser un état des lieux comptable de la Gate 7. Le nombre de membres est impossible à vérifier. D’une parce qu’en Grèce, on aime le folklore et le flou. De deux, parce que la Gate 7 est, à l’image du club, une association omnisports. Les mêmes mecs passent leur temps à surfer entre les clubs de football, basket-ball, volley-ball ou waterpolo. Toujours avec la même envie. Mieux, à part le football et le basket, toutes les sections sportives du club appartiennent au noyau dur de la Gate 7, qui les a sauvées financièrement de la faillite. On est dans le pur mécénat. Lors du dernier final four de basketball qui s'est tenu à Bercy, la Gate était d’ailleurs venue en masse prendre possession des gradins du POBP. Les mecs viennent définitivement d'une autre planète. On parle d’un crew capable d’affréter facilement deux avions pour aller suivre un match de poule de basket-ball à Barcelone.

Le club avant le groupe

Et puis dans les mentalités, l’attachement au club du Pirée est énorme. Viscéral. Au sein de la Gate 7, la définition même d’ultra est unique. Advoulos toujours : « En ce qui concerne leur mentalité, on ne peut pas parler exactement de supporters type Ultras. Les groupes grecs ont une mentalité et un mode de vie un peu différents. On pourrait dire qu’il s’agit d’un hybride entre les modèles de supportérisme anglais et italien avec une sauce à la grecque, poursuit-il. Contrairement à pas mal de groupes européens, pour la G7, le club passe avant tout, et le groupe après. La devise de la Gate le dit clairement : "Le bouclier est le fer de lance de l’Olympiakos." Les querelles entre membres, ou autres supporters de l’Olympiakos sont inexistantes et tout supporter du club est traité en tant que frère qu’il soit membre du groupe ou pas. » Des frères d’armes, donc. Comme on peut en trouver en Serbie ou en Turquie.

Autre élément intéressant de l'importance de la G7, les fameux Orthodox Brothers. Un triumvirat de potes qui comprend la Gate 7, le Delijé de l’Étoile rouge Belgrade ainsi que les ultras du Spartak Moscou. Cette amitié a vu le jour en 1994 au Marakana de Belgrade. Alors que les clubs serbes viennent de passer trois ans sans compétition européenne, l’Olympiakos vient disputer un match amical dans la capitale serbe. Un match qui montre à quel point la Grèce et la Serbie ont toujours su se serrer les coudes, que ce soit dans le cadre d’un soutien humanitaire ou politique (comme sur le statut du Kosovo, par exemple). Depuis cette rencontre, entre le Delijé et la Gate 7, la fraternité est omniprésente. Il n’est pas rare de voir des chorégraphies de la Gate 7 rendre hommage à leurs homologues serbes (comme ici contre le PAOK Salonique, ami avec les Grobari du Partizan Belgrade, qui plus est). Ce soir, il n’est d'ailleurs pas impossible que certains membres du Delijé soient en parcage avec les Grecs. D’autant que les Serbes ont des amis à Paris. Chez les Karsud. Bref, tout le monde se connaît. Et tout le monde en a peur. Plus ou moins.

Une réputation sulfureuse


Dans les milieux intéressés, on sait que les Grecs ont le coup de poing facile et la lame aiguisée. Depuis deux ans, les déplacements pour le derby contre le Panathinaïkos sont même interdits. On leur prête également certaines dérives politiques. Certains experts parlent d’une frange de la Gate ouvertement patriote et nationaliste. Au pays, on soupçonne même le parti d’extrême droite Aube Dorée de s’être bien implantée au sein des tribunes de football. Des allégations balayées d’un revers de la main par de nombreux observateurs des tribunes dont Dimitris Advoulos. « Dans ce contexte, les allégations de certains experts qui parlent de lien avec Aube dorée sont totalement fausses. L’Olympiakos passe avant tout, au stade il n’y a que les couleurs du club autorisées. La politique reste en dehors, affirme le journaliste. Évidemment, et il n’y a pas de doute, que des électeurs ou même des membres de l’AD se rendent à la G7 ou en sont membres. Cela dit, ils se rendent au stade en tant que fans de l’Olympiakos et rien d‘autre. La politique maison est simple : ici on ne s’intéresse qu’au club. Il n’y pas de saluts nazis, ni de drapeaux tendancieux quelconques, et encore moins de skins aux bottes noires et lacets blancs. Au sein de la G7, tu vas voir des mecs de droite, de gauche, des anarchistes, des immigrés, des apolitiques. Tout est mélangé avec un seul objectif : chanter pour la gloire du club aux quatre coins de la Grèce et de l’Europe. »

Une Europe qu’ils n’hésitent pas à visiter en masse : « La G7 est un groupe qui se déplace en masse. Certes, depuis la crise, les unités en déplacements ont chuté un peu mais déplacer 500 mecs à l’autre bout de l’Europe est le service minimum en général, même pour un match sans importance. Pour les gros matchs, le groupe est capable de mobiliser 1000 mecs au départ de Grèce et ça peut atteindre des sommets assez… intéressants. Par exemple, ils étaient 5000 à Rome il y a quelques années, 7000 à Turin en 99, 2000 à Monaco, 1300 en Norvège. Et je ne parle que du groupe, pas des supporters lambdas ou des membres de la diaspora grecque. » Ce soir, le Parc des princes n'échappera pas à la règle avec un parcage visiteur complet. Oui, la Porte de Saint-Cloud aura des allures d'enfer. Pas de quoi stresser. À l'aller, dans la fournaise du Pirée, les Parisiens s'étaient imposés largement (4-1).

Par Mathieu Faure

(1). Le 8 févier 1981, à la sortie d'un match contre l'AEK Athènes (6-0), les grilles de la porte 7 ne se sont pas ouvertes. Plusieurs centaines de supporters se sont alors retrouvées bloquées et 21 d'entre eux ont été écrasés par la foule. Les victimes avaient entre 14 et 41 ans. Depuis la rénovation du stade, 21 sièges noirs, disposés en forme de 7, portent leurs noms dans la tribune de la Gate 7.

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