Ce soir, c'est grand soir

On a beau critiquer l'organisation complexe de la Ligue Europa -notamment les premiers tours-, force est de constater que le printemps s'annonce assez sexy aux quatre coins de l'Europe. Et ça commence dès aujourd'hui...

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Rubin / Twente


Il y a peu, le Rubin Kazan pouvait se vanter d'être l'une des rares équipes à s'être payé le Barça au Nou Camp. C'était en 2009. Depuis, le champion de Russie n'a pas réussi à confirmer. Éjectée de la Ligue des Champions, l'équipe de la capitale de la république du Tatarstan se retrouve face à un autre banni de la C1 : le FC Twente. Une opposition musclée entre deux équipes athlétiques. Attention à Bryan Ruiz, international du Costa-Rica, véritable feu follet et leader technique des Néerlandais. Ça vous classe un match.

Metalist / Leverkusen


Kharkov est le moins connu des clubs ukrainiens. Aucune star, un amoncellement de nationalités et surtout du Sud-Américains. Les deux derniers en date sont argentins : Sebastián Blanco (Lanús) et Jonathan Cristaldo (Vélez Sársfield). Autant dire personne. Pourtant, il faut se fader le déplacement jusqu'en Ukraine et faire déjouer une défense solide. Le genre de challenge que n'aime pas forcément le Bayer Leverkusen. Mais les coéquipiers du génial Chilien Vidal pourront compter sur leurs grandes tiges offensives : Derdyok et Kiessling (1m90 chacun). Le Bayer, solide dauphin de Dortmund en Bundesliga, s'appuiera notamment sur l'expérience d'un certain Michael Ballack, récemment revenu dans le groupe.

Napoli / Villarreal


L'affiche du jour. Du jeu léché des deux côtés, des buteurs en forme (Cavani pour Naples, Rossi pour Villarreal), des défenses solides, deux stades atypiques et la promesse de voir les ficelles trembler. Voilà un scénario alléchant.
Et puis voir évoluer le SSC Napoli en Europe au San Paolo, c'est mythique. Les hommes de Mazzarri ont beau avancer cachés en championnat, ils peuvent dépoussiérer la vitrine à coupes du club en s'adjugeant la Ligue Europa. A condition de la jouer à fond... De son côté, le Sous-Marin Jaune aimerait réaliser un miracle : s'imposer pour la première fois de son histoire dans la Santiag'.

Anderlecht / Ajax


Deux grands noms à la recherche d'un glorieux passé. L'Ajax, volé de son joyaux Luis Suarez durant le mercato, devra se sortir les doigts pour espérer briller en Europe. Mais Anderlecht présente le visage d'une victime expiatoire idéale. Lukaku a beau être un futur très grand, l'armoire offensive ne peut pas tout faire. L'année dernière, les deux s'équipent s'étaient déjà affrontées en C3 en poule. Le match aller à Bruxelles s'était soldé par un match nul 1-1. Anderlecht l'avait emporté 3-1 au retour, mais l'Ajax était déjà assuré de sa qualification pour les 16es. Le match sera forcément spécial pour Mbark Boussoufa, né à Amsterdam et qui a joué chez les jeunes de l'Ajax de 1996 à 2001. Faux frère.

Lech / Braga


Véritable sensation des phases de poules (qualifié dans un groupe qui comprenait Manchester City, la Juventus et Salzbourg), le Lech Pozan a un coup à jouer en recevant les Portugais de Braga. Bien emmenés par la starlette Krivets, les Polonais sont motivés à l'idée de passer au stade supérieur. L'enfant de Poznan, Bosacki, l'a d'ailleurs bien résumé en concédant « avoir beaucoup appris en un match contre Manchester City, autant qu'en cinq matches du championnat polonais » . Surtout que Braga se présentera amoindri en Pologne. Le capitaine Vandinho et le défenseur Paulão ont dû rejoindre l'infirmerie qui comprenait déjà l'arrière gauche Elderson et l'attaquant Paulo César. Des stars quoi.

Besiktas / Dynamo Kiev


Sans son gardien Cenk et son défenseur Ersan (blessés), Besiktas tire un peu la tronche. Pourtant les Turcs espèrent se défaire des Ukrainiens, en visite dans le Bosphore. Auteur d'un mercato bien maîtrisé (Simao, Manuel Fernandes et Hugo Almeida mais seul ce dernier est qualifié en C3), Besiktas galère toujours autant en championnat et compte sur l'Europe pour donner un peu de love à sa saison (le club stambouliote est actuellement sixième au pays). Mais Kiev vendra crânement sa peau avec un duo d'attaque Milevskiy-Shevchenko, loin d'être dégueulasse.

Benfica / Stuttgart


Menacé de relégation en Allemagne, le VfB Stuttgart a perdu sur blessure son meilleur buteur Pavel Pogrebnyak, touché aux côtes. Sans parler des incertitudes concernant Christian Gentner, Timo Gebhart et Arthur Boka. Une bonne nouvelle pour le Benfica Lisbonne qui accueille les Teutons dans la capitale portugaise. Même amputée de David Luiz, parti pour Chelsea, la défense lisboète se bornera à contenir les timides assauts allemands. Pour ce faire, Jorge Jesus, le coach guesh, devrait lancer en défense centrale Jardel Vieira, braqué à Olhanense durant le mercato. Une armoire. Une de plus.

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Sparta Prague / Liverpool


Triple vainqueurs de l'épreuve, les Reds ont tiré une victime idéale : le Sparta Prague. Une équipe joueuse mais a priori très faible, surtout derrière. Les arrivées des attaquants Tomáš Pekhart et Andrej Keric en janvier n'y changeront rien. Prague n'a pas le niveau et devrait se faire gifler. Surtout que les Reds sont en nette amélioration depuis l'intronisation de Kenny Dalglish. Difficile d'imaginer les Reds s'incliner dans la capitale du Porno après avoir démâté Chelsea à Stamford Bridge.

Rangers / Sporting


Orphelins de Kenny Miller, parti grossir son compte en banque en Turquie et de Lee McCulloch (blessé), les Rangers espèrent se payer le scalp du Sporting à Ibrox Park. Les Portugais viennent de changer d'entraîneur (Cristinao Oliveira est arrivé fin janvier) et devront composer sans Jaime Valdés et Leandro Grimi, tous les deux blessés. Les Écossais, quant à eux, s'appuieront sur leurs dernières recrues hivernales : David Healy et le fantasque El-Hadji Diouf. Ça va mollarder. Un match entre hommes : de la sueur, du jeu long et de la pluie. Classique.

Bâle / Spartak Moscou


Andrei Tikhonov - Valeri Karpin. Un sacré duo d'attaquants dans les 90's. Sauf que le binôme est aujourd'hui sur le banc du Spartak. Et a priori les Russes ont largement les moyens de taper le FC Bâle. Une équipe sympa, avec un joli maillot, un stade moderne mais avec Marco Streller comme attaquant. Donc une grande tige maladroite. Et ce n'est pas le vieux corps abimé d'Alexandre Frei qui fera frémir l'arrière garde moscovite.

Young Boys / Zénith


Difficile de dégager une tendance sur cette opposition. Deux équipes solides à la maison mais moyennes à l'extérieur. Surtout, il ne faut pas oublier que le Zénith s'est fait déposer de la C1 par l'AJ Auxerre cet été. Depuis, les Russes sont devenus champions. Comme quoi. Mais les Suisses devront profiter d'un avantage considérable : leur fraicheur. En effet, le Zénith n'a plus rechaussé les crampons depuis la fin novembre et devra très vite retrouver le rythme. Sinon, pour les puristes, le gardien remplaçant de Saint-Pétersbourg –Yuri Zhevnov– a été élu meilleur joueur biélorusse pour 2010. Paye ton vivier.

Séville / Porto


L'autre belle affiche du jour. Du football latin dans toute sa splendeur. Le FC Porto compte un triumvirat étincelant : Hulk – Falcao – J. Rodriguez. Tout le football dans trois lascars : vitesse, puissance, technique et sens du spectacle. Quand en plus Otamendi tient la baraque défensive, ça donne un Porto solide et difficile à négocier. Mais bon, Séville a des arguments à faire valoir. On parle quand même d'une équipe lauréate du sésame en 2006 et 2007. Bien que les potes de Frédéric Kanouté semblent en fin de cycle, les Andalous demeurent redoutables quand la route s'élève. On appelle ça l'expérience.

Lille / PSV


Le maillot jaune de la Ligue 1 part à la conquête de l'Europe. Une scène où les exploits nordistes ne sont pas habituels. Le tirage du PSV doit permettre aux Dogues de poursuivre leur route. Même privés de Rami (blessé), les ouailles de Rudi Garcia doivent assurer l'essentiel à la maison. Pour ce faire, il suffira de se méfier du Hongrois Balazs Dzsudzsak. Ouais, un mec au nom imprononçable mais capable de nettoyer les lucarnes sans forcer. Un talent gros comme ça. Sans surprise, les Néerlandais miseront tout sur leur puissance physique (Engelaar frôle le quintal et le double mètre au milieu) et prieront pour ne pas prendre le bouillon d'un certain Eden Hazard.

PAOK - CSKA Moscou

Un bon match pour les amateurs de hools à l'ancienne. D'un côté les fadas grecs de Salonique. De l'autre, les skins moscovites. C'est certain, des râteliers vont voler en marge du match. Pour autant, l'opposition sur le pré vaudra le détour. Notamment pour les bijoux russes Akinfeev et Dzagoev. Les amateurs d'Ärsenik pourront triper sur le défenseur brésilien du PAOK : Lino.

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Bien vu ton pronostic mathieu pour le match du FC Bâle ;) Frei et Streller buteurs à la mi temps...
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