Euro 2012 - Quarts de finale - Bilan
Par Swann Borsellino
Ce qu’il faut retenir des quarts de finale
Cristiano Ronaldo court après le Ballon d’Or, Pirlo vend du rêve, les Bleus défendent et perdent. Ces quarts de finale ont été l’occasion parfaite de faire le tri, et le résultat est éloquent : il ne reste que des équipes des groupes B et C.
Cristiano Ronaldo (Portugal)
Dieu est italien, il s’appelle Andrea
« Ô temps, suspends ton vol ». Sagement positionné aux côtés de Thierry Roland devant l’écran géant du paradis, Alphonse de Lamartine a vu ses vœux exaucés. Si personne ne sait si Andrea Pirlo a lu Le Lac, tous les téléspectateurs ont connu un moment un peu plus long que les autres, hier, devant leur téléviseur. Après avoir passé 120 minutes à distribuer des passes délicieuses aux quatre coins du terrain, le classieux milieu de terrain de la Juventus a fait de la séance de tirs au but la sienne. Une Panenka magistrale après le loupé de Montolivo, une victoire au bout du suspense et de l'élégance, encore, en conférence de presse, au moment de saluer l’adversaire anglais et de dire que « ce soir, la chance était du côté italien ». Parfois, les mots manquent et ça tombe bien. Hier, Pirlo était indescriptible. Cela dit, Andrea a tout intérêt à refaire un peu de magie face à l’Allemagne, sinon, il y aura toujours un con prêt à parler de Hélder Postiga, auteur lui aussi d'une Panenka en 2004 face à l'Angleterre...
Cristiano Ronaldo à la poursuite du Ballon d’Or
Deux matchs. Comme lors du match retour de la demi-finale de la Ligue des champions face au Bayern Munich, Cristiano Ronaldo est aujourd’hui à deux matchs du Ballon d’Or. De retour aux affaires après un début de compétition compliqué, le taulier de la sélection portugaise a permis aux siens, d’un joli coup de tête, d’aller affronter l’Espagne en demi-finale. De plus en plus affuté, de plus en plus efficace et, surtout, accompagné par des partenaires en forme, de Nani à Pepe, CR7 pourrait bien profiter de cette rencontre cruciale pour marquer de nouveaux points dans la course au Graal individuel. Une quête personnelle qui passe par un énorme succès collectif que les hommes de Paulo Bento semblent sérieusement capables de s’adjuger. Solides et complets, les Portugais peuvent, en dépit d’un banc de touche peu profond, déranger n’importe lequel des quatre derniers résistants. Ah, et il paraît que Sergio Ramos est prêt à mettre des coups à Cristiano. On parle de Pepe, ou pas ?
« Si c’est ça, cassez-vous au Bourget »
« Il n’y a pas de mauvais élève, il n’y a que des mauvais professeurs. » Une punchline que n’importe quel étudiant de ZEP a déjà entendu de la bouche d’une maman un peu plus engagée que les autres, qui portait le badge FCPE comme la légion d’honneur. Le fait est qu’elle n’a pas vraiment tort, cette dame. On est tombés sur Domenech en 2010 et aujourd’hui, on tombe sur les sales gosses. La génération 87, les fumeurs de Chicha, ces types qui sont devenus millionnaires beaucoup trop jeunes, ces mecs mal-éduqués… Mais quid de Laurent Blanc ? S’il est vrai qu’il semble impossible de faire un résultat correct – car n’en déplaise à Karim Benzema, serein après la défaite face à l’Espagne, un quart de finale d’un Euro, deux défaites en quatre matchs, n’en sont pas un – avec une équipe composée de types qui ne se piffrent pas, il paraît difficile de parler de succès de la méthode Blanc. Certes, des éclaircies avaient été notées lors des matchs amicaux et des deux premiers matchs de l’Euro, mais cette défaite indigeste face à l’Espagne remet pas mal de choses en cause. Réputé comme « joueuse » depuis le début de la compétition, l’équipe de France est soudainement redevenue le onze de 98, basé avant tout sur une assise défensive solide. Sauf que Réveillère n’est pas Thuram et que Rami est encore moins Desailly. Va-t-on voir Paulo Bento sortir Nani de son onze pour « bloquer le couloir » ? Non. Ils sont relous, les sales gosses. Mais ils ont bon dos.
Carton plein pour l'Allemagne
Un groupe de la mort ? L'Allemagne s'en fout et ramasse neuf points sur neuf. Bon. Un quart de finale face à un mort de faim bien décidé à vous faire la peau ? L'Allemagne s'en fout et atomise la Grèce, 4-2, en une mi-temps, à coups de mine sous la barre, le tout devant les yeux de sa chancelière. Mieux, Joachim Löw s'est permis de changer complètement sa ligne offensive, qui avait pourtant donné pleinement satisfaction lors des poules. Exit donc Gómez, Podolski et Müller, et bonjour à Schürrle, Reus et Klose, tous les trois auteurs d'une belle perf' vendredi soir. Et pour couronner le tout, les Teutons, qui affrontent l'Italie jeudi soir en demi-finale, auront bénéficié de deux jours de récupération supplémentaires et de 30 minutes de prolongation en moins...
Groupe B et C > Groupe A et D
À peu de choses près, on se croirait au Tournoi de la Pentecôte des minimes du coin, loin des belles pelouses et près de la buvette et des délicieuses effluves de merguez. Éliminées de la compétition, les équipes du Groupe A et du Groupe D pourraient se retrouver quelque part sur le globe pour les demi-finales consolantes, tandis que les cadors des Groupes B et C disputent le tableau final. Sorties des deux poules les plus faibles de la compétition, la Grèce, la République tchèque, la France et l’Angleterre rentrent à la maison la tête basse et laissent les grandes personnes se disputer le titre entre elles. Maintenant, reste à savoir si la finale sera le remake d’un match de poule. Et si les merguez sont bonnes. Évidemment.
« Ô temps, suspends ton vol ». Sagement positionné aux côtés de Thierry Roland devant l’écran géant du paradis, Alphonse de Lamartine a vu ses vœux exaucés. Si personne ne sait si Andrea Pirlo a lu Le Lac, tous les téléspectateurs ont connu un moment un peu plus long que les autres, hier, devant leur téléviseur. Après avoir passé 120 minutes à distribuer des passes délicieuses aux quatre coins du terrain, le classieux milieu de terrain de la Juventus a fait de la séance de tirs au but la sienne. Une Panenka magistrale après le loupé de Montolivo, une victoire au bout du suspense et de l'élégance, encore, en conférence de presse, au moment de saluer l’adversaire anglais et de dire que « ce soir, la chance était du côté italien ». Parfois, les mots manquent et ça tombe bien. Hier, Pirlo était indescriptible. Cela dit, Andrea a tout intérêt à refaire un peu de magie face à l’Allemagne, sinon, il y aura toujours un con prêt à parler de Hélder Postiga, auteur lui aussi d'une Panenka en 2004 face à l'Angleterre...
Cristiano Ronaldo à la poursuite du Ballon d’Or
« Si c’est ça, cassez-vous au Bourget »
« Il n’y a pas de mauvais élève, il n’y a que des mauvais professeurs. » Une punchline que n’importe quel étudiant de ZEP a déjà entendu de la bouche d’une maman un peu plus engagée que les autres, qui portait le badge FCPE comme la légion d’honneur. Le fait est qu’elle n’a pas vraiment tort, cette dame. On est tombés sur Domenech en 2010 et aujourd’hui, on tombe sur les sales gosses. La génération 87, les fumeurs de Chicha, ces types qui sont devenus millionnaires beaucoup trop jeunes, ces mecs mal-éduqués… Mais quid de Laurent Blanc ? S’il est vrai qu’il semble impossible de faire un résultat correct – car n’en déplaise à Karim Benzema, serein après la défaite face à l’Espagne, un quart de finale d’un Euro, deux défaites en quatre matchs, n’en sont pas un – avec une équipe composée de types qui ne se piffrent pas, il paraît difficile de parler de succès de la méthode Blanc. Certes, des éclaircies avaient été notées lors des matchs amicaux et des deux premiers matchs de l’Euro, mais cette défaite indigeste face à l’Espagne remet pas mal de choses en cause. Réputé comme « joueuse » depuis le début de la compétition, l’équipe de France est soudainement redevenue le onze de 98, basé avant tout sur une assise défensive solide. Sauf que Réveillère n’est pas Thuram et que Rami est encore moins Desailly. Va-t-on voir Paulo Bento sortir Nani de son onze pour « bloquer le couloir » ? Non. Ils sont relous, les sales gosses. Mais ils ont bon dos.
Carton plein pour l'Allemagne
Un groupe de la mort ? L'Allemagne s'en fout et ramasse neuf points sur neuf. Bon. Un quart de finale face à un mort de faim bien décidé à vous faire la peau ? L'Allemagne s'en fout et atomise la Grèce, 4-2, en une mi-temps, à coups de mine sous la barre, le tout devant les yeux de sa chancelière. Mieux, Joachim Löw s'est permis de changer complètement sa ligne offensive, qui avait pourtant donné pleinement satisfaction lors des poules. Exit donc Gómez, Podolski et Müller, et bonjour à Schürrle, Reus et Klose, tous les trois auteurs d'une belle perf' vendredi soir. Et pour couronner le tout, les Teutons, qui affrontent l'Italie jeudi soir en demi-finale, auront bénéficié de deux jours de récupération supplémentaires et de 30 minutes de prolongation en moins...
Groupe B et C > Groupe A et D
À peu de choses près, on se croirait au Tournoi de la Pentecôte des minimes du coin, loin des belles pelouses et près de la buvette et des délicieuses effluves de merguez. Éliminées de la compétition, les équipes du Groupe A et du Groupe D pourraient se retrouver quelque part sur le globe pour les demi-finales consolantes, tandis que les cadors des Groupes B et C disputent le tableau final. Sorties des deux poules les plus faibles de la compétition, la Grèce, la République tchèque, la France et l’Angleterre rentrent à la maison la tête basse et laissent les grandes personnes se disputer le titre entre elles. Maintenant, reste à savoir si la finale sera le remake d’un match de poule. Et si les merguez sont bonnes. Évidemment.
Par Swann Borsellino
Des Bleus à l’âme…

















Et je vais peut-être dire une connerie, mais pourquoi pas Pirlo en fait ? Le mec est champion (comme Ronaldo) et dégage quand même un peu plus de classe et d'élégance.
Si l'Italie continue son parcours, pourquoi pas lui ?
Enfin je dis ça...
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Pour info, Gomez n'a pour le moment rien gagner cette année
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Pirlo a été énormissime hier soir, Gomez marque sans cesse, mais ils n'arrivent pas à la cheville des 2 E.T.
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Perso je pense que si Pirlo emmène les italiens au titre, alors oui il pourra prétendre au Ballon d'Or. Mais on en est loin. Et hier il a été magnifique, c'est plutôt ses coéquipiers qui sont pas à la hauteur.
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Moi ça me soule cette tendance, qui me semble nouvelle, qui consiste à parler du Ballon d'Or parfois 10 mois avant son attribution.
Je préférais largement quand la tension montait à quelques encablures de La Nouvelle. Maintenant, on dirait presque qu'on ne fait pas trop attention à la compétition mais plutôt à qui pourrait récupérer des points pour le BO à la fin....
Et moi, ça m'indiffère un peu.
Surtout en juin alors que les résultats sont en hiver.
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Ensuite je lis celui-ci, où on est censé parler de l'Euro, et 90% des commentaires concernent de l'élection du futur ballon d'or.
Il n'y aurait pas comme une légère incohérence ?
Perso, je m'en contrefous du ballon d'or, et je me sens seul parfois...
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j'avais pas lu ton post avant d'écrire le mien.
On est deux alors, c'est déjà ça...
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Et puis un trophée individuel qui n'a jamais été attribué à Steven Gerrard est-il vraiment crédible ?
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Il y avait bien W.Sneijder en 2010, mais bon, il s'est un peu fait enflé...
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De plus cette récompense a carrément perdu de son prestige et n'a plus aucune legitimité à mon sens !
Qu'on se rappelle de Cannavaro en 2006 ou de Messi en 2010, certes de tres grand joueur mais qui ne le méritait pas à ce moment la !
Et puis pour le gagner maintenant il faut répondre à des "critères", comme l'a dit un jour SuperPippo, "je n'entre pas dans la catégorie des ballons d'or"
Aujourd'hui pour le gagner il faut être capable de dribbler, jongler, éliminer je ne sais combien d'adversaires, marquer le plus possible et bien évidemment être sur médiatisé au max !
Pirlo a beau être encore fantastique, avoir gagner le titre avec la Juve cette saison, il ne le gagnera pas même si l'Italie va au bout même chose pour les allemands du Bayern (Gomez, Schweinsteiger ou Lahm), ou même Casillas, David Silva car tous ces jouers n'entrent pas dans la catégorie médiatique-commerciale-marketing appelé Ballon d'Or !
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Les deux joueurs n'évoluent pas dans le même registre de classe . Disons, que Ronaldo joue tout en puissance le buste droit tel le cheval cabré de la Ferrari. Une Ferrari conduis par un certains détective moustachu à chemise hawaiienne.
Alors que Pirlo est un peu plus filou voir félin tel le jaguar. Jaguar de la fameuse marque anglaises conduis par un autre détective sortant de la brume new yorkaise avec ses aviator. Malheureusement, il faudra que tu reconnaisse que Magnum aura tjs plus de succès que eQualizer, televisuelllement et footballisquement parlant. :)
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Y a pas d'autre indicateurs ds le foot comme le % d'arrêt / tacles-duels gagnés /....
Drogba / Pirlo / Schweinsteiger... des hommes de collectif qui subliment et transcendent le groupe !
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L'article était tout autant visé que les commentaires en dessous.
L'intérêt des journalistes et du public pour les performances individuelles est disproportionné à mon goût, voilà tout.
Après, libre à chacun de kiffer le foot à sa façon, évidemment.
Je disais juste que ceux qui s'intéressent peu aux perfs individuelles des joueurs sont en minorité...
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Le jour où un mec réalise un autre match comme ça je serais le premier à le féliciter alors stp la mauvaise foi à des limites...ou alors c'est un problème oculaire...
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Oh, put*ain, me suis bien marré !
Fortiche le LOLo !!
Bento va faire jouer le Portugal comme d'habitude, avec de la passion !!
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Et rien que pour ça entre les trois équipe c'est bien celle du Portugal que je ne souhaite plus voir progresser !!!
De tout façon en sait tous que les trois meilleur joueurs de la saison sont Pirlo, Iniest et Ozil !!
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En tous cas il dénote horriblement dans ce tournois face aux types suscités en haut !!
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Messi et C. Ronaldo sont certes des phénomènes, marquant plus de 50 buts par saison, mais y en a un peu marre de ne voir que les goleadors récompensés. Pirlo mériterait d'être récompensé si il gagne l'Euro (artisan majeur du titre de champion d'Italie de la Juve + du titre de champion d'Europe de la Squadra Azurra), tout comme Xavi, l'autre meilleur maestro de la planète foot, le mériterait si l'Espagne sa troisième coupe internationale d'affilée...
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Pirlo a toujours été un putain de joueur, que ce soit avec la Squadra, le Milan AC ou même avec la Juve cette saison. Tout le monde sait de quoi il est capable, rien de nouveau à l'horizon. (Même si il mérite d’être un peu plus médiatisé, je vous l'accorde).
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