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Ce que Monaco doit à Claudio Ranieri

Foutu dehors par Monaco après avoir fait passer le club de la Ligue 2 à la Ligue des champions en deux ans, Claudio Ranieri retrouve ce soir l’ASM, où son passage, bien que contesté, a ouvert une nouvelle ère prospère.

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Claudio Ranieri se rase tous les matins à 7h. À part ça, il n’a jamais vraiment eu le sens du timing. Sauf une fois – pas au chalet, non –, à Leicester. Un one shot suffisamment retentissant pour étouffer l’écho de tous ses échecs passés, nombreux. Car l’entraîneur italien a longtemps couru après la carotte de la victoire avant de pouvoir croquer dans le carrot cake. À Naples, à Valence, à Chelsea, ses équipes ont souvent fait de grandes choses... juste avant son arrivée, ou juste après son départ.

La première montagne russe


Monaco a été l’une des villes-étapes sur le très long chemin du Mister jusqu’au Graal. Il s’assoit sur le banc de l’AS Monaco en mai 2012 – malgré des offres en Premier League et en Serie A –, alors que le club princier, racheté six mois plus tôt par le milliardaire russe Dmitri Rybolovlev, est encore en Ligue 2. À l’époque, la signature de ce coach à la réputation déjà mondiale constitue le premier grand coup réussi par les nouveaux dirigeants russes : prendre Ranieri pour aller jouer des matchs à Sedan, Istres ou Châteauroux est un symbole évident d’ambition, de démesure même. Une démesure alors inscrite dans l’ADN du projet monégasque, qui consiste à bondir de la deuxième division au sommet du foot français le plus rapidement possible. « Claudio Ranieri, j’en suis convaincu, fera passer l’équipe au niveau supérieur » , promet Rybolovlev. Il voit juste et, sans surprise compte tenu des 18 millions d’euros dépensés par le club sur le mercato estival cette année-là (dont 11 millions pour le seul Lucas Ocampos), l’Italien fait immédiatement remonter l’ASM en Ligue 1, sans quasiment jamais quitter la tête du championnat. Check point intermédiaire.


Moqué régulièrement pour son palmarès trop léger aux yeux de certains observateurs, qui n’admettent pas qu’un entraîneur ayant dirigé beaucoup de grands clubs n’ait pas gagné beaucoup de grand trophées, Ranieri découvre la Ligue 1 avec la mission de qualifier l’ASM en C1. « Le championnat de France est très difficile, il est trop tôt pour parler de titre » , annonce Rybolovlev avant le début de la saison. Mais, en interne, l’objectif est clair : souffler le plus longtemps possible dans la nuque du PSG. Pour ce faire, les dirigeants russes offrent à leur entraîneur Falcao, James Rodríguez, Moutinho, Kondogbia, Martial et Toulalan contre 150 millions d’euros. En terminant à la deuxième place, neuf unités derrière le PSG, le Tinkerman ( « le Bricoleur » , surnom attribué par la presse anglaise à Ranieri) remplit cette saison-là encore toutes les cases. Avec 80 points, son équipe bat même le record historique du club en L1 depuis l’instauration de la victoire à trois points. Quelques semaines plus tard, Claudio Ranieri est licencié.


Pourquoi ? S’il s’est construit à Monaco un bilan comptable irréprochable (voir ci-dessus), sur le plan du jeu, le Mister n’a jamais vraiment réussi à convaincre ses boss. Son amour du clean sheet et son pragmatisme, qu’il affectionne et revendique encore aujourd’hui avec le FC Nantes, a précipité sa chute à un moment où les dirigeants de Monaco avaient investi suffisamment d’argent pour s’autoriser à rêver d’orgies footballistiques hebdomadaires. « Ce n’est ni sportif ni humain. Je respecte beaucoup Ranieri, son travail. Mais nous n’avions pas tout à fait la même vision du développement du club. (...) Nous voulons quelqu’un qui puisse apporter encore plus de plaisir et du beau jeu à nos supporters » , éclairera Vadim Vasilyev au moment d’officialiser son départ.

Le standing retrouvé


À l’époque, son licenciement avait suscité des débats brûlants, comme à chaque fois qu’un entraîneur saute malgré de bons résultats. « Je ne sais pas ce qui leur passe par la tête. Ranieri est irréprochable » , s’indignait Éric Cubilier (joueur de 2001 à 2006) dans nos colonnes en mai 2014, quand Jean-Luc Ettori (gardien de 1975 à 1994) jugeait son renvoi « bien et normal compte tenu des moyens mis dans cette équipe » , dénonçant « l’absence d’identité de jeu » .


Si l’ère Ranieri n’aura donc pas fait l’unanimité sur le Rocher concernant le jeu et le spectacle offert, c’est dans le standing retrouvé du club qu’il faut chercher l’héritage laissé à l’AS Monaco par le Mister. Débarqué dans un club de Ligue 2 – aux moyens quasi illimités, certes –, il aura laissé deux ans plus tard à Leonardo Jardim un club de Ligue des champions comportant dans son effectif des joueurs de classe mondiale comme Falcao, Carvalho, Abidal ou Moutinho et de grands espoirs – James Rodríguez, Martial, Kondogbia... –, dont les venues furent en grande partie conditionnées par la présence du label Ranieri sur le banc. Le mandat de l’Italien aura ainsi permis à l’ASM de mettre en branle le modèle économique sur lequel elle prospère aujourd’hui et depuis plusieurs saisons.

Son bilan à Monaco s’inscrit finalement dans la logique de sa réputation d’entraîneur : idéal pour poser les fondations d'un succès dont il n’aura pas eu le temps de profiter dans sa carrière, jusqu’à l'odyssée Leicester. Le remplacer par Leonardo Jardim a-t-il été un choix judicieux ? Oui, et il serait fou d’affirmer le contraire devant ce que le Portugais a construit depuis son arrivée sur le Rocher. Ranieri aurait-il mérité de pouvoir disputer une troisième saison à Monaco ? Oui aussi, évidemment. Mais l’Italien connaît depuis trop longtemps le monde du football pour en vouloir à ses anciens dirigeants. Lundi, lors de la conférence de presse précédant ses retrouvailles avec Monaco, le nouvel entraîneur du FC Nantes a rendu hommage à son ancien club avec l’élégance qui le distingue : « Je garde un souvenir fantastique de Monaco. Je pensais que j’allais y rester toute ma vie, comme à chaque fois que j’arrive dans un club, mais en foot tout change très vite. » Tellement vite que, souvent, même les meilleurs bricoleurs n'ont pas le temps pour les finitions.



Par Albert Marie
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