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  2. // Transfert de Lewandowski au Bayern

Ce que le transfert de Lewandowski nous apprend sur la vie

Il est de coutume de croire que le train ne passe jamais deux fois. Seul bémol, dans les locaux du Bayern Munich, on ne croit rien, on fait. Alors, un an après s’être payé le crack Götze, le club bavarois est revenu dépouiller le Borussia Dortmund. Un racket en règle avec à la clé, la signature de Robert Lewandowski jusqu’en 2019. Ah oui, libre cet été, le Polonais ne coûtera pas un zloty au Bayern. La vie est une chienne.

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Peut-on vraiment s’étonner d’être trahis dans un monde où les gens disent « Noyeux Joël » et où existent des sites de rencontre dédiés « aux personnes mariées » ? Rien n’est moins sûr. Les supporters du Borussia Dortmund ne font pas exception. Leur club, ils l’aiment comme au premier jour, mais ils commencent à se dire que les histoires de ménages à trois, c'est bon pour faire chanter Alex Beaupain et tourner Christophe Honoré. Le Bayern Munich, ce meilleur ennemi qui tourne autour de sa gonzesse, le supporter du BVB l’a déjà trop toléré. Une fois, ils se sont même battus devant le monde entier et il a perdu. Le pire, c’est qu’ils ne se sont pas affrontés pour une vulgaire histoire de suprématie. C’était aussi une baston Village People, un truc Macho Man. Oui, le Borussia a déjà fauté avec le Bayern. Ensemble, ils ont partagé un Mario Götze. Le genre d’histoire qui ébranle la confiance dans un couple. Une confiance qui, avec quelques efforts, peut se regagner. Doucement mais sûrement. Un «  c’est pas perdu puisque tu m’aimes » cher à Eddy Mitchell dans son Cimetière des Éléphants. Sauf que voilà. Le Bayern a porté le coup de grâce. Après le petit Götze, c’est le grand Lewandowski qui quitte le navire jaune pour rejoindre la Bavière. « Robert est l’un des meilleurs attaquants du monde, il va renforcer notre équipe et donner un nouveau coup de boost au club  » , balançait sobrement Karl-Heinz Rummenigge. Du côté de Dortmund, on a six mois pour se préparer à brûler les maillots du Polonais. Six mois pour gamberger, c’est long. De toute façon, c’est bien connu : en Bundesliga, ce qui ne tue pas rend le Bayern Munich plus fort.

Amour, miettes dans le lit et ciao

La donne est donc celle-ci : Robert Lewandowski a dit à son Borussia Dortmund « je te quitte, mais aime-moi encore six mois » . Le fameux coup du conjoint qui se barre après quelques années d’une installation paisible, de miettes dans le lit et de pieds sales sur le canapé, mais qui demande « en l’honneur de ce qu’on a vécu ensemble, hein » , l’aumône « pour quelques semaines seulement » , autant dire une éternité. Toujours en course en Ligue des champions, désireux de la rejouer la saison prochaine, les supporters du Borussia, déjà spoliés la saison passée, doivent-ils endurer cela sans rien dire ? Doivent-ils soutenir leur buteur qui ne se privera pas de leur en coller trois dans le buffet d’ici une petite année ? Le problème ici n’est évidemment pas le transfert, qui est monnaie courante dans le football, mais la manière. Si l’affaire Lewandowski était dans les tuyaux depuis longtemps, son officialisation alors qu’il reste cinq mois de compétition rend la pilule encore plus difficile à avaler du côté du BVB. Si, contractuellement, Lewandowski est un joueur du Borussia Dortmund jusqu’à la fin de la saison, le Polonais est déjà amoureux d’une autre. Au fond, Lewy aura beau faire comme Götze, et tout donner jusqu’au bout, il ne peut rien faire contre cette étiquette « Bayern Munich » qu’il a déjà sur la tête. Se pose donc la question de la passion, de l’amour et de ses limites. On ne pourra jamais demander à un joueur, qui reste un employé, un travailleur, de se laisser guider uniquement par son cœur. Mais on ne peut pas demander à une personne amoureuse mais trahie, en l’occurrence, le supporter, de dire amen à chaque fois.

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Car l’autre vrai souci, il est là. Plus que l’animosité qui existe entre les deux entités Bayern Munich et Borussia Dortmund, il y a la répétition – certes, Mathias Sammer n’a plus ses cheveux roux, mais le voir munichois est un crève-cœur – et l’aspect inéluctable de la chose. Le BVB pourrait disputer toutes les finales de Ligue des champions du monde, le mur semblera toujours plus jaune en Bavière. Quand le Bayern n’est pas là, les souris valsent. Au fond, si le Borussia Dortmund est Franck Lucas, parti d’en bas et arrivé en haut avec sa yellow magic, le Bayern est ce flic ripoux qui saigne les petites frappes et les grosses pointures qui marchent jusqu’à la moelle pour mieux se remplir les poches et l’armoire à trophées. Ça, ça ne rend pas quelqu’un plus sympathique. La preuve, on déteste le faux bad-boy qui rend triste la fille aux yeux menthe à l'eau et arrête le flipper. En revanche, ça fait d’un homme assoiffé de pouvoir un homme puissant. Et face à l’inéluctabilité de la chose, la seule chose qu’auraient pu faire les dirigeants du Borussia Dortmund, c’est vendre Lewandowski l’été dernier pour, au moins, tenter de ramasser un petit pactole. Mais pour ça, il aurait fallu accepter de perdre Götze et le Polonais le même été et, par conséquent, mettre son ego de côté. En amour, on ne peut plus s’étonner d’être trahis. Mais on ne peut pas non plus s’étonner d’être le dindon de la farce avec trop d’égo.

Par Swann Borsellino
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