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Ce que le football doit à Tiago

Seulement cinq fois titulaire cette saison avec l'Atlético un an après s'être fracturé le tibia, Tiago a traversé quelques jours de doute entre une grosse offre venue de Chine et une volonté de trouver un temps de jeu plus conséquent. Reste qu'une nouvelle fois, Diego Simeone a su trouver les mots. Et il faut le remercier pour ça.

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Sur l’échiquier d’El Sadar, à Pampelune, sa silhouette rassure. Plus que toutes les personnes présentes lors de cet après-midi de novembre, Tiago Cardoso Mendes a conscience du poids des mots. Au fond de lui-même, le trentenaire n’avance qu’à ça, et ce, depuis plusieurs années. Posé sur cette pelouse de Navarre, à quoi pense-t-il ? Au passé, au futur ? Probablement aux deux. Pour une fois, peut-être devrait-il pourtant arrêter de penser, de réfléchir plus que les autres. Un an, c’est long. Quand on est footballeur professionnel, c’est une éternité. Nous sommes le 27 novembre, c’est la fin de l’année 2016 et Tiago vient de cavaler pour la première fois depuis trois cent soixante-cinq jours – date à laquelle son tibia avait été fracturé par le jeune Marco Asensio – pendant l’ensemble d’une rencontre de foot. Quatre-vingt-dix minutes. Sur son dos, le maillot de l’Atlético de Madrid, un club pour qui il a accepté de tout donner, « comme un enfant qui veut jouer tous les matchs » , malgré le fait qu’il pensait qu’il serait « fatigué du football » à son âge avancé. L’histoire fusionnelle entre l’individu et l’institution Atlético dure depuis maintenant près de sept ans. Pour l’époque, c’est rare et intense. Ce jour-là, à El Sadar, les Colchoneros s’imposeront largement (3-0) face à Osasuna. Quelques jours plus tôt, Tiago avait déjà participé à la victoire des siens contre le PSV (2-0) dans la peau d’un titulaire. Quelques semaines plus tard, il sombrera avec les siens à Villarreal (0-3), se faisant notamment remarquer pour une sale relance vers son gardien. À ce jour, c’est la dernière fois que l’ancien international portugais a été vu sur un terrain de foot. Alors pourquoi tant de passion autour de son cas depuis quelques semaines ? L’homme a trente-cinq ans, veut continuer à jouer, ne veut pas forcément se contenter des miettes que lui propose Diego Simeone depuis le début de saison (333 minutes) et a reçu de belles offres, de Chine notamment. Mais personne ne veut le voir partir. La justification ? « Rien que cinq minutes de Tiago sont importantes pour l’équipe » , selon Simeone. Voilà pourquoi, une nouvelle fois, il a plié face aux mots de son entraîneur.

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« C'est très difficile de trouver un autre Tiago »


Pour comprendre ce qui a amené Tiago à venir s’expliquer devant la presse avant la réception du Betis Séville en fin de semaine dernière, il faut prendre la mesure de ce qu’il représente. Qui est-il ? Une représentation de ce qu’on appelle le joueur de devoir, le travailleur de l’ombre et de l’élégance du milieu. Un élément rare, dans tous les cas. L’époque ne fait plus beaucoup de joueur comme ça. Simple, partout où il est passé, il a laissé des souvenirs indélébiles. Que ce soit dans la lucarne de Roy Carroll avec Chelsea face à Manchester United, avec style dans le Lyon des années 2000 – contre le PSV notamment ou lors des batailles face à l’AS Saint-Étienne –, mais aussi à Turin où il avait été surnommé « la machine à laver » . Car c’est ce qu’est avant tout Tiago, un bonhomme qui fait le ménage, qui dégage les saletés pour ouvrir le jeu avec classe, le tout avec un caractère qui devait se calquer un jour avec la culture du combat de Diego Simeone. Résultat, depuis son arrivée à Madrid en 2010, le Portugais a refusé de se barrer à plusieurs reprises, notamment lorsque Mourinho tenta de le faire revenir à Chelsea lors de l’été 2015. Simeone : « C’est très difficile de trouver un autre Tiago, surtout car, à son âge, il a l’expérience et l’intelligence qu’un jeune de vingt ou même de vingt-six, vingt-sept ans, n’a pas. On a besoin de lui. » Tiago : « Lorsque j’ai reçu une très grosse offre de Chelsea, j’ai réfléchi. Mais j’ai ensuite réalisé que la chose la plus importante, c’est de se sentir important dans un club. J’ai parlé au Cholo Simeone et il m’a dit qu’il comptait toujours sur moi. À partir de là, je n’ai pensé qu’à revêtir ce maillot rojiblanco. »

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L'homme fondamental


Oui, à chaque fois que Tiago a douté, Simeone est venu lui parler. Comme lorsque le joueur s’est fracturé le tibia la saison dernière. Qu’allait-il devenir ? L’Atlético n’a pas hésité et lui a tendu la main, lui proposant une prolongation de contrat d’un an sur ces mots du directeur sportif du club, José Luis Caminero : « Il nous apporte de l’expérience sur et en dehors du terrain, ce qui le rend aimé par ses coéquipiers et les fans. C’est un pilier fondamental du groupe. » Au cours de sa carrière, Tiago a toujours eu besoin de jouer, mais surtout de se sentir important. L’homme ne court pas après l’argent, simplement après la volonté de se sentir aimé. C’est ce que Vicente-Calderón lui a communiqué à plusieurs reprises, et encore plus ces derniers jours après des rumeurs envoyant le Portugais loin de Madrid. Finalement, il ne devrait pas bouger avant cet été, date de la fin de son contrat, et c’est une nouvelle centrale pour Simeone. Pour nous aussi, car malgré l’âge, on veut encore en profiter un peu. Comme on veut profiter des dernières foulées de Xabi Alonso. Une belle passe est souvent plus agréable qu’une pile de statistiques et sans aucun doute plus savoureuse qu’un nombre de followers. Diego Simeone a une nouvelle fois trouvé les mots pour conserver l’un de ses bras armés. C’est aussi ça le style.

Par Maxime Brigand
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