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Ce qu'il faut savoir des adversaires de Bordeaux et Saint-Étienne

Plus qu'un tour pour les Girondins et l'ASSE avant d'intégrer la phase de poules de Ligue Europa. Sur le papier, les deux représentants français semblent avoir eu de la chance au tirage, avec des adversaires d'Europe de l'Est largement plus méconnus et inexpérimentés à ce niveau. Alors, simple formalité en perspective ?

Kairat Almaty : pommes contre raisin !

D'après Google Maps, aller à Almaty en partant de Bordeaux met 82 heures en voiture, en bourrant bien et sans s'arrêter. En avion, il faut compter une grosse dizaine d'heures aussi, tout de même. Clairement, au championnat d'Europe de l'exotisme, les Girondins sont favoris pour le titre avec ce tirage qui emmènera l'équipe au match retour la semaine prochaine jusqu'aux confins du continent, dans une zone qui est même théoriquement, d'un point de vue géographique, en Asie. Almaty, c'est en fait le cœur de l'Asie centrale, cette région aussi fascinante qu'énigmatique. Si la ville se situe à la même latitude que le Sud de la France, son climat est loin du méditerranéen, avec de grosses différences de températures entre l'hiver et l'été du fait de son enclavement continental. Almaty, c'est aussi la plus grande ville du Kazakhstan, bien qu'elle ait été destituée en 1997 de son statut de capitale officielle au profit de l'ultra moderne et un brin mégalomaniaque Astana.

Récemment candidate malheureuse aux Jeux de 2022, elle est également considérée comme une ville-jardin. Almaty signifierait d'ailleurs « riche en pommes » . La fierté du coin ? La pomme originelle (Malus Sieversii en VO) serait originaire des montagnes environnantes. La classe. Ce match entre Bordeaux et Kairat est donc aussi le match entre le raisin et les pommes. Point de vue football, c'était le seul club kazakh à évoluer régulièrement en élite du championnat soviétique à l'époque où celui-ci existait. Cet été, l'équipe a déjà passé trois tours de C3 (contre l'Étoile rouge, les Arméniens d'Alashkert et Aberdeen), grâce au jeu bien bourrin prôné par Vladimir Weiss, l'ancien sélectionneur de la Slovaquie. Deux joueurs à suivre : l'ancien du Bayern Anatoliy Tymoshchuk, recruté cet été, et le buteur ivoirien Gérard Gohou, passé par la Suisse, la Turquie et la Russie.

Milsami Orhei : simple comète ?



Un club qui change de nom cinq fois en dix ans d'existence, c'est louche. Du Viitorul Ste-Soci des débuts au FC Milsami Orhei d'aujourd'hui en passant notamment par le Viitorul Orhei, voici donc qu'un drôle d'adversaire se présente à Saint-Étienne pour la deuxième fois en trois saisons. La première fois, c'était à l'été 2013, et les Moldaves s'étaient fait proprement déboîter 6-0 en deux matchs. En sera-t-il de même cette fois-ci ? Méfiance, car le jeune club a depuis décroché le premier titre national de son histoire, devant un Sheriff Tiraspol qu'on pensait intouchable, vainqueur de treize des quatorze dernières éditions du championnat (seule exception : le Dacia Chişinău en 2011). Une belle histoire ? Oui, quand on sait que le club est basé dans la modeste ville d'Orhei (33 500 habitants), juste un peu au nord de Chişinău, qu'il évolue dans un champêtre stade de 3000 places et qu'il n'a que six saisons d'élite derrière lui.

C'est mignon, certes, mais il ne faut non plus oublier que la réussite des Eagles – le surnom des joueurs de Milsami – est celle d'un jeune président businessman plutôt très louche. Son nom : Ilan Shor, né à Tel Aviv en 1987 de parents moldaves exilés. Du genre précoce, il aurait commencé à s'enrichir dès l'âge de 13 ans avec un business de téléphones portables. Depuis, son ascension est irrésistible dans le pays de ses origines. Irrésistible et a priori trop belle pour être propre : il est soupçonné par les autorités locales d'avoir fragilisé l'économie du pays en procédant à de vastes détournements de fonds. Le « parrain » d'Orhei, financier de la ville, président du club de foot et récemment élu maire, le tout à seulement 28 ans, n'est pas encore tombé, même si ça paraît inéluctable, d'une manière ou d'une autre. Lorsque ce sera le cas, qu'adviendra-t-il de ce Milsami Orhei ? Sans son bienfaiteur, difficile d'imaginer un avenir sur le long terme à ce club aux allures de comète.

Par Régis Delanoë
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