Ce qu'il faut retenir du week-end

Sochaux qui sort sa classe de neige, l'ASSE qui dépoussière ses souvenirs, l'OL qui s'enfonce encore plus, voilà les enseignements d'une sixième journée de L1 en mode Tour de France.

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Le maillot blanc (Sochaux)


Marvin, Ryad et Modibo se sont formés au football moderne sur Pro Evolution Soccer. Carré + L1 pour le lob, ça, Marvin Martin le maîtrise à la perfection. Suffit de se délecter, encore et encore, de son bijou. La volée sur un centre tendu du collègue ? Ryad Boudebouz en raffole. Il envoie la gonfle sous la barre d'Ospina d'une reprise limpide du gauche. Aïe, aïe, aïe... Le petit Slalom de Maïga dans la défense niçoise ponctué par un extérieur du gauche est également un grand moment de football. Sans oublier le Nigérian Ideye. Oui, offensivement, Sochaux c'est jouissif, fou, talentueux et déstabilisant. Bien loin des habitudes locales (60 fois relégables en deux saisons). En étrillant Nice (4-0) quinze jours après avoir giflé le PSG (3-1), les Lionceaux ont envoyé un message : les djeuns du coin tricotent le cuir et n'ont aucune compassion sportive. On ne va pas se mentir, les quatre fantastiques ne sont pas milanais, mais sochaliens. Prends ça Silvio Berlusconi.

Le maillot jaune (Saint-Étienne)


Février 1982. Cela faisait 28 piges que Saint-Étienne n'était plus monté sur le car podium pour enfiler son maillot jaune (en 2000, Saint-Étienne s'était retrouvé leader l'espace de 24 heures, perdant sa première place après les matches du dimanche). Dire que la place de leader des Verts est méritée est un doux euphémisme. Elle fait surtout un bien fou à une équipe qui vient de boucler les deux derniers exercices à une vilaine dix-septième place. Là, tout semble –presque– oublié. Même Dimitri Payet a franchi un cap. Meilleur grimpeur du championnat avec six buts en six journées. L'ancien Nantais est stratosphérique. Vif, technique, rapide, déroutant. Payet est à l'image de son équipe : en forme olympique. Son attaque gros braquet dans la lucarne de Jourdren est un modèle du genre. Contre Montpellier, il a cadré deux frappes : deux pions. CQFD. Et puis, aller étrenner sa liquette jaune à Gerland la semaine prochaine, quel pied !

Le lâché dans la montée de l'Aubisque (Nancy)


Le synthétique, c'est pourri. Tout le monde le dit. Nancy s'en tamponne et continue d'y croire. Pourtant, après trois journées à la casa, l'ASNL s'est déjà fait dérouiller trois fois. Un score parfait. Surtout que les Nancéens n'ont toujours pas marqué un seul but à la maison. Moche, moche, archi moche. Syndrome ? Pelouse ? Stress ? Visiblement Pablo Correa n'y arrive pas. Pourtant, l'Uruguayen aura au moins un motif de satisfaction. Pour une fois, Nancy a terminé à onze. Champagne !

L'étape neutralisée (PSG-Rennes)


Malgré un soleil de saison et une température agréable, le PSG-Rennes de dimanche après-midi n'a pas donné de grands frissons. La faute à deux équipes sans convictions. Auteurs d'un match plein en Espagne en milieu de semaine, les Franciliens sont apparus émoussés. Les Rennais, eux, l'ont joué cool. Pas trop de mouvement, peu de velléités offensives, bref, un match moyen des deux côtés. Personne ne s'est mouillé. Si c'était pour jouer le nul, autant nous prévenir. On aurait été se balader en forêt de Fontainebleau avec le chien et la trottinette du petit dernier.

Le porteur d'eau (André-Pierre Gignac)


Okay, Dédé Gignac n'a toujours pas planté un but avec le maillot de l'OM. Pourtant ce n'est pas faute d'arroser les cages adverses en tirant tous azimuts. Contre Arles-Avignon, APG avait décidé de changer de but. Par deux fois, l'ancien Toulousain a sauvé les siens sur des corners adverses. Bien placé, serein et utile, l'attaquant s'est mué en dernier défenseur empêchant l'OM de prendre le brouillon face à l'ACA. Une bonne nouvelle pour un Laurent Blanc en quête d'une charnière centrale.

Le grupetto (Bordeaux-Lyon)
Dire qu'il y a quatre mois ce choc était un quart de finale de Ligue des Champions. Aujourd'hui, c'est un match en bois. Au coup d'envoi, 9 points au compteur pour l'ensemble des deux équipes. Une misère. Même le retour sous les sifflets de Chaban-Delmas de Yoann Gourcuff n'aura pas réveillé les morts. Deux équipes brouillonnes, mal organisées et terriblement inoffensives. Lisandro est à la ramasse. Adieu les classiques.


Il faudra une tête rageuse de Captain Diarra pour lancer le sprint en milieu d'étape. Alou Diarra, déjà décisif au Parc des Princes, tente en vain de réveiller ses troupes. Trop limités offensivement, les Bordelais assurent l'essentiel et s'évitent le pire dans un match phare sans lumière. Même si le but en toute fin de match de Jussiê est un éclair de génie. On l'a souvent dit, mais le Brésilien est un joueur magique quand il n'est pas blessé et/ou mal utilisé. Ce Bordeaux-Lyon aura surtout confirmé la petite forme actuelle des Lyonnais. Des Rhodaniens qui vont se réveiller à une pénible 17ème place (échappant à la première place relégable pour un but)... Puel, joueurs, système de jeu, mercato, qui est le coupable ?

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