1. // Mondial – Bilan

Ce qu'il faut retenir des quarts

Le football européen et le réalisme ont repris le dessus pendant que l'Amérique du Sud et l'Afrique perdaient pied. Les quarts de finale nous ont enfin offert un peu de fun avec une Uruguay cynique à souhait et une Allemagne en mode Panzerdivision.

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Big Four et gros fours


Brésil : out. Argentine : kaputt. Paraguay : adios. Heureusement que le football sud-américain avait montré sa supériorité, aujourd'hui les papelitos font la tronche. Arrivés là à la faveur d'un tableau tranquille (groupe ultra-faible, Corée du Sud puis Ghana), les Uruguayens sont les derniers représentants du continent et vivront leur premier véritable test contre les Pays-Bas en demi-finale. Autant dire qu'on ne donne pas bien cher de leur peau. Hémisphère sud, toujours : le Ghana ne sera pas la première équipe africaine à atteindre le dernier carré, n'en déplaise aux opportunistes devenus grands supporters des Black Stars en trois jours. La véritable question était pourtant là : si les Ghanéens méritaient bien les quarts-de-finale, souhaitait-on vraiment que cette équipe-là soit la première du continent à entrer dans le “Big Four” ? La jeunesse de l'effectif offre de belles promesses. Dans quatre ans, dans huit ans, avec ou sans Essien, la génération Gyan, Boateng and Co. pourrait bien grimper au sommet. Patience.


Suarezonnable


L'Euro 2008 remporté par l'Espagne, la Ligue des Champions 2009 pour le Barça, tout indiquait que le “beau jeu” était revenu à la mode. Perdu, le réalisme a encore et toujours la côte en coupe du monde. L'Interiste Sneijder qualifie des Pays-Bas qui ont compris qu'ils n'avaient pas le droit d'être champions du monde en jouant comme dans les 70's. La Roja aussi a complètement perdu son style. Elle continue à kidnapper la balle mais n'en fait plus grand chose d'impressionnant et vient de passer deux tours en profitant d'erreurs d'arbitrage (hors-jeu non signalé contre le Portugal, hors-jeu signalé alors qu'il n'y était pas contre le Paraguay) qui créent bizarrement moins de polémiques que d'autres. Mais la palme revient tout de même à l'Uruguay. Le torrent de critiques venu s'abattre sur la tête de Luis Suarez prouve une fois de plus que la France n'est pas un pays de football. L'attaquant celeste s'est sacrifié pour sauver son équipe. Il savait qu'il ne jouerait pas la demi-finale en mettant la main, mais c'est bien s'il ne l'avait pas fait qu'il aurait été critiqué (à juste titre) par ses coéquipiers et par ses trois millions de compatriotes. C'était un coup de poker, il l'a remporté : Gyan a tiré sur la barre, les tirs au but ont désigné le vainqueur et le quart-de-finale le moins prometteur nous a offert le plus beau scénario. Tout ça grâce à qui ? Luis Suarez.


Kein problem


L'exception qui confirme la règle est bien sûr l'Allemagne. « C'est quoi ton problème, Schweinsteiger ? » , avait demandé Maradona avant le quart-de-finale. Kein problem, mon gros. Comme si la Mannschaft allait être nerveuse contre une Albiceleste entrainée par un mec qui porte aussi mal le costard. Angleterre, Argentine, le tarif, c'est quatre “Paulaner” au fond du gosier pour fêter ça. Bierkrieg à mort. Si l'Allemagne gagne cette coupe du monde, elle l'aura fait en éliminant tous les favoris (sauf le Brésil) les uns après les autres, avec une facilité déconcertante. Elle deviendrait sans doute le champion le moins contesté de l'Histoire. Qui l'eut cru ? Et, avec encore deux matchs à jouer, le souffle de Miroslav Klose (14 buts en coupe du monde) est sur la grosse nuque de Ronaldo (15). Qui l'eut cru ? A côté de ça, Leo Messi a planté son match. Pas sa coupe du monde, car il a enfin montré des choses avec l'Argentine, mais on ne l'a toujours pas vu mettre un pion en coupe du monde. Diego sourit un peu, malgré tout.


Miscellanées


L'inédit : L'Espagne se qualifie pour la première fois de son Histoire en demi-finales. Bienvenue au club, les puceaux.


Le remake : Aller chercher le fils spirituel d'Antonin Panenka en Uruguay, il fallait y penser. Si Kingson, Rajevac ou n'importe qui de la délégation ghanéenne avait fait des fiches sur Washington Sebastian “El Loco” Abreu, il aurait su que l'attaquant aux 17 clubs a toujours aimé les “picados”. La preuve avec cet extrait de la finale du dernier championnat pauliste, sous le maillot de Botafogo. Prends-ça, Zizou.




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Quel mauvais article ! Il y avait pourtant beaucoup de choses à retenir de ces quarts, mais mauvaise pioche, l'auteur en a retenu de mauvaises. Plusieurs choses :

"n'en déplaise aux opportunistes devenus grands supporters des Black Stars en trois jours."
Je les ai supporté après leur victoire contre les Etats-Unis, parce que ce qu'ils ont montré m'a plu, que ce genre d'équipe fait toujours plaisir à voir se défoncer sur un terrain. Et j'étais déçu de leur défaite, bien que j'apprécie plutôt l'Uruguay. Ca fait de moi un opportuniste ?

"Le torrent de critiques venu s'abattre sur la tête de Luis Suarez prouve une fois de plus que la France n'est pas un pays de football."

Il va falloir arrêter avec ces expressions ridicules. Etre un pays de football, c'est choisir automatiquement son camp entre "morale" (les guillemets sont énormes) et "cynisme" pour toujours choisir cynisme ? C'est quoi, "être un pays de football" ? Les populations d'Argentine, du Brésil ou d'Italie réagissent donc TOUJOURS pareil vis à vis des faits de jeux délictueux ? Du grand n'importe quoi...

Sans parler du marasme d'écriture pour définir la main : arrêtez toute imagination, Suarez quand il l'a fait ne pensait à rien; la pression est à l'origine d'un réflexe. Tu crois vraiment qu'en une fraction de seconde il s'est dit tout ça ? Quelle connerie...

Sans parler des mots en trop sur Maradonna ou Ronaldo, ni drôles, ni pertinentes. Quant au "Prends-ça, Zizou." final, quel est son intérêt, si ce n'est de refléter le bâclage total à l'origine de cet article ? Tu as déjà oublié que Zidane l'a mise aussi, sa Panenka ?

Enfin bref, pour résumer (tout reprendre serait trop long), les articles du site de Sofoot n'ont absolument rien à voir avec la qualité du magazine papier. Il faut arrêter avec cet espèce de mépris d'intellectuels du football auto proclamés qui comprennent tout mieux que la masse d'un pays qui "n'est pas un pays de football". On peut défendre son point de vue sur Suarez, sur la défaite du Brésil, ou autres sans cette arrogance définitivement repoussante.

Merci d'avoir lu jusqu'au bout.
bonjour,
ça veut dire quoi "la france n'est pas un pays de football" si on critique la main de Suarez ? L'auteur de cet article nous épargnerait bien volontiers ce genre d'association inutile et idiote, et ferait mueux de lancer un bon débat sur l'existence des tricheries volntaires (joli pléonasme) dans le jeu, car c'est bien un problème de fond et non un problème de savoir profiter du réglement.
Au rugby, il existe les essais de pénalité, pourquoi pas des buts de pénalité dans le football face à ce genre de situation? Que dire de la sanction scandaleuse, un seul match de suspension écopé par Suarez, qui pourra donc jouer la finale si celle-ci se présente ?
Une remarque concernant le "hors-jeu signalé alors qu'il n'y était pas" sur le but de Valdez: effectivement, celui-ci n'est pas en position hors-jeu. Mais son pote Cardozo oui. ET il fait action de jeu. Même s'il ne touche pas la balle, Cardozo attire le défenseur espagnol (Piqué?) vers lui -en voulant jouer le ballon de la tête- et libère l'espace pour Valdez. Bref, il n'est pas passif sur l'action...
Des formules approximatives, un contentement de soi grotesque, des a priori débiles - bref, un très mauvais article.
Je rejoins les autres avis : très mauvais article. Et c'est vrai que la différence de qualité entre le magazine et le site devient abyssale, même si le mag a parfois tendance à trop se regarder le nombril.

Pour en revenir à cet article, il faut vraiment ne pas connaître les lois du football pour considérer que le but du Paraguay aurait dû être accordé ! Titi l'a bien démontré.

Quant à se gargariser du geste de Suarez et en tirer des conclusions sur le rapport des Français avec le foot : grotesque !
Effectivement, je crois qu'il y a amalgame dans l'article entre les fameux "footix" et les amateurs d'un jeu qui ne vise pas QUE le réalisme.

Je vois pas en quoi on peut glorifier le geste de Suarez, qui bien sûr est décisif, mais est surtout dégueulasse. Sur ce genre d'actions, on peut légitimement réfléchir au but de pénalité, car c'est la négation même du jeu.

Le but hors-jeu du Paraguay n'est pas valable, pour les raisons cités plus haut. Et surtout, il ne doit pas servir à légitimer non plus le recours à une tactique ultra-défensive avec absence de volonté offensive et le "on marquera p'têtre sur un fait de jeu" qui est la marque de fabrique de ce Paraguay. On est bien content d'en être débarrassé (surtout ceux qui ont regardé 120 min. de paraguay-japon !). Selon Chilavert, le Paraguay disposait de sa meilleure attaque de tous les temps... ben fallait peut-être essayer de s'en servir. Le réflexe, on est des petits, on va jouer tous derrière et si on passe ce sera un exploit, c'est relou à ce niveau de la compétition.

La Hollande qui a enfin compris qu'il fallait jouer comme des putes pour gagner. Je ne peux supporter de lire ça également. J'en viens à supporter l'Allemagne, tellement ce serait dégueulasse, que ce soit des Pays-Bas version PSV avec Van Bommel en figure de proue qui réussissent là où des Pays-Bas version Ajax, de Cruyff voir de Bergkamp - Kluivert ont échoué.

Moi ce que je retiendrais des quarts, c'est que tu as beau être Maradona, il faut quand même s'y connaitre un peu en tactique pour entrainer une équipe de haut niveau... et franchement les qualités individuelles l'ont caché pendant un moment... mais là ça n'a pas suffit.
Je retiendrais également le jeu direct de l'Allemagne. Quand certains font deux contrôles, deux feintes et deux crochets, les allemands centrent en première intention, ce qui ne laisse pas le temps à la défense de se placer et introduit de la vitesse dans le jeu. Ils ont été ambitieux et y ont cru depuis le début. Bravo à eux !!

On peut retenir également la réussite de la FIFA... avec le choix du ballon (2 buts de Jabulani lors de Uruguay - Ghana) et l'arbitrage (Outre Suarez, décisions contestables lors d'Espagne - Paraguay (penalty retiré...) et match non contrôlé lors de Brésil - Pays-Bas) laissé à des arbitres de niveaux douteux et fragilisés par l'absence de vidéo et d'assistance réelle.
toujours aussi mauvais mr.Pitrel...lisez ces autres articles et vous verrez,hilarant,(du meme auteur)mais sur auteur il manque les " pour une fois,sinon Botafogo-Flamengo en finale du championnat Paulista?...etrange quand meme..peut-etre normal pour un"journaliste"que ne viens pas d'un pays de football.
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