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Ce qu'il faut retenir des demi-finales

L’énorme doublé de Balotelli, la lose de l’Allemagne, l’ennui espagnol et la déception portugaise. Avant la finale de dimanche, qui opposera donc l’Italie à l’Espagne, l’heure est au bilan.

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La folie Balotelli

Il est un peu plus de 23 heures en France et les chaînes de télévision sportive lancent un cri d’amour à l’unisson. « Putain, quel joueur ce Balotelli ! Il est vraiment fort. Dans la profondeur et tout, il est costaud. » Sauf qu’avant le coup d’envoi d’un Italie – Allemagne que l’attaquant italien a marqué de son empreinte, tous le prenaient pour un guignol. D’ailleurs, ils n’étaient pas seuls. En inscrivant un retentissant doublé hier, en demi-finale de l’Euro 2012, Super Mario a quitté un instant le monde du spectacle pour celui du football. Un coup de crête et une mine qui laissent Manuel Neuer sans réponse comme pour dire à la face du monde « Vous savez, je suis aussi joueur de foot. » Alors, évidemment, et même si le « petit » italien aime bien le dire, il n’y a pas que Messi qui taquine mieux le ballon que lui sur la planète foot. Mais aujourd’hui, ses fans ont bon espoir que sa prestation de jeudi le fasse basculer dans la classe des « bons joueurs de foot » . Et puis Balotelli, c’est toujours ce côté fou, mais humain. «  Le meilleur moment de la soirée, c’est quand j’ai vu ma mère, qui est venue malgré son âge, dans les tribunes à la fin de la rencontre. Ces deux buts sont pour elle  » , balance-t-il. Avant de prévenir : «  Dimanche, il y aura mon papa, j’espère pouvoir faire encore mieux, comme mettre un quadruplé. C’était la plus belle soirée de ma vie. » Ça s’est vu. Il a esquissé un sourire.



La belle Italie

Le Fratelli d’Italia, Gianluigi Buffon l’a entendu plus d’une centaine de fois. Mais la passion est encore là et les yeux sont toujours fermés. Et vas-y que je te braille l’hymne comme si je partais au champ d'honneur et que je te sors mon regard de tueur. Mais la vérité est là, depuis le début de l’Euro 2012, l’Italie fait la guerre à l’Europe du foot qui la disait convalescente, «  en reconstruction » ou, pire, morte. Hier, derrière les deux étincelles de Mario Balotelli, ce sont dix joueurs classieux, mais avec un sens du sacrifice inégalé depuis le début de la compétition qui se sont dressés face à une Allemagne sans réponse. Chaque Allemand présent dans la surface de réparation se retrouvait avec trois Italiens sur le dos, et la rare fois où cela n’a pas été le cas, le maestro Pirlo sauvait le ballon sur sa ligne. Tranquille. On annonçait une bataille du milieu de terrain. Elle a eu lieu. Mais la présence de Toni Kroos sur la feuille de match n’a pas changé grand-chose. Pirlo s’est baladé avant de se mettre au boulot avec De Rossi et Marchisio. À défaut d’être belle au premier abord, cette Nazionale a beaucoup de charme. Et ils sont nombreux a être tombés amoureux depuis le début de la compétition. Mais attention, Mario Balotelli prévient : «  Franchement, dimanche, si on gagne en jouant mal, ce sera parfait. »



Cette Allemagne qui ne gagne rien

C’est un mauvais sketch que vivent les Allemands du Bayern Munich. Présents en nombre sous le maillot de la Mannschaft, les Bavarois ont vécu une année aussi passionnante que cauchemardesque. Passionnante, car ils se sont longtemps battus sur tous les tableaux. Cauchemardesque, car, au moment de faire les comptes, à la fin du mois de juin, Mario Gómez, Toni Kroos, Thomas Müller et tous les autres n’ont rien gagné. Hier, les ouailles de Joachim Löw ont réalisé un quasi non-match. Très intéressants dans les dix premières minutes, ils n’ont jamais su se relever après le premier but de Balotelli. Pire, avant que Stéphane Lannoy n’offre un pénalty inespéré à Mesut Özil en toute fin de rencontre, les Allemands n’ont jamais paru révoltés. Dominés dans tous les secteurs du jeu, et notamment concernant l’agressivité, l’addition aurait pu être beaucoup plus salée pour les Teutons si Di Natale et Marchisio s’étaient montrés plus réalistes. Au final, ce match face à l’Italie surligne ce que beaucoup de pronostiqueurs avaient oublié au moment de cocher l’Allemagne parmi les favoris de la compétition : c’est difficile de remporter une compétition sans une défense qui tient la route.



L’Espagne au rendez-vous, malgré l'ennui


Elle est là, l’Espagne. Qualifiée pour sa troisième finale consécutive en grande compétition depuis un pénalty de Cesc Fàbregas qui a caressé le poteau de Rui Patrício. Le seul problème, c’est qu’à force de dominer outrageusement le panorama footballistique international depuis 2008, la bande à Xavi commence à agacer. En fait, depuis le début de la compétition, outre le Espagne – Italie et le Espagne – Irlande de la phase de poules, on s’est considérablement fait chier devant la Roja. Passes, redoublement de passes, retriplement de passes, à droite, à gauche, derrière et un peu devant. Derrière son écran, on est à mi-chemin entre Roland Garros et le tennis de table aux JO. Mais à quoi bon se plaindre ? Au final, le résultat est là. Mais du coup, lassés par ce dictat de ce que certains pensent être le « beau jeu » , ils seront nombreux à supporter l’Italie ce dimanche. Pas sûr que cela suffise.



Cristiano Ronaldo l’a dans l’os

Il a voulu tirer le cinquième pénalty. Souvent celui de la gloire. Il l’a dans l’os. En voyant Bruno Alves taper la barre d’Iker Casillas, Cristiano Ronaldo a dit adieu à son Euro. Pas de larmes devant les caméras cette fois. C’est certainement moins difficile de perdre face à l’Espagne que face à la Grèce. Cela étant dit, les Portugais n’ont absolument pas démérité lors de cette partie. La star du Real Madrid a d’ailleurs eu l’occasion en toute fin de rencontre d’envoyer les siens au paradis, mais sa frappe du gauche, autant que la mauvaise passe qu’il a reçue (il faut bien le dire), n’ont pas permis aux hommes de Paulo Bento de rejoindre la phase suivante. Une défaite qui ne doit pas effacer la bonne campagne portugaise, qui aurait peut-être mérité une meilleure fin. Au moins, après ce match, on laissera Rui Patrício tranquille.



Par Swann Borsellino
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