1. //
  2. // Ce qu'il faut retenir de la saison de Reims

Ce qu'il faut retenir de la saison du Stade de Reims

Pour sa troisième saison d'affilée dans l'élite, Reims a connu une année compliquée. Malgré une phase aller pépère, la formation rémoise a enchaîné les contre-performances en 2015, avant de se maintenir lors de l'avant-dernière journée.

Modififié
16 2

L'analyse définitive :

Après le départ d'Hubert Fournier, le Stade de Reims avait peur de ne pas supporter le changement d'entraîneur. Les craintes semblaient justifiées au regard de leur saison façon montagnes russes. Après une bonne première partie de saison et une neuvième place encourageante, les Champenois se sont effondrés après la trêve hivernale. Sans doute grisé par leur performances lors de la première partie de saison et handicapé par l'absence de plusieurs internationaux partis à la CAN, Reims a en effet connu une année 2015 plus compliquée, avec une seule victoire sur les trois premiers mois. Une série qui inquiète Jean-Pierre Caillot. Le président rouge et blanc est anxieux pour l'avenir de son club. Après une nouvelle défaite contre Lille lors de la 31e journée, il se sépare de Jean-Luc Vasseur, malgré ses beaux yeux bleus. Son adjoint, Olivier Guégan, se mue en pompier de service pour sauver la place du club en Ligue 1. Un maintien qui sera finalement acquis dans la souffrance au terme de la 37e journée.

Le match chef-d'œuvre : Rennes 1 - 3 Reims

Nous sommes à la 19e journée de L1 et Reims est tranquillement installé dans le ventre mou du classement. Une situation qui leur permet de jouer leur dernier match de l'année 2014 sans pression. D'ailleurs, les Rémois reviennent de Bretagne avec une victoire, au terme d'une prestation appliquée. Un match en trompe l'œil quand on connaît la suite, même si les trois points remportés lors de ce déplacement ont forcément pesé dans la course au maintien.

Youtube

Le tournant de la saison :

Nous sommes à la 36e journée et Reims doit aller sauver ses miches à Évian, son concurrent direct dans la lutte pour le maintien. Le match commence idéalement avec l'ouverture du score par David N'Gog mais les locaux égalisent avant la pause, sur un coup franc de Gilles Sunu. L'ETG repasse même devant au retour des vestiaires, après une boulette d'Agassa. Reste que le héros du soir se nomme David N'Gog. L'attaquant formé au PSG égalise, avant de donner une passe décisive à Benjamin Moukandjo. Une victoire qui permet de distancer de quatre points les savoyards et de faire un pas de géant vers le maintien.

Le meilleur joueur : David N'Gog

Après un début de saison miné par une histoire de mystérieux virus et un petit total de sept buts, l'ancien joueur de Liverpool a prouvé qu'il pouvait être un joueur de « money time » : lors du déplacement à Marseille, il crucifie Mandanda dans les arrêts de jeu et permet aux Rémois d'arracher le 2-2, puis claque un doublé à Évian TG à la 36e et marque aussi à Bastia lors le 33e. Maintenant qu'il s'est acclimaté à la région, le grand attaquant par la taille (1m90) rendra fera encore plus de bien au club la saison prochaine, histoire d'assurer le maintien plus tôt que cette saison.

Le joueur révélation : Aïssa Mandi

Contrairement à Bourillon, Mavinga et Tacalfred, l'international algérien a répondu présent en défense, grâces à ses jaillissements défensifs profitables. L'enfant du pays a même terminé la saison avec six buts, faisant de lui le défenseur de Ligue 1 le plus prolifique. Pourtant, Mandi ne compte pas faire de vieux os dans le 51. Il a déclaré vouloir rejoindre Lyon et Hubert Fournier, son ancien entraîneur, même si son club veut tout faire pour prolonger ce produit local.

Le flop : Mickaël Tacalfred

Le sosie rasta de Thiago Motta a visiblement fait la saison de trop en Ligue 1. Alors qu'on l'attendait dans le rôle du taulier, le natif de Colombes n'a malheureusement pas confirmé son statut et s'est même retrouvé à l'Ouest à plusieurs reprises dans les matchs importants. Malgré un léger mieux en fin de saison, Tac' n'a peut-être plus les jambes pour l'élite. Le retour du Red Star en L2, devrait lui permettre de trouver un point de chute confortable, et pourquoi pas terminer sa carrière en mode détente dans son club formateur.

Ils ont dit :

  • « Merci @PierreMénès pour ta déclaration d'amour dans #CFC! On ne t'oublie pas aussi, tu as tellement apporté au club! » Après la sortie de son ancien conseiller sportif sur le plateau du CFC suite au licenciement de Jean-Luc Vasseur, le stade de Reims répond ironiquement à Pierre Ménès en 140 signes sur Twitter.


  • « Ce PSG ne me fait pas bander. » , Jean-Pierre Caillot allume le PSG juste avant de l'affronter, en ressortant le couplet du foot business.

  • « La réalité reste la même partout : tu fais jouer un joueur, tu es le meilleur coach du monde ; tu ne le fais pas jouer, tu es un connard… » , Jean-Luc Vasseur après son éviction.

    Le plus beau but :

    Odaïr Fortes aime marquer en déplacement. Après des buts plantés à Lyon ou à Lille, le joueur cap-verdien a réussi à rendre sexy un Stade rennais/Stade de Reims grâce à son joli but. Suite à une combinaison côté gauche, Fortes envoie une frappe enroulée du droit de 25 mètres qui termine dans le petit filet de Benoît Costil

    Youtube

    La décision arbitrale qu'on n'a pas aimée :

    Fin aôut 2014, Reims affronte Lens sur la pelouse hasardeuse du stade de la licorne. Revenus à 3-2 mais réduits à dix sur une faute plus spectaculaire que dangereuse, les Rémois vont voir leurs espoirs d'égalisation douchés par un penalty généreux accordé à Lens sur une charge de Tacalfred. 4-2 pour Lens qui s'offre un de ses seuls moments de bonheur de la saison.

    Le coup de gueule :

    « Quand je vois certains Bastiais, comme Julian Palmieri, dire dans L'Équipe que ça va être la guerre, je trouve ça lamentable. Je ne doute pas qu'il y ait de l'intox, mais utiliser ce mot-là dans le contexte actuel, avec ce qui se passe en Syrie ou ailleurs, c'est lamentable. […] Dans ces tribunes (Furiani, ndlr) il y a deux ans, j'ai connu des situations qui ne sont même pas descriptibles publiquement. Je n'irai donc pas avec mon épouse par exemple. » , Jean-Pierre Caillot, avant son déplacement de la 33e journée à Bastia, essaie comme il peut de mettre la pression sur les Corses.

    Pourcentage de résistance à la blessure : 51%

    Comme le numéro de leur département, le taux de blessure de Reims, c'est pas loin d'une chance sur deux. Outre les blessures des remplaçants, les gardiens ont souffert aussi. Fin septembre, le club a vu ses trois gardiens se blesser. Du coup cela a fait un heureux : Cyriak Garel. Le temps d'un match, le portier âgé de 18 ans est ainsi passé de la DH avec la réserve champenoise à la Ligue 1. 90 minutes de kif, malgré trois buts encaissés face à Metz.

    Le joueur dont le club a besoin cet été : Jean II Makoun

    Quoi de mieux que de jouer sur l'esprit revanchard d'un joueur pour le tirer vers le haut ? Avec un seul match disputé en Ligue 1 sur l'année 2015, le Camerounais arrive en fin de contrat à Rennes et a toujours des fourmis pleins les guibolles. Avec son patronyme d'aristocrate, Jean le second serait une recrue idéale pour le Stade de Reims qui a besoin d'expérience pour bétonner son milieu. Reste que l'ancien Lillois va devoir se montrer souple sur ses exigences salariales. Champagne pour lui !

    Ce qu'il va se passer la saison prochaine :

    Bien aidé par Moukandjo et les automatismes du duo d'attaque « Made in Paris » Charbonnier/N'Gog pour transpercer les défenses adverses, le club champenois s'installe tranquillement dans le ventre mou du classement. Lors de la trêve hivernale, The Shoes et Brodinski, les stars musicales locales, décident de composer l'hymne officieux du club, après un dîner de Noël bien arrosé. Le titre fait un million de vues sur YouTube et permet à leur club de cœur de se donner du courage pour terminer la fin de saison en beauté. Reims s'offre une épopée victorieuse en Coupe de France, assure le maintien à cinq journées de la fin, et peut faire son retour en Coupe d'Europe l'année suivante. Enfin.

    Par David Sfez
    Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
  • Modifié

    Merci pour ce compte rendu!
    Pourvu que votre dernier paragraphe soit vrai!
    OK pour le match référence à Rennes, mais pour le reste...

    Le tournant de l'année, c'est avant Evian. C'est à Bastia, quand l'équipe a posé ses couilles malgré l'"enfer" promis par les Corses et qu'on a recommencé à croire au maintien (effet Guégan?).

    N'Gog joueur de l'année? Décisif dans le money time certes mais décevant tout le reste de la saison. D'ailleurs je vois bien le jeune Kyei lui piquer sa place l'an prochain. Les joueurs phares c'est Diego (voir les résultats avec et sans lui) et Agassa qui fait une 2ème partie de saison énorme dans les caisses malgré une défense fantôme.

    Mandi, une révélation? Pour qui? Ça fait 3 ans qu'il est à ce niveau et il a fait la coupe du monde et la CAN titulaire avec l'Algérie au cas où ça vous aurait échappé. D'ailleurs depuis la CAN, il connait sa plus mauvaise période avec le club.
    Les révélations, c'est Kyei et M'Fulu, les jeunes du centre même s'ils n'ont que très (trop) peu joué.

    Le flop Tacalfred? On parle d'un mec de niveau L2, en fin de carrière, qui reste sur 3 saisons en surrégime et dont l'efficacité tenait à sa complémentarité avec Weber (longuement blessé cette année). Ça allait forcément casser à un moment. Le vrai flop c'est Mavinga, plus gros salaire du club, catastrophique puis relégué sur le banc par papy Signorino.

    Le pire arbitrage, c'était contre Nantes (en notre faveur). C'est paradoxalement cette victoire là qui nous empêche de couler dans la pire période de la saison.

    Quant à Charbonnier, je vois pas ce qu'il vient faire dans un duo "made in Paris", puisqu'il n'a pas été formé au PSG (contrairement à une partie de l'effectif recruté par Vasseur).

    Coefficient de crédibilité de l'article: 10%
    Partenaires
    Logo FOOT.fr Olive & Tom
    16 2