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Ce qu'il faut retenir de la saison du Milan AC

À l'image de la carrière politique de Silvio Berlusconi, l'AC Milan est dans le dur. Ce qui a été confirmé cette saison avec un classement dans le ventre mou et une irrégularité chronique. Les moments forts ? Les quelques coups d'éclat et pétages de plomb de la French Touch.

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L'analyse définitive

Dixième du championnat, loin, très loin des places européennes, le Milan AC a vécu une saison indigne de son histoire. Et en vivra une seconde de suite sans le dessert de la Ligue des champions ni son substitut de la Ligue Europa. Triste pour les tifosi rossoneri, dont les joueurs ont fait illusion le temps de deux victoires initiales contre la Lazio et Parme. Paradoxalement capables de faire tomber des gros comme les deux clubs de Rome, les Rossoneri ont surtout plombé leur saison avec de grosses désillusions contre les équipes a priori plus petites de la Serie A. Parfois par manque de réalisme, mais souvent par l'indigence d'un jeu à l'image de la gestion globale du secteur sportif milanais : un projet illisible, instable, pas aidé il est vrai par les incertitudes autour du club et l'image toujours plus déclinante du Cavaliere Silvio Berlusconi. Parce qu'il faut le dire : le Milan AC des nineties est bien loin, et celui des années 2010 a clairement du mal à faire avec les moyens du bord, pour la simple et bonne raison qu'il ne suffit pas de recruter tous les mecs en fin de contrat pour retrouver les sommets. On aurait pourtant pu penser que le club allait se refaire après une saison 2013-2014 marquée par le licenciement de Massimiliano Allegri, une 8e place sans accessit européen, et le départ du pompier de service Clarence Seedorf. Au final, en virant son successeur, le Milan AC a réussi l'exploit de couper la tête à deux de ses anciennes gloires en à peine un an. Tout cela pour se prendre un râteau de Carlo Ancelotti et miser sur Siniša Mihajlović, un ancien joueur de l'Inter Milan. Pendant ce temps, Allegri se gave à la Juventus...

Le match chef-d'œuvre : Milan 3-1 Lazio

Le Milan AC de 2014-2015, c'est un peu comme un Ipad vendu à la sauvette sur une aire d'autoroute à un prix dérisoire : l'emballage inspire la confiance, mais dès qu'on ouvre, on se rend compte qu'on s'est fait bananer. Cette saison, la bande d'Inzaghi aura ainsi réussi son début et sa fin de saison, foirant presque tout le milieu, si on peut considérer que le milieu commence à la 3e journée et s'achève à la 36e. D'où un match référence en ouverture avec une victoire pleine de promesses contre la Lazio, 3-1, et un joli succès sur la pelouse de l'Atalanta pour conclure l'exercice. Entre les deux, beaucoup plus de déceptions que de réjouissances. En Ligue 1, cet AC Milan aurait été champion de France des multiplexes...

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Le tournant de la saison

Co-leader du championnat après deux journées, le Milan AC reçoit la Juventus dans la meilleure des situations possibles et avec l'espoir, peut-être, de confirmer qu'il est en outsider crédible. Une tête de Keisuke Honda sauvée par la main ferme de Gianluigi Buffon est le seul réel fait d'armes rossonero dans une première période clairement dominée par les Bianconeri. En seconde, Carlos Tévez ramène les Milanais à la triste réalité : la Juve, tu peux pas teste... Si les hommes d'Inzaghi ne s'écrouleront pas dans la foulée de ce match, cette première défaite (0-1) pointera de manière trop évidente toutes les carences du Milan.

Le meilleur joueur : Jérémy Ménez

Un attaquant qui finit la saison à 16 buts est forcément un attaquant qui a réussi sa saison, à moins de s'appeler Lionel Messi ou Cristiano Ronaldo. Pour Jérémy Ménez, combien diront qu'il n'a pas apporté au collectif, qu'il a souvent pêché dans ses replacements, que l'équipe n'a pas souffert de son absence en fin de championnat et qu'en plus, il a mis la moitié de ses pions sur penalty... L'ancien Parisien a quand même fait le boulot devant, et fait gagner quelques points précieux à son équipe malgré une seconde partie de saison bien plus terne et quelques insultes à l'égard du corps arbitral qui lui ont valu des vacances anticipées... Bon après, pour ceux qui n'aiment vraiment pas l'ancien Sochalien, on proposera aussi Giacomo Bonaventura, transfuge de l'Atalanta, et qui s'est de suite rendu indispensable dans le milieu milanais.

La révélation : M'Baye Niang

Une première entrée contre le Napoli le 26 janvier, une titularisation contre la Fio le 31, et déjà un impact considérable lors de la victoire à Rome contre la Lazio début février... M'Baye Niang a été l'un des rares Milanais à surnager en seconde partie de saison avec cinq buts, deux passes décisives, et quelques prestations de très bonne facture dans un rôle d'attaquant gauche ou axial... C'est donc un peu con de l'avoir prêté au Genoa, non ? Le but à San Siro le 29 avril pour la victoire 3-1 des Génois vaut pour réponse.

Le flop : Fernando Torres

Prêté par Chelsea pour deux ans en début de saison, Fernando Torres pensait se refaire au Milan AC, libéré de la féroce concurrence à Chelsea. Sauf que l'international espagnol, excepté un but en début de saison contre Empoli, n'a jamais vraiment retrouvé sa superbe du côté de Milanello. Plus efficace dans la dernière version de Football Manager que dans la réalité donc, avec en début de mercato d'hiver l'une des opérations les plus louches qui soit : Chelsea cède définitivement le joueur à l'AC Milan qui, en amont, avait déjà dealé son prêt à l'Atlético Madrid histoire de choper Cerci en contrepartie. Vous suivez ? Point positif, depuis, El Nino marque un petit peu plus dans le cocon qui l'avait vu éclore avant sa période Liverpool...

Le plus beau but : Jérémy Ménez

79e minute du match entre Parme et Milan dans le cadre de la seconde journée de Serie A. Sur une longue balle de Nigel de Jong, la défense de Parme semble ne pas savoir quoi faire du ballon. Jérémy Ménez en profite donc pour griller la politesse, taper le grand pont sur Mirante d'un extérieur du droit et conclure l'action dos au but avec une talonnade du même pied... Un but qui a fait le tour du monde et laissé croire que Ménez allait tout exploser cette saison. Mais comme à chaque fois, on se rend compte bien vite que Ménez a beau être parfois génial, c'est un artisanal plus qu'un industriel...

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Le coup de sang

À la cave en début de saison pour une histoire de prolongation de contrat et de baisse de salaire qu'il ne voulait pas consentir, Philippe Mexès a réussi le tour de force de revenir en grâce à la faveur d'une succession de blessures et de méformes dans la charnière du Milan AC. C'est le 8 novembre contre la Sampdoria que l'international français a signé son retour avec une prestation honnête qui lui a valu de ne plus sortir du onze. Jusqu'au 24 janvier, et un match contre la Lazio à l'Olimpico. L'enjeu ? Des insultes à son égard ? Le défenseur a totalement pété les plombs suite à un petit croc-en-jambe de Mauri. Une première fois, ses coéquipiers l'ont retenu et éteint l'incendie, puis le jeu repris, l'ancien Auxerrois est retourné mettre un coup de pression idiot et se prendre un rouge tout aussi con. Avant de tenter un shime-waza sur sa proie qui ne lui coûtera bizarrement « que » quatre matchs de suspension. Mais peut-être aussi la prolongation de contrat que le club voulait lui faire signer fin 2014...

Pourcentage de résistance à la blessure


5%

Un peu à l'image de la chute de Silvio Berlusconi en plein meeting à Gênes le 9 mai, aucun Milanais n'était à l'abri cette saison. Il faut dire que Montolivo avait placé la barre haut en se fracturant le tibia en fin de saison passée - ce qui lui a fait manquer le Mondial - et ne pouvant reprendre la compétition que le 30 novembre. Que ce soit Diego López (deux semaines) ou Abate (trois mois cumulés), peu de joueurs rossoneri ont pu jouer toute la saison, deux d'entre eux - Zapata et El Shaarawy - poussant le vice jusqu'à se fracturer le pied. De Sciglio, Alex, Van Ginkel, De Jong, Rami... Et quand les mecs ne se blessaient pas ou peu, il fallait soit qu'ils partent pour la Coupe d'Asie (Honda), soit qu'ils crament un fusible et finissent avec une suspension (Ménez, Mexès).

Le joueur dont le club a besoin cet été : Domenico Berardi

Attaquant talentueux de Sassuolo, Domenico vient d'enchaîner sa troisième saison pleine, la seconde en Serie A. Avec 14 buts au compteur à seulement 20 ans, il apparaît comme un grand espoir du football italien, et une bonne idée de recrutement pour le Milan AC pour une raison simple : le hobby de Berardi consiste à planter des quadruplés et des triplés contre les Rossoneri, comme ce fut le cas en janvier 2014 - pour une victoire 4-3 des siens - ou le 17 mai dernier pour le succès de Sassuolo 3-2 sur le Milan. Donc, à défaut de recruter le futur meilleur buteur de Serie A, les Milanais s'épargneraient au moins un futur supplice contre Sassuolo.

Ce qui va se passer la saison prochaine

« L'accord me permettra de garder la majorité. Je reste évidemment président. Il y a la possibilité de développer la marque Milan dans les marchés asiatiques. » En vendant 48% de ses parts à l'homme d'affaires thaïlandais Bee Taechaubol, Silvio Berlusconi pense pouvoir faire revivre ses heures de gloire au Milan AC. On parle déjà de plus de 120 millions d'euros pour le mercato, le fameux Mr Bee étant en passe d'être soutenu par le fameux fonds d'investissement Doyen Sports. Sauf que les belles promesses tardent à être tenues : pour lâcher des ronds, les investisseurs asiatiques réclament de devenir majoritaires et donc décisionnaires. Le Cavaliere refusant de céder, le Milan ne peut pas bouger sur le marché des transferts et doit dégraisser : Mexès n'est pas prolongé, Rami file à Lyon pour 2 millions d'euros quand Ménez et Bonaventura sont bradés pour 10 millions à la Roma pour équilibrer les comptes. En toute fin de mercato, les Rossoneri bougent enfin et signent Rod Fanni, libre depuis son départ de l'OM, pour compenser les départs de la charnière Rami-Mexès. Dépité, Siniša Mihajlović met le feu à son bureau à Milanello et remet sa démission le 1er septembre. Allo Carlo ?

Par Nicolas Jucha
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