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Ce qu'il faut retenir de la Jupiler Pro Belgique 2014/15

Le titre de Gand, l'Europe pour Charleroi et l'Europa pour Anderlecht, la Jupiler Pro League et ses play-offs ont marché sur la tête cette saison. Cela valait donc le coup de jeter un œil dans le rétro.

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L'analyse définitive

Après trois ans d'une hégémonie discutée, mais bien réelle, Anderlecht a donc dû rendre les armes. Pas à Bruges comme attendu depuis dix ans, mais à Gand. Pour la première fois de leur vie, les Buffalos se sont donc installés sur le trône de la Jupi. En contrôle pendant la saison régulière, les hommes de papa Vanhaezebrouck l'ont joué filou en playoffs. L'équipe sur laquelle personne ne mise a fini par rafler le pactole et cela pourrait ressembler à un braquage. Cela n'en est pas vraiment un. La maîtrise tactique de Vanhaezebrouck n'y est évidemment pas pour rien, mais le titre de Gand restera la victoire d'un club plus que d'un homme. En reprenant La Gantoise en 1999, Ivan de Witte pensait s'offrir un club endetté à hauteur de 10 millions d'euros. Le check-up réalisé dans les semaines qui suivront son arrivée au club révèlera finalement un découvert de 23 millions d'euros. Quinze ans de travail et un nouveau stade plus tard, le KAA Gent est champion de Belgique. Avec suffisamment de marge que pour espérer s'installer une fois pour toutes parmi les vrais « grands » de la Pro League. Une success story sauce bicky.

Le tournant de la saison

On joue la cinquième journée des playoffs 1 quand Anderlecht se déplace à la Gantoise. À 90 minutes de la moitié des playoffs et malgré son unité d'avance sur les Bruxellois, il n'y a encore personne pour prendre les Buffalos au sérieux. L'égalisation de Tielemans pour Anderlecht à l'heure de jeu viendra confirmer ce que pensent les ténors du football belge : au moment de prendre les rênes, Gand s'écroule, incapable de résister à la pression du leadership. Mais ça, c'était avant. Avant que Hein Vanhaezebrouck ne se décide à faire rentrer Renato Neto dans les arrêts de jeu. Le Brésilien se joue du marquage fantôme de Vanden Borre et s'en va fouetter Silvio Proto d'un coup de casque rageur. Anderlecht est à 4 points de Gand et ne reviendra plus. À deux points de Bruges, les Gantois ne flancheront plus. La suite, c'est un 10 sur 15 des familles et un gros feu d'artifice.

Les cinq tueurs de 2014-2015

  • Aleksandar Mitrović : 27 buts en 50 matchs toutes compétitions confondues et plus de la moitié de la tête, le Serbe n'a pas seulement Diego Costa comme modèle, il fantasme aussi sur Jan Koller.

  • Teddy Chevalier : un nom de va-t'en guerre et un retour en force pour le joueur formé à Valenciennes et révélé à Zulte Waregem il y a déjà cinq ans. Et à force de traîner ses quatre poumons sur les pelouses du Royaume, Teddy en devient l'une de ses valeurs sûres.

  • Laurent Depoitre : ce n'est pas parce qu'on a la physique de Mr Tout Le Monde, qu'on touche le cuir comme Mr Tout Le Monde. En deux saisons en division 1, Depoitre a aussi prouvé qu'il était plus qu'un déménageur sur-diplômé.

  • Moses Simon : s'il ne devait rester qu'un homme du sacre gantois, ce serait peut-être bien lui. Sept buts et quatre « passes dé » en 17 matchs, le Nigérian a prouvé à Acheampong qu'on pouvait courir vite et marquer des buts. Sa complémentarité avec Raman, Miličević, Dejaegere ou Kums a été l'autre gros plus du sacre Buffalo.

  • Víctor Vázquez : des extérieurs du pied dans la profondeur, des extérieurs du pied dans la lu-lu, mais des ligaments en bois. À 28 ans, il est peu probable que le double V rejoigne un jour un top club. Au plus grand bonheur du club.

    Le but de l'année

    Ce n'est pas évidemment pas le plus beau, mais c'est sans aucun doute le plus fou. Pour son dernier match avec le Standard de Liège, Laurent Ciman ouvre le score pour les Rouches contre Anderlecht peu après l'heure de jeu d'une reprise de volée. Plus que le geste, c'est la symbolique qui interpelle. Pour son dernier match avec ses Rouches, le capitaine courage des Liégeois vient de lancer les siens vers la victoire contre l'ennemi bruxellois. Quelques heures plus tard, le dernier emblème d'une équipe liégeoise en manque de repères s'envolera pour l'Impact de Montréal. Pas pour le pognon, mais pour y faire bénéficier sa fille de la qualité des soins donnés aux autistes au Canada. Seigneur.

    Vidéo

    Le flop : Genk

    On parle quand même d'un club capable de licencier son entraîneur après la première journée. Même s'il s'agit d'Emilio Ferrera, on est quand même en droit de se demander ce qu'il se passe à Genk depuis 2011 ? Il y a quatre ans, les Limbourgeois étaient champions avec Kevin De Bruyne et Thibaut Courtois. Il y a trois ans, ces mêmes Limbourgeois vendaient Christian Benteke à Aston Villa. Et l'été dernier, c'est Kalidou Coulibaly qui rejoignait Naples. En tout, Genk touchera une jolie enveloppe de quelques 40 millions d'euros pour ces quatre diamants. Étrangement redistribué, ce capital ne semble jamais destiné au bénéfice de l'équipe. Champions de l'inconstance, les Limbourgeois deviennent petit à petit un club normal en Belgique. La faute à des actionnaires trop gourmand. C'est quand même con.

    Ils ont dit...

    « Ultras islamistes, les seuls à décapiter, c'est vous. »

    Le 25 avril 2015, c'était Charleroi-Standard. À la lutte pour l'Europe, les deux seules équipes wallonnes de Pro League sont prêtes à se foutre sur la gueule. Vainqueurs sur le terrain (1-0), les Carolos se feront aussi remarquer en tribune. En réponse au tifo anti-Defour du mois de janvier, la banderole des supporters carolos se veut sans équivoque. Les supporters liégeois ne seront pas les seuls à en prendre pour leur grade. Quelques minutes plus tard, la T4 déploie une nouvelle banderole : « Deprez, Luthers and co, suceurs des infernos. » Des journalistes du service public belge accusé de pactiser avec l'ennemi liégeois. Soucieux de préserver l'alchimie nouvelle entre supporters et dirigeants, l'administrateur délégué, Mehdi Bayat calme le jeu : « C'est une histoire entre Ultras rivaux. Ils se connaissent et se comprennent. Et puis, il y a la liberté d'expression… Ce que je retiens avant tout, c'est l'ambiance retrouvée. Je suis fier de mes supporters et je ne veux pas d'amalgames suite à tout ça. »

    Les cinq bonnes pioches de 2015-2016

  • Kalifa Coulibaly : Cinq buts en dix matchs de playoffs 1, il est la révélation de la fin de championnat de Charleroi. La dernière surprise sortie de la poche de Felice Mazzu fait 1,93m, à de très très longues jambes, mais le jeu de tête de Mbark Boussoufa. De quoi bosser encore une saison en Jupi avant d'aller chourer la place de Zlatan dans le club de son cœur.

  • Ivan Obradović : Et s'il était là le vrai successeur d'Olivier Deschacht ? Révélé à Malines cette saison, cet international serbe au patronyme inconnu a déjà connu la Liga et devrait d'ici peu rejoindre Anderlecht. Ça tombe bien, cela fait tout juste dix ans que les Bruxellois cherchent un successeur à Deschacht.

  • Thomas Foket : Jacky Peeters, Carl Hoefkens, Sepp de Roover, Laurent Ciman ou encore Guillaume Gillet, la Belgique du foot a toujours galéré pour se trouver des arrières droits potables. Avec Thomas Foket (20 ans), elle compte aujourd'hui un back droit qui monte. Quel meilleur apprentissage que la C1 ?

  • Ayanda Patosi : Le Sud-Africain a presque 100 matchs en Jupi avec Lokeren, mais est trop souvent emmerdé par les blessures et un léger surpoids. L'autre problème du dribbleur à grosse frappe, c'était Peter Maes et ses méthodes un peu froides. L'ancien coach waeslandien parti à Genk, il serait peut-être temps qu'Ayanda foute le feu à la Pro League.

  • Adrien Trebel : Une première saison sous le signe de la découverte, une seconde pour l'explosion ? La vista de l'ancien Nantais devrait suffire à convaincre les sceptiques.

    Par Martin Grimberghs
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