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  1. // International – Préparation au Mondial 2014 – France/Norvège (4-0)

Ce qu'il faut retenir de ce France - Norvège

Un 4-0 bien ficelé. De quoi s'emballer ? Oui, mais pas que. À moins de trois semaines du début de la Coupe du monde, les Bleus ont montré à Didier Deschamps qu'il y avait des motifs d'espoir et quelques ultimes interrogations. Voici lesquelles.

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Petit Vélo, grand braquet

« C’est normal, il s’est reposé toute la saison à Marseille !!! » Si vous avez eu le malheur de vous brancher sur le Rire et Chansons du football, vous avez certainement eu droit à cette vanne sur Mathieu Valbuena. Il faut dire que la comparaison entre la saison olympienne abjecte – sa pire depuis qu’il a ce statut – et sa prestation avec le maillot bleu hier est simple : trois passes décisives, c’est simplement trois de moins qu’en 34 disputés cette saison avec l’OM. Alors certes, Petit Vélo sort d’une saison dégueulasse avec Marseille, mais cela ne l’a jamais empêché d’être bon sous les ordres de Didier Deschamps. En vrai, depuis l’intronisation de DD, il est le Bleu le plus fiable. Libéré du poids de Franck Ribéry sur la gauche, souvent sollicité par Paul Pogba à la sortie du ballon et parfaitement compensé dans ses déplacements par ce malin de Griezmann, Mathieu Valbuena a vécu une soirée de plaisir solitaire à faire kiffer le collectif. De toute façon, le natif de Bruges n’est jamais meilleur que dans ce registre. Quoique, il n’est quand même pas dégueu sur coups de pied arrêtés.

Axe trois domaines

On ne va pas se mentir, malgré ses talents aisément décelables, Eliaquim « Kardashian » Mangala risque de faire ce qu’il fait de mieux : la potiche. Ils sont donc trois pour deux postes. Trois profils différents pour composer la charnière de l’équipe de France, qui risque bien d’être l’ultime incertitude de Didier Deschamps dans un onze qui, en dépit des bonnes performances des « inhabituels » hier, a des fondations déjà dessinées.
Capitaine d’un soir, le temps que le stade de France vibre lors de l’avant-match en revoyant son doublé fou contre l’Ukraine, Mamadou Sakho apparaît comme un « titulaire moral » . Sauveur des Bleus, homme de vestiaire, le Titi parisien est autant titulaire pour son niveau de jeu que pour ce qu’il incarne dans le dessein de ce groupe. Car à bien y regarder, si Mamad est toujours aussi solide au duel, sa relance demeure un réel problème. Ce mardi soir, nombreux ont été les instants où il a été sollicité en retrait et où il a semblé extrêmement frustre.

Catalogué, coupable à chaque fois, mis à l’écart, fiché ou même montré du doigt, Laurent Koscielny n’apparaît plus vraiment comme hors la loi. Plus royal dans les airs que la Malaysia Airlines, costaud au duel, il est de loin l’homme de Tulle le plus en forme en 2014. Très sérieux en Premier League et de moins en moins Gaston Lagaffe, « Kos » devrait, en faisant attention à ce qu’il se passe dans son dos, être titulaire au Brésil.
Reste le cas Varane. Probablement le plus talentueux des trois, le Madrilène, fraîchement champion d’Europe, est celui qui a le moins joué et qui a le moins d’expérience internationale. Caution sécurité à la relance, l’ancien Lensois, au repos face à la Norvège, est une option non-négligeable pour que la relation défense centrale – trident du milieu de terrain soit la plus homogène possible. Pas sûr cependant que DD change de paire. Foutue superstition.

Côtés de deuxième catégorie


En France, c’est aussi flou à gauche qu’à droite, mais pas pour les mêmes raisons. Talon d’Achille de ce onze bleu, les latéraux ont été les seuls à « souffrir » hier soir. Délicieux sur son couloir, le jeune Mats Daehli a surligné au Stabilo Boss les carences défensives de Mathieu Debuchy. Très bon offensivement à droite, où il a souvent remplacé l’autre Mathieu, Valbuena, qui filait vers l’axe, quand ce n’était pas la gauche, le Magpie a multiplié les centres et les appels. Un effort de tous les instants qui a débouché sur un amour de caviar en profondeur pour Loïc Rémy dans un but Newcastle United Connection. L’occasion de souligner la qualité de l’entrée de Moussa Sissoko, sérieux dans le jeu long, bon à la récup' et malin à la passe courte. Pour revenir à nos moutons brouteurs de ligne, Debuchy apparaît comme la bonne solution face à des équipes faibles comme la Norvège mais Bacary Sagna, costaud défensivement tout au long de la saison, mérite que l’on pense à lui le jour où il faudra combler les gouffres défensifs. De l’autre côté, à gauche, Patrice Évra s’est fendu d’une première mi-temps moyenne. Un cran en dessous de Lucas Digne, plus tranchant mais pas nécessairement plus dangereux qui, avec un peu plus de bouteille, aurait très bien pu postuler une place de titulaire. En tout cas, cela ne nous rendra pas les centres de Willy Sagnol.

Chute à l’arrière

Concentrées sur l’avant de la course, les caméras du Tour de France oublient parfois nos chers amis du gruppetto. Au repos pendant que leurs collègues étaient sous les feux des projecteurs, les deux tauliers, Franck Ribéry et Karim Benzema, ne peuvent pas être les « grands perdants » de cette rencontre, mais quelques questions demeurent. Jamais le dernier à s’empêtrer dans des numéros solitaires compliqués, Franck Ribéry, tout « faiseur de décision » qu’il est, n’est pas une garantie de fluidité. Une fluidité offensive aperçue hier et permise - en partie - par la faiblesse de l’adversaire, mais qui est également née des déplacements malins d’Antoine Griezmann et du statut d’électron libre de Mathieu Valbuena, moins évident en présence du Munichois. Tout puissant sur son côté gauche, Kaiser Franck permute plus rarement que Griezmann – qui a souvent bien terminé les actions dans l’axe. C’est pourtant sur ce côté gauche que Mathieu Valbuena s’est montré décisif. Titulaire indiscutable à la pointe de l’attaque, Karim Benzema a vu Giroud inscrire un joli doublé. À l’aise dans son costume de déménageur, le Gunner n’a pas été mauvais dans le jeu dos au but et s’est montré précieux dans le domaine aérien. Du positif donc, mais rien qui ne puisse empêcher Rim-K de marcher sur les traces de son idole Ronaldo au Brésil, dans la peau d’un titulaire. Très bonne alternative de par son amour du jeu dans la profondeur, Loïc Rémy apparaît comme une solution tout aussi crédible que le Londonien dans un rôle de « super sub » . En somme, les absents n’ont pas toujours tort.

Par Swann Borsellino
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