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Ce qu'il faut retenir de 2012/2013 : Le duel Élie-Carlo, le nouveau Brésil et les adieux d'Alex

So Foot fête ses dix ans cet été, l'occasion de revenir sur dix ans de foot saison par saison. Aujourd'hui, on termine avec la saison 2012/2013, qu'on passe au hachoir. Au casting : un poilu contre un chauve, des otaries apprivoisées et un sèche-cheveux retraité.

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Tactique de l'année :

Sourcil contre casquette



Un monde les sépare. Carrière de joueur, palmarès d'entraîneur, salaire, charisme : c'est peu dire que Carlo Ancelotti et Élie Baup n'ont pas grand-chose en commun. Entre l'Italien au costard sur mesure et le Sudiste adepte du combo survêt-casquette, une certaine différence de classe se fait sentir. Et pourtant, à l'heure de tirer le bilan de cette saison 2012-2013, les deux coachs méritent tous les deux leur petite dose de félicitations. Pour Carlo, la pression était énorme. Débarqué à Paris en janvier 2012, le natif de Reggiolo avait l'obligation de gagner dans un contexte difficile, au milieu de tous ces franchouillards scandalisés par le départ de Kombouaré. Un an et quelques dizaines de millions plus tard, Carlo a bien fini par réussir. L'arrivée de gros renforts au mercato et quelques levers de sourcil quand le navire tanguait ont suffi à ramener l'Hexagoal à Paris. Pour Élie, la donne était très différente. Au revoir les gros salaires Diarra, M'Bia, Rémy et Azpilicueta. Bonjour Mendes, Kadir, Barton et Romao. En pleine cure d'austérité, l'OM ose tout juste rêver de Ligue Europa. Grâce à un incroyable début de saison et une flopée de victoires étriquées, Marseille réalise pourtant une remarquable saison et finit 2e en ayant regardé Paris les yeux dans les yeux.

Avec 25 et 21 victoires, les deux figures de proue du foot français ont dominé cette Ligue 1 2012-2013. Carlo l'esthète voulait gagner avec la manière. Les chevauchées de Lavezzi, les mines de Zlatan, le toucher de balle de Pastore et l'élégance de Thiago Silva l'ont bien aidé. Élie le pragmatique était, lui, bien loin de tout ça. Avec 18 victoires remportées par le plus petit écart, les Phocéens ont fait parler le physique, le mental et la grinta. Cette année, l'effectif marseillais a passé dix mois en mode commando, cornaqué avec brio par un Élie Baup plus discret que jamais. À l'intersaison, Carlo et son monosourcil se sont barrés à Madrid. Les dirigeants parisiens ont décidé de les remplacer par une touillette.



Phénomène naissant de l'année :

Le Brésilien 2.0



Finies, les arrivées à l'entraînement dans leurs vêtements de la veille après une nuit blanche, façon Roberto Carlos. Oubliées, les séances d'entraînement matinales personnalisées à l'abri des regards pour masquer les stigmates d'une folle nuit, façon Ronaldinho. Idem pour les retours de vacances différés marqués par une surcharge pondérale peu avenante, façon Adriano, et les frasques sexuelles étalées dans les journaux, façon Ronaldo. Désormais, les Brésiliens débarquent en Europe les bagages chargés de milliers de vues sur Youtube plutôt que d'exploits en dehors des pelouses. Et leurs émoluments font plus jaser que leur amour de la nuit.

Les responsables en communication ont fait le boulot. L'armée de conseillers qui entoure Neymar, l'homme à la vingtaine de sponsors personnels, empêche tout dérapage. Il se dit qu'avant que le nouvel attaquant de Barcelone puisse poster une photo sur Facebook, une réunion est organisée pour valider le cliché et enclencher la fabrique à likes. Aujourd'hui, les Brésiliens ont troqué leurs excès contre une communication tout en langue de bois. Les fanfaronnades de Romário ont laissé place aux éléments de langage façonnés en séminaires par des communicants beaucoup trop sérieux. Rien ne dépasse. Thiago Silva, David Luiz et leurs copains semblent avoir laissé leur fantaisie au pays. La plus grosse frasque de Daniel Alves ? S'être teint les cheveux en blond. Triste.

Confrontés à des techniciens qui s'efforcent de plus en plus à européaniser leur jeu balle au pied, délestés du grain de folie qui faisait leur charme, les Brésiliens 2.0 font de moins en moins rêver. Définitivement, on les préférait libres. Un peu gros, certes, mais libres.



Requiem de l'année :

Sir sourire


Sir Alex Ferguson a toujours eu un amour prononcé pour les chiffres ronds. Après 27 ans de (très) bons et loyaux services dans le Nord de l'Angleterre, l'Écossais s'est retiré du marché après 1500 matchs passés sur le banc de Manchester United. 1500. Pas un de plus. Pas un de moins. L'Histoire retiendra que pour son dernier match, le feu d'artifice est venu du terrain avec un improbable match nul cinq partout contre West Bromwich AlbionJavier Hernández restera comme l'ultime buteur de Fergie chez les Red Devils. Puis, le boss s'en est allé. Sans larme, mais avec une émotion à peine dissimulée, notamment après sa dernière à Old Trafford, une semaine avant, pour la réception de Swansea (victoire 2-1). L'homme avait annoncé au monde entier qu'il en avait fini avec le football. C'était un 8 mai. Le jour de l'armistice. Pour le guerrier qu'il était, la date n'est pas anodine non plus finalement...

Mine de rien, Sir Alex à ManU, c'est un CV de glouton : 2 Ligues des champions, 13 championnats, 5 FA Cup, entre autres. Ou comment le génial fils d'ouvrier de Govan, un quartier crade de Glasgow, a fait de MU le plus grand club anglais depuis l'apparition de la Premier League en 1992. Comme Éric Cantona en 1997, Sir Alex Ferguson est parti sur un titre de champion. Le 20e de l'histoire du club, son treizième personnel. Dans les coulisses d'Old Trafford, personne n'a vraiment été surpris par ce départ. L'an dernier, déjà, l'Écossais voulait raccrocher. Usé par le pouvoir et le temps. Mais le braquage du titre par Manchester City à la dernière minute du temps réglementaire de la 38e journée n'avait pas incité l'homme à partir ainsi. Pas maintenant. Pas comme ça. Pas sans rien autour du cou. Alors Fergie s'est activé, notamment sur le marché des transferts en ramenant Shinji Kagawa de Dortmund et, surtout, Robin van Persie, d'Arsenal. Le Néerlandais va d'ailleurs terminer la saison avec 26 caramels au compteur et le titre de « nouveau Cantona » , autant dire que la mission est remplie. Notamment pour Ferguson, qui laisse le club à sa place. La première. Le boulot est fait.

Une mission, voilà dans quoi s'était lancé Sir Alex Ferguson avant cette saison 2012-2013. L'homme au CDI, ou équivalent, à United savait, au fond de lui, qu'il allait vivre sa dernière saison. En son for intérieur, il rêvait d'un nouveau triplé (à l'instar de celui de 1999), puisque le coach estimait avoir sous la main « le meilleur effectif qu'il ait jamais eu à Manchester » . Même si United ne joue pas bien et ne fait pas rêver, les victoires sont là. Le rythme est infernal, surtout en championnat, puisque United boucle la phase aller avec des victoires sur Arsenal, Liverpool, City et Chelsea. C'est moche, mais ça gagne. Tout le temps. Ou presque. Van Persie est intenable et Rio Ferdinand tient la barraque malgré tout. Parce que, mine de rien, ça prend une chiée de buts, souvent en début de rencontre, pour se lâcher ensuite. Du jamais vu.

Pendant longtemps, United est sur un nuage. L'équipe n'est pas belle à voir jouer, mais elle l'emporte systématiquement. Les retournements de situation sont incroyables. La chance tourne toujours du bon côté. La cassure aura finalement lieu en huitièmes de finale de Ligue des champions contre le Real Madrid. Auteur d'un très bon nul à Bernabéu (1-1), les Anglais livrent une énorme première mi-temps, mais se heurtent à un Diego López de gala. Le portier ibère va finalement craquer sur un but contre son camp, après une folie de Nani. Fergie est bouillant, il est en train de la donner à José Mourinho. Sauf que Nani s'enflamme sur un contrôle aérien et la cuisse d'Arbeloa ramasse les crampons. Un carton rouge plus tard, le Real Madrid en colle deux dans le buffet de De Gea et valide sa qualification. Dévasté, Ferguson ne va jamais vraiment s'en remettre. S'il faut dater à quel moment la décision d'arrêter d'entraîner a pris du poids, c'est ce soir-là, dans l'intimité d'un vestiaire abattu. Pour la première fois, Alex se sent dépassé. Trop vieux pour ces conneries.

À bout de force, il va envoyer les siens valider un titre de champion aux forceps alors que la saison est la sixième meilleure de l'histoire d'un point de vue comptable (89 points, le record étant de 92 points, en 1994). Paradoxe. Une bête froide. Glaciale. Tueuse. Voilà la trace que va laisser le dernier MU de Fergie. Son année se termine également sur un nouveau titre de manager de l'année (le onzième de sa carrière en Angleterre) et une succession aussi vite officialisée que son départ à la retraite. David Moyes, le voisin écossais d'Everton, vient prendre place sur le trône. Un trône qui pèse lourd (60% de victoires en carrière pour Ferguson à Manchester). Ferguson dit adieu au banc de touche. Il s'en va avec son chewing-gum, son sourire et son aura.

Par la rédaction de So Foot
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