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Ce qu'il faut retenir de 2008/2009 : Coach Gerets, l'Est au zénith et la domination de l'homme blanc

So Foot fête ses dix ans cet été, l'occasion de revenir sur dix ans de foot saison par saison. Aujourd'hui, 2008/2009, avec au casting : un Belge à Marseille, la Russie au Zénith et les nouveaux riches de City.

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Coach de l'année 2008-2009 :

Éric Gerets


La première fois qu'Éric Gerets s'est assis sur le banc marseillais, c'était un fameux soir d'octobre 2007 à Anfield Road. L'OM était relégable et venait de larguer Albert Emon en plein vol. On ne savait alors pas grand-chose du technicien belge, si ce n'est qu'il avait beaucoup vadrouillé depuis sa fin de carrière au PSV, et qu'il savait porter le survêtement avec classe. Un an et demi plus tard, il lâchait à Didier Deschamps une machine enfin capable de remporter le titre. Clés en mains. Plus que son exploit d'un soir dans l'antre des Reds, c'est la performance sur le long terme qu'il faut retenir du passage de l'homme de Rekem à la tête de Marseille. Quand il est arrivé sur le Vieux-Port, l'OM était une équipe correcte, capable de finir dans les places européennes, mais jamais à plus de 65 points. « Petit Vélo » avait encore les roulettes, et le public du Vélodrome – à l'image de la saison dernière – se faisait chier. Quand il en est reparti, à l'issue de l'exercice 2008-2009, l'attaque de Marseille était devenue avec 67 « goals » au compteur la plus prolifique du championnat. Et surtout, l'OM finissait à trois petits points des Girondins.

Avec des choix stratégiques portés sur l'offensif, en témoignent les recrutements de Baky Koné, de Ben Arfa et de Brandão en complément de Niang, Ziani et Valbuena, Gerets a su apporter à l'OM un fonds de jeu, une cohérence. Une cohésion, aussi. En deux saisons à l'OM, le coach du Plat Pays a montré qu'il était un formidable meneur d'hommes. À la fois sévère mais affectueux, colérique mais pédagogue, Gerets s'est attiré la confiance de tous – RLD excepté. « Quand Éric Gerets est dans votre dos, pas besoin de vous retourner pour savoir si vous allez prendre un coup de poignard » , disait de lui Pape Diouf. Alors oui, la faute à une défense un peu trop laxiste et à un mauvais parcours à domicile, le Belge n'aura pas été l'homme qui refit grimper les Marseillais au balcon de l'Hôtel de Ville. Mais comme on dit, il aura bien préparé le terrain. Suffisamment pour quitter une dernière fois le Vélodrome sous les acclamations du public après une victoire 4-0 face à Rennes. La tête haute, fier comme un lion.



Phénomène naissant :

Les pays de l'Est au zénith


Portés disparus sur la scène européenne après le dernier sacre de l'Étoile rouge et l'éclatement de la CEI en 1991, les clubs de l'Est de l'Europe vont choisir la saison 2008-2009 pour sortir de leur torpeur et se rappeler aux bons souvenirs de leurs voisins occidentaux. 14 mai 2008 au Manchester City Stadium. Le Zénith Saint-Pétersbourg, soutenu par l'argent de Gazprom, joue la première finale européenne de son histoire après avoir successivement écarté l'OM et étrillé le Bayer Leverkusen et le Bayern Munich. Opposés aux Glasgow Rangers en finale, les coéquipiers d'Arshavin et Timoschuk abattent sans peine les Écossais (2-0) et ramènent à la Russie le deuxième succès en Coupe de l'UEFA de son histoire, après le sacre du CSKA Moscou de Vágner Love en 2005. De quoi donner des idées.

Les joueurs majeurs du Zénith confirment en effet leurs bonnes dispositions lors de l'Euro 2008, où la Russie surprend en proposant un jeu rapide et plaisant. Les joueurs de Guus Hiddink passent facilement les poules avant de disposer des Pays-Bas (3-1) en quart de finale, au terme d'un match haletant. Certes, la Russie tombe ensuite face à la maestria des futurs vainqueurs espagnols, mais elle est incontestablement revenu au premier plan et est la révélation de l'Euro. Arshavin est dans la foulée transféré à Arsenal en janvier 2009.

Mais la renaissance des pays de l'Est ne passe pas que par la Russie. Lech Poznań, BATE Borisov, CFR Cluj, Chaktior Donetsk et Mhetalist Kharkiv... Autant de noms compliqués que l'Europe apprend pourtant à prononcer. S'ils sont encore un peu courts pour la Ligue des champions, ces nouveaux venus sèment le trouble dans la hiérarchie européenne. Reversés en Europa League, le Dynamo Kiev élimine brutalement le PSG en quarts de finale (0-0 puis 3-0) et le Chaktior Donetsk triomphe lui de l'OM (2-0 et 2-1). En finale, le Chaktior affronte le Werder Brême de Mesut Osil, Tim Wiese et Claudio Pizzaro. Le club ukrainien, très offensif, aligne d'entrée ses cinq Brésiliens (Fernandinho, Willian, Jadson, Ilsinho, Luiz Adriano). Luiz Adriano ouvre le score, mais Naldo égalise rapidement avant que Jadson, déja buteur en demies face au Dynamo Kiev, n'arrache la victoire en prolongation. Donetsk devient la première équipe ukrainienne à remporter la compétition et succède au Zénith. Cette victoire conforte le retour des pays de l'Est en tant que place forte du football européen.



Requiem :

La domination de l'homme blanc


Le 1er septembre 2009, le site Arabian Business annonçait qu'un groupe d'investissement des Émirats arabes unis (le Groupe uni d'Abou Dhabi pour le développement et l'investissement (ADUG)) avait racheté la majorité des parts du club anglais de football de Manchester City. « Notre but est très simple, faire de Manchester City le plus grand club du championnat d'Angleterre » , déclarait Souleimane al-Fahim, représentant du groupe d'investissement et principal négociateur au moment de l'acquisition de City. Un an plus tard (le 2 décembre 2010, exactement), entre les rachats successifs de Málaga et du Paris Saint-Germain par les pétro-dollars, le Qatar sera même désigné pays organisateur du Mondial 2022. Ces événements marquent le début d'une nouvelle ère. Une ère sous le signe de la fin de la domination de « l'homme blanc » . Les clubs mythiques européens ne font plus autant rêver que par le passé, d'autres en difficulté financière se font racheter par des puissances du Moyen-Orient ou d'ailleurs et certains joueurs rechignent même à rejoindre le Vieux Continent. Et notamment les jeunes Brésiliens, d'habitude si friands de nos championnats, qui, comme l'attaquant de Santos Neymar, préfèrent rester au pays quelques années supplémentaires. Révélé lors de la saison 2008/2009 et courtisé par les plus grands clubs, l'international brésilien a choisi de s'aguerrir au Brésil plutôt que de traverser l'océan très jeune et de se brûler les ailes. Il faudra attendre l'été 2013 pour le voir signer au FC Barcelone.



Par la rédaction So Foot
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