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  2. // 12ème journée

Ce qu'il faut retenir

Vieux crachin et température en berne, l'hiver a officiellement commencé ce week-end. Et avec la haute-saison des salles obscures. En tête d'affiche, le classique PSG-Marseille, l'avant-première d'Arles Avignon et les bides lyonnais et bordelais.

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Première


Nicolas Seube est un couillon. Avant le match à Arles-Avignon, le capitaine caennais avait avisé ses coéquipiers : « On devra aller gagner à Arles et je n'ai vraiment pas envie qu'on soit les premiers couillons à perdre là-bas ! » . Ça n'a pas manqué. Les Arlésiens prennent pour la première fois les trois points. Il aura fallu attendre la 12ème journée. Une victoire que l'équipe de Faruk Hadzibegic peut dédicacer à Kaba Diawara, l'homme aux 17 clubs. Auteur d'un doublé, le Franco-Guinéen a pris ses c... à deux mains pour tirer le penalty de la victoire à la 76ème. Grenoble peut bien se garder son triste record. La saison dernière, Mécha Bazdarevic avait attendu le mois de décembre pour employer le mot “gagner” dans une conférence d'après-match. Le promu reste cependant à 8 unités du deuxième relégable : Lens, 13 points. Soit trois victoires. Autant dire un mur. Mais maintenant au moins, l'Arlésienne sait qu'elle est capable de grimper.

Bande-annonce


Comme chaque année, on en fait des caisses sur le classique à la française. Et comme chaque année, ou presque, il accouche d'une souris. Ou comment l'enjeu monté en épingle par les médias (nous les premiers !) prend le pas sur le jeu. Outre vingt-cinq premières minutes de bonne facture, le derby Nord-Sud a engourdi le pauvre téléspectateur enfoncé dans le canap' devant sa 107cm. La faute à deux choses. Un, la pauvreté des solutions offensives marseillaises. Deux, la frilosité parisienne après la réduction du score de Lucho Gonzalez. Dans un match de boxe, la plèbe veut voir du K.O, pas de victoire aux points. Seul rayon de soleil dans cette soirée décevante, la polémique née de l'arrivée tardive des Marseillais au Parc. Et ces propos de la Dèche : « Déjà hier (samedi), on s'est retrouvés vingt-cinq minutes sans escorte sur le périphérique. Aujourd'hui, on a mobilisé des gens qui n'ont rien à faire. J'ai eu l'impression qu'on faisait un transfert de prisonniers à hauts risques » . Le “classique”, fournisseur officiel de théorie du complot.

Le mélo


Genre cinématographique qui se caractérise par l'exacerbation des sentiments, le mélodrame se vit tous les jours depuis un an maintenant aux Girondins de Bordeaux. Dans le rôle principal, son président Jean-Louis Triaud : « Je voudrais qu'il y en ait un qui foute une beigne à un coéquipier, comme à Milan (rixe Ibrahimovic-Onyewu à l'entraînement, ndlr), le jour où il dort sur le terrain. Peut-être que ça les réveillerait. Une bonne bagarre entre eux, pour les réveiller, je ne vois plus que ça ! » . Fight-club.

Erreur de casting


Superposition d'individualités, le blockbuster lyonnais ne fonctionne pas. Briand et Gourcuff ne sont pas de méchants garçons. Les deux grosses recrues estivales ne sont pas les premiers à rechigner pour refaire une prise, mais problème. A chaque fois, ils jouent faux. Le premier, peut-être parce qu'il n'est pas fait pour incarner le rôle de milieu droit. Le second, parce qu'à 24 ans et beaucoup de compliments, le meilleur espoir masculin de l'année 2009 est déjà grillé. Dans la grande famille du cinéma, on appelle cela la rançon de la gloire.

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Cher Maxime,

Briand est directement implique sur 85% des buts lyonnais (cf: article de l'equipe de samedi dernier).
Des erreurs de casting comme celles la j'en veux 11 a Bordeaux tous les ans.

Bien a toi.

Ari
Si une équipe veut aller loin dans une compétition, elle doit apprendre a gagner sans panache aussi (cf Man. United en LDC face a Milan avant de gagner la saison d'après a coups de 1-0, l'Espagne au mondial). Sinon tu finis comme l'allemagne ou arsenal)
"Comme chaque année, on en fait des caisses sur le classique à la française. Et comme chaque année, ou presque, il accouche d'une souris."

Et comme chaque année, les mêmes journalistes ressortent cette même analyse, sans chercher à vraiment décortiquer ce match.

Faut pas abuser, sans être le match de la décennie, le classique de cette année était d'un bon niveau , pas forcément technique (encore que Néné-Chantôme, c'est pas dégeu) , mais au moins spectaculaire ainsi qu'au niveau du suspens.
Parler de la frilosité parisienne alors que le PSG a joué à fond la quasi totalité des contre-attaques en deuxième mi-temps (excepté dans les 10 dernières minutes) , mouais...

Bref, moi j'ai aimé.
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