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  2. // 11e journée

Ce qu'il faut retenir

Les éléments étaient déchainés ce week-end. La pluie a empêché Marseille et Rennes de s'expliquer, mais pas Brest de prendre la tête du pays. Un championnat décidément débridé.

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La foudre

"Poudre"; "Tonnerre". Voilà comment les alliés se reconnaissaient dans la pénombre normande lors du débarquement de Juin-44. A Brest, c'est un peu le même duo verbal qui fracasse toutes les défenses du pays. Samedi, la poudre est venue des pieds de Bruno Grougi. Entré en jeu en seconde mi-temps, le milieu de terrain a éclairé le jeu de son amour de pied droit. Sur le premier but de Licka, c'est lui qui régale : contrôle extérieur pied droit et centre aux petits oignons dans la foulée sur le crâne du Tchèque. L'action résume parfaitement le Stade Brestois 2010. Un groupe qui prend plaisir à jouer ensemble, à défendre ensemble (Elana en est à plus de 800 minutes d'invincibilité) et surtout à kiffer ensemble. Rien d'étonnant à voir Alex Dupont mettre en exergue cette notion de groupe. Quant au tonnerre, il est venu de celui qu'on attendait le moins : Romain Poyet. Ce dernier commence à nettoyer les lunettes adverses avec une certaine classe. Début novembre, le promu breton est leader. Il paraît que la foudre ne tombe jamais deux fois au même endroit.

Le doute

Il est international français, possède un profil presque idéal et pourtant, Guillaume Hoarau est dans le doute. Sifflé lors de son dernier match avec les Bleus à Metz, le géant francilien peine à retrouver la confiance dans le onze parisien. Contre Montpellier, l'ancien Havrais est encore sorti sans gloire. Comme d'habitude, il s'est battu, il a pressé, tenté, tiré, couru... En vain. Il a même frappé le poteau d'une tête rageuse. Mais rien n'y fait. Plus rien ne rentre. Depuis son but contre Arles-Avignon le 11 septembre dernier, Hoarau tire à côté. Abattu sur le banc de touche, il sait qu'il est dans le dur. Pour autant, Antoine Kombouaré ne le blâme pas. « Guillaume, il lui manque peut-être de la rage, de l'envie de rentrer dedans, d'être plus agressif... Moi, je ne l'ai pas vu abattu. Il faut qu'il continue à persévérer dans le travail, qu'il ne doute pas, qu'il s'éclate, qu'il prenne du plaisir et ça viendra » déclarait le coach en conférence d'après-match dimanche soir. Déjà que Mevlut Erding ne pète pas la forme, si Hoarau se met à douter, c'est toute l'attaque du PSG qui tire la tronche. Moyen à une semaine de recevoir l'OM au Parc des Princes.

Les sorties de route

« Si on veut être champion, il ne faut pas laisser passer des trucs comme ça » . Francis Ducourrière ne s'est pas caché à la sortie du match nul entre Valenciennes et Lille. On sait que le prédisent de VA ne porte pas dans son cœur le voisin lillois. Visiblement, le trop plein d'émotion suscité par le match nul arraché à la maison lui en a fait oublier les bonnes manières.

Un peu plus à l'ouest, c'est le board caennais qui s'est fait plaisir en conférence de presse après la défaite à la maison contre Julien Féret et Nancy. Jean-François Fortin, le big boss, n'a d'ailleurs pas attendu le décrassage pour pointer ses joueurs du doigt : « Énervé ? Le mot est faible ! On a fait vingt minutes de bonne qualité et ensuite les joueurs ont dû penser que ça suffisait, qu'ils pouvaient se relâcher et battre Nancy en marchant. C'est une profonde erreur. Une remise en question sur l'état d'esprit constaté ce soir chez les joueurs est à faire. Je ne veux pas de cette mentalité là, et au prochain match je voudrais voir une équipe avec des joueurs, peu importe les noms, prêts à appliquer les consignes données durant 90 minutes entières » . Au moins, c'est dit.

Enfin, dans le florilège des déclarations, comment oublier Jean-Michel Aulas, toujours aussi communicatif. Même la victoire en poche, Lyon a sacrément galéré à Gerland contre Sochaux (2-1). Puel vilipendé, Gomis hué. C'en est trop pour JMA. « Mais quand on vient non pas demander la démission de l'entraîneur mais l'insulter, ce n'est pas acceptable et à partir de maintenant, je ne l'accepterai pas. J'ai tranché et ce n'est donc plus d'actualité. Il faut respecter l'institution » . Première salve. On recharge, on vise et on appuie sur la gâchette : « Nous avons des difficultés et si une partie du public, mais celle aussi qui fait le plus de bruit et nous supporte le plus, est contre les gens du club, cela veut dire que l'on est avec l'adversaire. Ce n'est pas supportable » . Deuxième salve. A qui le tour ?

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