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  2. // 8e journée

Ce qu'il faut retenir

Rennes nouveau leader, Ciani qui se découvre un pied droit, Puel qui respire, Gignac qui pèse 88 kilos, la Ligue 1 est un championnat de premières.

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La première qui fait du bien

508 minutes de désert offensif avant la libération tant attendue. André-Pierre Gignac n'a pas seulement ouvert le score contre Saint-Etienne. Il s'est enfin débarrassé de cette épée de Damoclès qui rodait au-dessus de sa houppette. L'ancien toulousain a retrouvé le chemin de la ficelle. On a revu Dédé sucer son pouce. Une image qui datait. Critiqué, fustigé, pointé du doigt, APG a fait fi des critiques et a attendu l'offrande de Lucho pour tromper Jérémie Janot d'une patate du gauche. Une première avec l'OM. Même si le pion de l'international français n'est pas synonyme de victoire, il fait un bien fou au moral du joueur et soulage Didier Deshcamps d'un poids. Reste maintenant à Gignac de mettre à profit la trêve internationale pour rebooster son mental. D'autant que Laurent Blanc a décidé de faire sans lui pour le moment. Ca lui laisse le temps de bosser.

Egalement cités : les dépucelages de Lisandro et Briand, la passe décisive d'Adil Rami.

La première qui fait mal

8 matches, 8 défaites. Si vous avez des connaissances basiques en mathématiques, ça fait zéro point. Arles-Avignon n'aurait peut-être pas dû monter en Ligue 1. Voilà c'est dit. Trop tôt, beaucoup trop tôt. Le club n'était pas préparé à ce genre de bordel. Il est en train d'exploser aux yeux de tous. Un entraineur chahuté puis viré, un président sommé de laisser sa place, un public qui gronde et un recrutement incohérent. En débarquant vendredi soir dans le coin, Faruk Hadzibegic ne pensait connaître une première si mouvementée à la tête de son nouveau club. Déjà, l'ACA a pris une sacrée baffe dans la gueule en s'inclinant lourdement à la maison contre Auxerre (4-0). Ensuite, Sébastien Piocelle, pourtant en bons termes avec les postulats du bouddhisme, s'est emporté en organisant un concours de joutes verbales avec certains mécontents des tribunes. Décidément, l'apprentissage du plus haut niveau est un chemin de croix pour les Sudistes.

Egalement cités : l'empoignade Demont-Kovacevic, les gants de Bracigliano et la titularisation de Laurent Bonnart.

La première qu'on apprécie

40 ans après, Rennes se retrouve leader du championnat de France de football. Pour autant, pas de quoi arracher un rictus spontané à Frédéric Antonetti, toujours en quête de la perfection. Quoi qu'il en soit, les Bretons sont premiers après leur victoire contre Toulouse (3-1). Les Rouge et Noir ont enchanté le Stade de la Route-de-Lorient. Plus avec le résultat que par la manière, mais peu importe. On le confesse sans broncher, le milieu de terrain est une pure merveille : M'Vila, Dalmat, Leroy, Marveaux. Inventif, rapide, technique, précis, l'entrejeu rennais est du même calibre que celui des cadors lillois ou marseillais. Même si l'entraîneur corse cache sa joie (il faut dire qu'il a perdu sur blessure son seul attaquant de formation, Montano), son équipe réalise un début de saison exceptionnel et semble avoir – enfin – franchi un cap. Rien que pour ça, il devrait lâcher un sourire circonstancié. Non ?

Egalement cités : la victoire d'Auxerre, le but de malade de Ciani.

Le premier de la classe

Il est entre deux âges, possède un menton quelconque, des yeux ronds et un visage ovale. Oui, Bruno Grougi est ordinaire. Pourtant, le milieu de terrain brestois est en passe de mettre tout le monde d'accord. Sa bonhomie et sa touche de balle séduisent. En donnant les trois points au Stade Brestois contre Monaco, l'ancien milieu de Caen et de Clermont a confirmé sa montée en puissance. Un profil à la Eric Carrière. Un mec cool en somme. Brest est dans la première moitié de tableau. Merci Bruno.

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