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  2. // 4e journée

Ce qu'il faut retenir

Brest qui déglingue Caen à la maison, Toulouse qui continue son perfect, Marseille qui ne gagne pas à Bordeaux, Robin Leproux qui pousse une soufflante et Lyon toujours charrette, pas de doute, la Ligue 1 est lancée.

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L'espoir du soir (Dimitri Payet)

On le disait pétri de talent, fougueux, dribbleur invétéré et international en puissance. Pourtant, à 23 ans, Dimitri Payet a pris des chemins sinueux. Au final, l'ancien Nantais est en retard au temps de passage intermédiaire. Milieu gauche, droit, second attaquant ou coltiné sur le banc, le numéro 7 de Saint-Etienne n'a jamais vraiment convaincu depuis son arrivée. Jusqu'à samedi soir. Contre Lens, le lascar s'est fendu d'un triplé et a retourné son monde. Rien que ça. Lui, qui d'habitude était pris de répulsion à l'approche des buts adverses (six buts en trois saisons de Ligue 1 dans le Forez). Il fallait surement laisser murir le bonhomme. L'envoyer, via médias spécialisés, à gauche à droite durant le mercato, pour qu'il se décide à devenir un tueur. Trois buts marqués de son empreinte : celle de la technique. Un plat du pied gauche bien senti dans le petit filet. Puis, deux frappes croisées du droit après une pléthore de feintes et crochets. Oui, un soir d'août 2010, Dimitri est devenu un homme. Tout simplement. Pour le plus grand bonheur de Christophe Galtier.

Le désespoir du Moustoir (Lyon)

Yoann Gourcuff par ci, Yoann Gourcuff par là. Présentation en grandes pompes, sourire Colgate, petit regard de braise, rigolade avec Toulalan. L'arrivée de Yoyo dans le 69 n'est pas passé inaperçue. Le destin jouant souvent bien le coup, c'est chez papa que le nouveau numéro 29 de l'OL commencera sa mue. Dans sa Bretagne natale. Opposé au pater sous les yeux de la mater. Œdipe peut aller se rhabiller. Un peu comme la défense lyonnaise terriblement à la rue durant 90 minutes. La faute à ce diable de Gameiro et à l'intenable Kitambala. On passera sur le match de Toulalan en défense centrale, coupable d'une main dans la surface à l'origine de l'ouverture du score. Mais à un moment donné, il faudra vraiment sortir le tableau noir pour balancer une réponse scientifique au sacrifice de l'ancien Nantais. Quoi qu'il en soit, la rentrée de Gourcuff - ovationné – n'y changera rien. Lyon affiche 4 points en 4 matches et a déjà perdu deux fois en déplacement. On appelle ça un début de saison de merde.

L'or noir (Rennes)

Breizh Black ou la force collective bretonne. Montano, M'Vila, Gyan, Dalmat, Mangane ou encore Brahimi, la black connexion rennaise a encore frappé. Une victoire chez le promu Arles-Avignon, et la bande à Antonetti confirme tout le bien que l'on pensait d'elle. Victore Montano se fend même d'une frappe limpide dans le buffet de Vincent Planté et offre les trois points à sa bande de déconneurs. Rigoureux derrière, solides au milieu, efficaces en attaque et si c'était l'année de la squad à Pinault ? Avec huit points, le Stade Rennais se cale dans la roue du maillot jaune toulousain et attend une ouverture pour s'échapper. On les disait costauds, ils le sont. Pour le moment.

La preuve par trois (Brest)

Ca a commencé en boucherie pour finir en restauration étoilée. Un tibia ratiboisé, une arcade explosée, les Brestois ont laissé une partie de leur corps à Caen. Il en fallait plus pour mettre fin à leurs envies de beau jeu. Oui, Brest joue sacrément bien au ballon. En trois minutes, 75è – 78è, les Bretons ont planté deux banderilles dans le dos des Caennais. Une mainmise presque logique. Décalages, débordements, passes dans les intervalles, tout y est passé. Suffit de mater le match du grand blond Nolan Roux pour se procurer une érection visuelle. L'avant-centre a de l'or dans les pieds et respire le football. Son but valide à lui tout seul l'état d'esprit insufflé par Alex Dupont. Oui, en France pour voir du beau jeu, il faut mater les matches entre deux promus. Vie de merde.

Paris brûle-t-il ?

Robin Leproux a sorti l'arbalète verbale. « Honte » , « inadmissible » , le président du PSG a bien cerné le match des siens au cœur du Doubs. Une gifle (3-1), neuf buts encaissés en une semaine (3 défaites en trois matches), décidément le PSG est toujours malade. Rien n'y fait, les Franciliens n'y arrivent pas. On se demande déjà si les Parisiens ne vont pas être les premiers à lâcher un point, ou plus, au promu Arles-Avignon lors de la prochaine journée.

Steve, Cédric, les gants de fer

Ils ont tous les deux joué à l'OM. Ils sont tous les deux internationaux. Ils ont surtout brillé dimanche soir lors du choc Bordeaux-Marseille. Après son match de titan au Parc la semaine dernière, Carrasso a remis ça contre l'OM. Trois arrêts déterminants dans un match où les Girondins ont peiné face au bloc marseillais. En face, Steve l'a joué cool. Subtil mix entre décontraction innée et talent naturel. Pas quoi faire trembler Lloris, mais quand même.

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