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  2. // 3ème journée

Ce qu'il faut retenir

Eva Joly qui tente l'incruste pour 2012, DSK qui s'invite dans les sondages, le monde politique est dans toutes les bouches. Même la Ligue 1 s'est mise au diapason pour le compte de la troisième journée.

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La gauche caviar (OM)



Laurent Joffrin s'est fendu d'une définition assez limpide en définissant ce mouvement comme « une fausse gauche qui dit ce qu'il faut faire et ne fait pas ce qu'elle dit, une tribu tartuffe et désinvolte, qui aime le peuple et qui se garde bien de partager son sort » . Un l'OM en gros, où la politique du “faites ce que je dis mais pas ce que je fais” est de rigueur. Son train de vie de nouveau riche lui a plombé son début de mandat. Mine de rien, Marseille s'est remis dans le droit chemin après un début de campagne ras les pâquerettes. En l'absence - sur le pré - des nouvelles têtes de listes de la future campagne européenne (Rémy le cardiaque, Gignac l'amoureux), l'OM s'est trouvé deux sauveurs de gauche : Heinze et Taïwo. Deux extra-communautaires salvateurs. Un bulletin dans l'urne par mi-temps et le vote est bouclé. Facile, sans forcer, sans second tour usant pour les nerfs. A vouloir vivre comme des nouveaux riches, Marseille en avait oublié l'essentiel : gagner. Les pendules sont à l'heure et c'est le principal. Vivement la prochaine campagne électorale.


La droite rillette (Lyon)


Lyon n'aime pas les grosses chaleurs. Beaucoup d'argent dans les caisses, mais peu de présence dans les universités d'été. Entre les malades (Lisandro, Cris, Ederson) et les blessés de campagnes (Cissokho, Bastos et Lacazette), Lyon se retrouve quasiment à poil et ne peut assurer correctement l'intégralité de son programme. Gonalons est même obligé de coltiner les brèches à droite, un comble. Mais dans cette morosité ambiante, il reste le bon vieux Jean II Makoun, fils d'un ancien roturier qui a tenté de cacher son nom à particule par un coup de passe-passe chiffré, pour sauver les meubles. Le temps de parole a été respectée, Jean De Makoun a voté, la sanction est tombée : Lyon s'est replacé dans la course à l'Hexagoal.


Les Rouges vifs (Nancy)


Très loin de la violence des Chemises rouges thaïlandaises ou des Khmers, Nancy continue son chemin virulent. Trois matches disputés, trois cartons rouges (quatre si on ajoute la 38ème journée avec le rouge de Hadji). Une constance qui frôle la perfection. L'élu du jour s'appelle Landry N'Guémo. Son arrachage d'Emerse Faé mérite la cartouche rougeâtre à lui tout seul. Bien éduqué l'année dernière durant son trip Erasmus à Glasgow, le Camerounais est revenu en Lorrain remonté à bloc. De la testostérone, un programme réduit au strict minimum : du tacle et des tibias à ratiboiser. Quoi qu'il en soit, Nancy continue son chemin ensanglanté. Au moins un club qui tient ses promesses et qui défèque sur la démagogie politique. Après tout, l'ASNL avait prévenu le monde depuis la bataille de 1477 : qui s'y frotte, s'y pique.


Le socialisme marxiste (Toulouse)


André-Pierre Gignac, ancien leader charismatique toulousain a passé l'arme à gauche. Pas de problème, à Toulouse on se serre les coudes. Inspiré du barbu allemand, le TFC se caractérise par la mise en commun des moyens de production et d'échanges ainsi que par la répartition des biens équitablement à tous. En gros, on roule ensemble, on meure ensemble. La bande à Casanova a fait dans le classique : un jeu fluide, des mouvements d'école et deux buts dans la musette. Le but de l'ACA n'y changera rien. Dans sa circonscription, Toulouse est intraitable et affiche un bilan parfait après trois journées de campagne (9 sur 9). Comme quoi, la fin de la lutte des classes à permis au toulousains de truster la première place nationale. Comme quoi.


Le "je vous demande de vous arrêter" (Cédric Carrasso)


Il était en Afrique du Sud. Il a pesé le quintal. Il était suspendu pour le début du championnat. Mais voilà, Cédric Carrasso est revenu de tout beau, tout propre. Au Parc des Princes, il a été au dessus de la mêlée. Il a dit stop à tout le monde. Particulièrement à Mevlut Erding qu'il a tout simplement écœuré. Bordeaux était un animal politique blessé. A Paris, le portier Girondin a d'abord laissé passer l'orage. Il a tout sorti. Dans son sillage, les deux tourelles Diarra et Ciani ont planté un Paris Saint-Germain trop maladroit dans le dernier geste. Un braquo dans les règles. Bordeaux rentre à la maison avec 3 points. Le début de quelque chose ?


Mathieu Faure

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