1. //
  2. // 1ère journée

Ce qu'il faut retenir

Un quart des matchs de cette Coupe du Monde a déjà été joué, vous y croyez, vous ? A l'issue de cette première journée, on peut dire que les grosses équipes fonctionnent au diesel. Sauf l'Allemagne, évidemment.

Modififié
0 0
On n'est pas du genre à vous expliquer qu'il faut absolument un 4-3 pour faire un beau match, mais il y a certaines limites à poser. Cette première journée de Coupe du Monde ne nous a offert que 25 buts. Pour balancer de la statistique, on peut vous rappeler qu'en 2002, on en était déjà à 46 au même moment (l'Allemagne, qui a toujours le meilleur temps de réaction au starter, avait commencé par un 8-0 contre l'Arabie Saoudite). Certes, la situation était exceptionnelle, mais les autres éditions à 32 équipes, en 1998 (37 buts) et 2006 (39 buts), avaient un peu plus de chocolats au fond de la boite. Après seize matchs, le classement des buteurs se résume à 25 clampins sur la même ligne, aucun doublé, aucun triplé, nada- avant les deux pions de Forlan bien sûr, pour le deuxième match de l'Uruguay. Dans l'ensemble, on a l'impression que les attaquants cadrent aussi bien leurs frappes que Gilbert Montagné ses photos de vacances.

Étoiles filantes

Pas de coup d'éclat, donc, ce qui amène la thématique des “vedettes”, qui se doivent d'animer la compétition-reine. Si on fait l'inventaire, que constate-t-on ? Les deux derniers Ballons d'Or ont déçu : Messi a certes été actif contre le Nigeria mais a croqué un nombre considérable d'occasions, et Cristiano Ronaldo, en dehors d'un enchainement surhumain et prometteur, n'a pas pesé comme il le devrait sur le jeu du Portugal. Au deuxième étage, on trouve : un Ribéry irritant au possible ; un Wayne Rooney qui joue SA compétition (celle qui doit montrer à ceux qui ne sont pas au courant qu'il est le meilleur à son poste) mais qui n'en a pas (encore ?) pris la mesure ; un Eto'o aux fraises ; un Drogba qui joue la plus mauvaise moitié du match de son équipe. Et encore, on ne vous lâche que les “grands noms”, ceux qui font la Une de Planète Foot, mais nombre de promesses n'ont pas été tenues au terme de ce premier round. Finalement, si l'on devait désigner arbitrairement les stars de ce début de Mondial, on opterait sans doute pour Tae-Se (Corée du Nord), qui a illuminé le match contre le Brésil, Enyeama (Nigeria), qui a dégouté Messi, et une tripotée d'Allemands comme Özil, Kedhira et Klose, rien que pour son magnifique coup de tête.

En voiture (Afrique) Simone

Première Coupe du Monde en Afrique, allons-y pour le bilan des équipes africaines. Le pays organisateur a plutôt agréablement surpris, montrant une belle envie, mais profitant certainement d'un Mexique largement surestimé. Les autres nations ont été à la hauteur de ce qu'elles avaient montré pendant la Coupe d'Afrique des Nations, un peu avant et un peu après : pas glorieux. La Côte d'Ivoire obtient tout de même un satisfecit pour sa belle première période contre le Portugal qui laisse à penser que la qualification est loin d'être un doux rêve. Le Ghana a tout de même montré le meilleur visage, avec un duel face à la Serbie qui fut certainement le plus intéressant et le plus équilibré de cette première journée. Pendant ce temps, le Cameroun confirmait sa complète incohérence affichée durant la CAN angolaise, l'Algérie redescendait sur terre (avant de s'enfoncer contre l'Angleterre ?) et le Nigeria se défendait comme il pouvait contre l'Argentine, sans être ridicule. L'Afrique passe cette étape avec une mention “Assez Bien”, mais on n'est pas sûrs qu'elle puisse mieux faire.

Miscellanées

- L'Espagne perd contre la Suisse, les Pays-Bas sont moins flamboyants qu'en 2008, le Brésil galère contre la Corée du Nord, l'Italie sauve les meubles, l'Angleterre tremble face à sa colonie, l'Argentine offre le service minimum. En dehors de l'Allemagne, les têtes de série ont la tronche dans le sac. La France aussi, un peu.


- Les arbitres en prennent tellement dans le sifflet sur une saison qu'on peut se permettre de noter qu'ils ont assuré comme des bêtes pour le moment. Un Ouzbek, un Guatémaltèque, un Hongrois, un Seychellois : le football underground a enfin infiltré le mainstream.


- Une mode aussi inutile que la tecktonik : le corner à la Rémoise. Sérieusement, on va arrêter de se mentir, cette “tactique” n'a plus servi à rien depuis minimum quarante ans. La Côte d'Ivoire remporte la queue de Mickey en ayant joué son dernier coup de coin à la manière d'Albert Batteux alors que l'arbitre avait déjà le sifflet à la bouche, en toute fin de match. Le vintage, faut pas en abuser.


- Vuvuzela ? Jabulani ? Soyons sérieux deux minutes, les enfants, on parle de football.

Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié

Aucun commentaire sur cet article.
Partenaires
Olive & Tom Logo FOOT.fr
0 0