Ce qu'il faut retenir

La messe est quasiment dite. L'OM sera sacré champion de France mercredi soir contre Rennes. Une formalité. En attendant l'inévitable, le premier dimanche de mai était consacré au football. Saint-Étienne et Le Mans s'accrochent encore à l'espoir de rester en L1, Lille poursuit son festival, Auxerre se rapproche de la Champions' et Montpellier tire vraiment la langue. Pourtant l'essentiel était ailleurs...

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La Coupe du Paris SG

Le Paris Saint-Germain reste une énigme. Une formation capable d'en prendre quatre dans la face à Grenoble le mardi soir et de soulever la Coupe de France le samedi suivant. Au Stade de France, au milieu de 75 000 âmes perdues, les Franciliens ont assuré l'essentiel. Au sens premier du terme. Les hommes d'Antoine Kombouaré ont géré le spectacle, la dramaturgie, le but, l'ambiance d'après-soirée et l'excitation des médias sur d'éventuels affrontements entre supporters. Du bon boulot, dans l'ensemble. Derrière un Christophe Jallet survolté (d'où l'implantation capillaire atypique) et un Claude Makelele revigoré, le Paris-SG a rafraichi son armoire à trophées. Cela fait 8 Coupes de France, plutôt pas mal pour un club de losers. Mieux, l'année prochaine, les Parisiens s'inviteront en Ligue Europa. Quelque peu indécent compte tenu de leur saison en championnat. Mais le PSG est comme ça. Même quand tout fout le camp, le groupe professionnel trouve les ressources mentales pour arracher une coupe. Cerise sur le gâteau. Le premier clasico de l'année aura lieu en plein Tunis pour le trophée des Champions. Joli.

La foi de Boulogne

Comment réagir lorsque l'on est mené 3-0 sur sa pelouse à dix minutes de la fin, qui plus est en position de relégable ? On tire la tronche et on prépare les futurs déplacements à Laval et Ajaccio. Pas Boulogne-sur-Mer. Malmenée par des Niçois euphoriques, la bande à Grégory Thil s'est sortie les doigts et a enfilé le bleu de chauffe. Boulogne refait son retard et entretient l'espoir grâce à trois buts signés du triumvirat Blayac/Kapo/Cuvillier, le tout en moins de 13 minutes. La Ligue 2 n'est pas encore d'actualité. Mercredi peut-être. D'ici là, l'espoir demeure.

Le sursaut bordelais

Bordeaux n'en finissait plus d'encaisser des claques dans la gueule. A Paris, à Valenciennes, à Lorient... les Bordelais se payaient le luxe d'être réguliers dans la médiocrité. Les défaites appelaient les défaites. Trop pour le champion de France en titre, surement trop pour Laurent Blanc, et définitivement trop pour les dirigeants bordelais qui commençaient à pousser des gueulantes. Histoire de stopper l'hémorragie, rien de mieux qu'un voisin conciliant. Le derby de la Garonne tombait au bon moment. André-Pierre Gignac et son arme enraillée n'effrayent plus comme l'an dernier. Moralité, un petit but de Ciani et on ferme boutique. Bordeaux est sixième. Pas folichon certes, mais l'espoir d'une qualification européenne demeure, c'est l'essentiel.

Le but horrible de Jemaa

Il pleuvait des cordes à Saint-Étienne. Rien d'anormal a priori. Pourtant, la défense stéphanoise a littéralement pris l'eau en seconde mi-temps. Quatre buts dans le buffet dont un affreux par Isaam Jemaa. Pourtant, tout semblait normal. Le Tunisien récupérait la gonfle dans la surface et souhaitait armer une frappe du gauche pour allumer la face de Janot. Manqué. Une belle glissade de son pied d'appui lui permettait de marquer par un petit lob aussi astucieux que chanceux. Aide-toi et le ciel t'aidera.

Le moral de Lyon

Giflés par les Bavarois mardi dernier (3-0), les Lyonnais devaient se racheter. D'une parce qu'une qualification en Ligue des Champions est toujours possible. De deux parce que la presse avait assassiné l'effectif rhodanien en long, en large et en travers au lendemain du drame de Gerland. Rien de tel qu'un bon petit déplacement à Montpellier, équipe épuisante à jouer, qui plus est à La Mosson, pour se tester. La science est formelle. Les Gones en ont dans le pantalon et Bastos dans la chaussette. Un but de son numéro 7 permet aux hommes de Claude Puel de repartir de Hérault avec l'essentiel : les trois points. A voir Lisandro Lopez danser comme un dératé sur la pelouse à la fin du match, on se dit que Lyon y croit encore.

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M.U s'accroche
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